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ALTÉRATIONS DE LA MACULA

lu jaune, et le vcrl jaune lui paraissait jaune. D'autres malades reconnaissent . pendant les couleurs dos 10 et 15 de mon échelle chromatique, mais ils onfondent les nuances secondaires (n°' 5 et 1) et les couleurs composées.

mrrérentcs variétés d'altérations de la macula. — Les signes foncliou-

lels ne peuvent que nous faciliter le diagnostic, niais on ne pourra en définitive taluer sur la nature de la maladie qu'après avoir examiné l'œil à l'aide de l'ophlialmoscope.

Différentes altérations peuvent produire des signes analogues à ceux que nous (Mions de signaler : les unes sont primitivement développées dans la membrane icrveuse, les autres n'envahissent celte dernière qu'après avoir préalablement liéré la choroïde. Voici les maladies les plus fréquentes de la macula :

A. Apoplexies de la macula. — Elles sont de deux sortes. Tantôt elles sont élites et se déclarent au centre même de la fovea centralis ; c'est à propos de ces panchemenls que Desmarres père disait qu'ils devenaient plus graves qu'un large [laiicbemcnt situé dans une autre partie de cette membrane.

Les épanchements d'un plus grand volume ne siègent pas dans l'épaisseur de la ('•line; mais après avoir j)erf()ré la membrane limitante antérieure, ils s'étalent entre elle dernière et la membrane hyaloïdieniie, et comblent ainsi la dépression que «brme la fossette ccnlrale.

H. Exsudations de la macula. —Elles peuvent présenter de même que les ".panchements une étendue plus ou moins grande, et atteindre la vue proporlion- ' llemenl à leur extension. Les exsudations de cette région se développent « s- souvent sous l'influence de la cause syphilitique, comme il m'a été permis (' l'observer un certain nombre de fois. Quelquefois elles ne sont que le signe lécurseur des rélino-choroïdiles syphililiques graves. Elles peuvent occuper à I fois louie l'étendue de la partie postérieure de celle membrane, et alors le onble visuel devient beaucoup plus accenlué.

C. Atrophies choroÏdiennes. — Les atrophies choroïdienncs envahissent la lacula de deux façons : ou bien la maladie est généralisée dans la choroïde et '«'•lend successivement vers la région de la macula, ou bien elle ne survient que

luie manière spontanée et isolément dans celte région. Celte dernière forme surtout surtout chez les myopes, et elle acquiert une marche progressive.

D. Blessures et corps étrangers. — Les blessures et les contusions de la artie antérieure du globe sont suivies assez souvent des désordres plus ou moins l aves dans l'hémisphère postérieur, et ces désordres se produisent par conlre- >up. Ce sont des déchirures de la choroïde et de la rétine qui entourent la lacuIa sous forme de cercles blancs, comme j'ai eu l'occasion de l'observer à plu- ' urs reprises. Le docteur Caillet, de Strasbourg (!}, en a rapporté des faits iialogues.

Les corps étrangers peuvent traverser le globe de l'œil de part en part et se ';^cr dans la macula. Un cas analogue s'est présenlé à mon observation en 1870 11- un malade qui souffrait depuis six mois par suite d'un éclat de capsule. En l'exananl avec le professeur Richct, nous avons pu découvrir la présence d'un corps anger dans l'intérieur de l'œil. J'ai fait en conséquence l'énucléation de l'œil, et

(1) Caillet, Des rvptures isolées de In choroïde, thèse de Strasbourg, 1869.

en le disséquanl en présence des doclcurs Paul, de Boys (de New- York), Sisto- Diirand et Daguenet, j'ai pu découvrir dans la macula une tumeur blanche gélaliniforme, au milieu de laquelle nous avons Irouvé le corps étranger.

K, DÉCOLLEMENT DE L/v RÉTINE. — Nous avoMS déjà dli , dans l'article précédent, que le décollement de la rétine s'étend le plus souvent vers la région de la macula; ou du moins les liraillemcnls que la réline ressent dans celle région la rendenl plissée et boursouflée, ce qui donne lieu à des signes fonctionnels propres aux affections de la macula. Pour éviter l'erreur de diagnostic, on fera donc bien de rechercher toujours, dans le cas de métamorphopsies, s'il n'y a pas de décollement de la réline.

Pronostic. — Il cst en général très -sérieux, à cause de la ténuité extrême celte niembrane, qui se détruit et se désorganise d'une manière plus ou moios marquée. Il faut dire cependant que certaines apoplexies et les exsudations ellesmêmes peuvent guérir sans les moindres traces, comme j'ai eu l'occasion d'e observer plusieurs exemples. Les atrophies choroïdienncs sont ordinairemen chroniques, et aucun traitement ne peut arrêter leur marche.

Traitement. — Il ne diffère en rien des affections analogues observées dan d'autres portions de la rétine, et nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer 1 lecteur aux affections apoplectiques ou exsudations de la réline, où nous avo exposé longuement la thérapeutique de ces maladies.

BiuLioCRÀPHiE. — Schirmer, Ueber Blendung (1er Macula lufea {Archiv. f. Ophthaht 18fi6, Bd. XIl, Ablh. 1, p. 261). — Graefe, Ueber centrale recidivirende ReiinUis {Arc' f. Ophihalm., Bd. XII, Ablh. 2, p. 211). — Galezowski, Chordidites atrophiques généi Usées ou localisées dans la macula [Du diarjnostic des mal. des yeux par la chro)nafosco rétinienne, Paris, 1868, p. 203). — Ed. Jaeger, Hand-Allas. Wien, 1869, p. 152.

ARTICLE XII

TUMEURS DE LA RÉTIiNE.

Les tumeurs de la réline ont élé décrites ordinairement sous les dénominations variées de cancer médullaire, d'encéphaloïde, de fongrts hématade ; d'après Virchow, elles ne constituent que deux principales variétés appelées cjliomesti gliosarcomes. L'une et l'aulre ne peuvent cire reconnues au début qu'au moyen de l'examen microscopique. Quant à l'examen ophlhalmoscopique ou celui fait à l'œil nu, il ne peut nous renseigner sur Texislence d'une tumeur maligne au début. Mais avec le développement du mal et les désordres ultérieurs qu'il entraîne, on peut plus facilement savoir à quelle forme on a affaire.

S;^inp<oniatoloji;le. — Les sigucs de Celle affection ne sont pas difficiles à saisir ; pourtant, au début, l'aspect extérieur de l'œil ne présente ricn.de particulier, il paraît complètement sain. Le malade ne se plaint point des douleurs, ni de rougeur, et il n'y a que le trouble de la vue plus ou moins prononcé, qui évcdie l'attention du chirurgien; à une période plus avancée, il y a des élancements trèsforts et fréquents dans l'œil.

La pupille reste d'abord pendant un certain temps tout à fait normale; mais, à mesure que l'affection se répand et gagne les nerfs ciliaires, elle se dilate

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