‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 114 sur 255 · BLESSURES ET RUPTURES DE LA SCLÉROTIQUE · texte numérisé non relu

BLESSURES ET RUPTURES DE LA SCLÉROTIQUE

duit, et elle a le plus souvent lieu du côté opposé à celui où l'organe a reçu la contusion. Ainsi le malade est frappé d'un coup violent sur la partie externe de l'œil, avec une pierre, une balle, le poing, etc. ; aussitôt la sclérotique se déchire du côté interne. L'humeur aqueuse s'échappe avec violence en dehors de l'œil, et souvent le cristalUn, détaché par la violence du choc, s'échappe avec les humeurs de l'œil, se loge sous la conjonctive et se présente là sous la forme d'une tumeur ronde et presque transparente.

Ces accidents sont assez graves ; ils compromettent ordinairement la vue. Les recherches statistiques de Follin, faites sur ce sujet, ont démontré que, dans tous cas connus, la vue était ou perdue ou très-sensiblement diminuée. Le trouble ou la perle de la vue sont évidemment dus aux désordres qui surviennent dans l'intérieur de l'œil.

Traitement. — ,Le premier devoir du chirurgien est d'examiner soigneusement l'état de la cornée, de l'iris et des membranes internes de l'œil, ainsi que celui de la plaie. La plaie de la sclérotique doit être mise en coaptation, l'iris et le corps vitré refoulés en dedans et l'œil soumis à la compression. Puis on ordonnera l'application des compresses d'eau glacée.

Plusieurs chirurgiens ont conseillé d'exciser sur-le-champ toute la partie de l'iris qui se trouve en dehors de la plaie. Pour mon compte, j'ai renoncé à cette pratique depuis que j'ai été témoin des accidents survenus à la suite de celte petite opération. Mieux vaut laisser l'iris dans la plaie et appliquer la compression. L'excision ne devra être faite que plusieurs mois après l'accident.

Le cristallin luxé sous la conjonctive doit être immédiatement éloigné de cet endroit par une incision faite à la conjonctive.

Bibliographie. — Rivaud-Landreau, Gaz. méd. de Lyon, 18/j9, p. 34. — Gosseliri, Gaz.

deshôp., 1853.— Follin, Arch. génér. de méd. ^ févr. 1853 Legouest, Traité de chirur-

<lie d'année. Paris, 1863.— Argilagos, Ruptures par contre-coup de la scléivjtique {Annales d'oculist., t. XLVI, p. 223). — Lawson, Rupture de la sclérotique {Annales d'oculist., t. LV, p. 91, et Med. Times and Gazette, 1865, p. 570). — Schroeter, Sur le mécanisme de formation des déchirures truumatiqucs de la sclérotique {Annales d'oculist., 1867, t. LVIll, p. 160, et Klinische Monatsbl., 1866, p. 242),

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