‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 7 sur 146 · -AA · texte numérisé non relu

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Dans lu pratique couianie, on peut se dispenser de faire usage d'appareils, e( se contenter du procédé suivant, qui donne une ap* proximation RUfflsante :

Le malade est placé à une petite distance d'un tableau noir bien éclairé. L'œil à examiner (l'autre étant fermé) est dirigé vers une petite croix blanche tracée au centre du tableau. Un morceau de craie tenu à la main, ou mieux, monté sur une tige de bois, est d'abord rapproché du point de mire, puis éloigné lentement dans le sens horizontal jusqu'à ce que le malade cesse de l'apercevoir. A ce moment, on marque un trait sur le tableau. On procède de même dans te sens vertical et dans des directions intermédiaii'cs,

et en réunissant par une ligne courbe ces différents points on obtient une délimitation approximative du champ visuel.

L'exploration du champ visuel faite, comme nous Favons indiqué plus haut, peimet non-seulement d'en déterminer les limites, mais d'en reconnaître également les lacunes (scotomes).

n faut savoir que, normalement, il existe une lacune physiologique. Découverte par Mariette, qui lui a donné le nom de Punctum cœcum^ elle correspond à l'entrée du nerf optique dans l'œil; à cet endroit, en effet, la rétine étant traversée par les fibres nerveuses, les éléments scnsitifs, cônes et bâtonnets font défaut; et par suite la sensibilité y manque complètement.

Il est aisé de découvrir ce scotome en regardant une feuille de papier blanc sur laquelle sont dessinés deux points noirs placés sur une ligne horizontale, à 8 ou 10 centimètres environ l'un de l'autre. Un des deux yeux étant fermé, on fixe avec l'autre Tun deî» deux points, pendant qu'on éloigne lentement le papier, qui était d'abord tenu très-près de l'œil ; quand on arrive à la distance de 30 centimètres environ, le second point, placé latéralement, cesse d'être aperçu ; il apparaît de nouveau quand on éloigne encore davantage la feuille de papier.

D'après les recherches récentes de Landolt, les limites du champ visuel de l'œil emmétrope sont les suivantes :

En haut. .... S5o ( , , , . . , , En bas 05O * *"»^« ^^^* ^^^^*^*' *-«"•

En dehors. ... 85» i ^^ ,^ ^^^^| horizontal l33o. En dedans. ... uO» '

Plusieurs causes peuvent influer sur son étendue :

!° La grandeur de la pupille ; plus celle-ci est large, plus le champ de la vision est étendu ;

2** La situation des parties antérieures de la rétine ; cette membrane s'avance un peu plus en dehors qu'en dedans, d*oii résulte une étendue plus grande du champ visuel en dedans qu'en dehors.

3* Chez les myopes, où Taxe antéro-postérieur est très-dé veloppé, les parties terminales de la rétine sont plus éloignées du plan pupillaire que chez les hypermétropes, par suite le champ visuel est moins étendu que chez ces derniers.

4*' Enfin les parties environnantes du globe oculaire, telles que les paupières, le nez, le rebord orbitaire, apportent un obstacle d'autant plus considérable à l'extension du champ de la vision qu'il est plus profondément enfoncé dans l'orbite.

Il peut être utile, dans certaines circonstances, de déterminer

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