PHYSIOLOGIE
noyeiine les fibres du vert, et celle de la moindre longueur d'onde les libres du
^°Le' mélan<»e de ces trois couleurs dans différentes proportions faisaient, d'après auteur anglais, naître la sensation de toutes les autres couleurs du spectre.
L hypothèse de Th. Young a trouvé un défenseur zélé dans Helmholiz, qui l'a déeloppée et commentée par de nouvelles observations et de nouvelles déductions hysiulogiques (1).
Riais il est diKîcile d'admettre cette hypothèse, d'abord à cause de l'absence des rois sortes de fibres nerveuses dans la réline ; d'autre part, le choix des couleurs fait 3ar Young est tout à fait arbitraire, et au lieu de celles qu'il a choisies, Helmholtz •econnaîl qu'on pourrait choisir trois autres couleurs, et celte autre hypothèse serait )lus compliquée sans être impossible.
On a voulu trouver la confirmation de celte théorie dans les faits de dyschromaopsie congénitale ; mais nous dirons avec Âubert (2) « que les recherches sur les écités des couleurs ne peuvent servir de preuve, soit pour, soit contre la théorie e Young ».
2. Acuité visuelle. — Vacuité de la vision centrale et périphérique dépend du iiamètre des cônes et des bâtonnets, de leur rapprochement réciproque.
Nous avons vu plus haut à quel degré d'acuité l'œil peut arriver. Les parties laérales de la rétine ont une sensibilité l>ien moins grande, et il résulte des expériences l'Aubert et de Foerster : 1° que l'acuité visuelle diminue progressivement du ;entre vers la périphérie, et 2° que l'affaiblissement de l'acuité visuelle n'est pas égale lans tous les méridiens de l'œil; et en effet elle s'émousse plus rapidement en laut et en bas, tandis que les parties externe et interne sont relativement plus senibles à des distances égales du centre.
L'étendue périphérique du champ visuel est très-grande, comme nous l'avons dénontré plus haut ; elle dépend de toute la surface de la réline, qui se trouve placée au rFond de la coque oculaire. Chaque point de cette sphère creuse correspond à un point uuelconque de l'espace qui l'entoure, ce qui fait qu'en ayant la notion exacte de tout espace qui nous entoure, nous avons la possibilité de nous orienter et de nous conluire.
En résumé, la faculté de distinguer les objets les plus fins, de lire et décrire, de lixer les objets, etc., appartient à la macula, tandis que pour se conduire et se rendre un compte exact du milieu qui nous entoure, nous avons besoin d'avoir les parties périphériques delà rétine dans leur intégrité parfaite. Que la macit/a soit altérée ou déti uite par un processus morbide quelconque, et que le reste de la rétine se mainlicnne sain, l'acuité visuelle sera complètement éteinte, tandis que le malade pourra -0 conduire ; lorsque, au contraire, la macula seule est intacte pendant que le reste (le la réline est détruit et atrophié, l'individu pourra lire les caractères les plus fins de l'imprimé, et il ne pourra se conduire qu'avec peine.
3. Fhosphénes rétiniens. — L'excitation mécanique de la rétine, quelle que soit sa nature, produit invariablement une sensation lumineuse qu'on appelle phosphène. Ce phénomène physiologique était déjà signalé par C. Savigny, Brewster et Szokalski; mais c'est à Serre, d Uzès (3), qu'appartient le mérite d'avoir su étudier avec la plus grande exartilude toutes les particularités qui se rapportent à la production artificielle des phospliènes et leur valeur sémiotique.
Si l'on cherche à comprimer avec le bout du doigt le globe de l'œil du côté externe, un fait naître du côté opposé un cercle lumineux plus ou moins complet. C'est la rétine qui, sous l'influence de l'excitation mécanique; perçoit cette lumière; mais la production de ce phénomène suppose l'intégrité parfaite de la rétine.
(1) Helniholtz, Optique physiologique, trad. franç., p. 398.
(2) Aubert, Physiologie der Netzhaut, p. 18/i.
(3) Serre (d'Uzès), Essai sur les phosphènes ou anneaux lumineux de la réline. Paris, 1853.
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D'après Serre (d'Uzès), on place l'individu que l'on soumet à cet examen dans un endroit peu éclairé, de telle sorte qu'il tourne le dos à la fenêtre, et on lui fait fermer doucement les yeux. A ce moment, on presse forlemenl sur l'œil avec le bord un. guéal de la pidpe du doigt ou avec l'ongle lui-même, d'abord sur la partie externe de l'œil, qui fait paraître le? phospbènc à l'angle interne et que l'on désigne sous le nom de phosphéne temporal; celui qu'on obtient par la pression exercée sur la partie interne de l'œil porte le nom de phospkcne nasal. En comprimant la partie supérieure, on a le phospkéne frontal, et le phosphène jugal est celui qui se montre en haut.