‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 208 sur 255 · GO · texte numérisé non relu

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Mettant le numéro 62 de cette bande sous le verre avec lequel le malade voit le mieux à distance, on trouve au-dessus de son âge le verre qu'il convient de lui donner.

k. La distance à laquelle le malade lit le mieux les caractères ordinaires, soit à l'œil nu, soit armé d'un verre biconvexe n° 10, comme le conseille Desmarres père, peut aussi être très-instructive. Dans la presbytie commençante, la lecture sera possible de 12 à 15 centimètres, et dans une presbytie plus marquée de 2 jusqu'à 40. Dans le premier cas, on prescrira entre 80 et 36, et dans le second entre 36 et 10. Arthur Chevalier a calculé, d'après les dislances métriques, les numéros des verres qui sont nécessaires, el il faut dire que le mètre disposé ainsi | jo, par lui peut rendre de sérieux services. I jne

5. Optomètre de Peurin. — Il se compose d'un tube cylindrique monté sur un t. • pied et dont les deux extrémités sont pourvues, l'une d'un objet dessiné sur un i verre noirci, quoique transparent; et l'autre, d'une lentille convergenle qui sert \\^ d'oculaire. Dans l'intérieur du tube se trouve une lentille mobile concave, qui se déplace depuis l'objet jusqu'à l'oculaire au moyen d'un pignon et d'une cri - i maillère. Selon la position qu'elle occupe par rapport à l'objet, la lentille concave l imprime éiux rayons lumineux, émanés de ce dernier, des directions telles qu'en ( sortant de l'oculaire, ils présentent successivement tous les degrés de convergence | \y et de divergence qui conviennent aux yeux emmétropes ou amétropes. La glissière

(i) Voici un exemple d'application de la règle à calcul de Javal :

Un emmétrope de cinquante ans a Lesoin de lunettes. Sur la règle au-dessus du chiffre 42 du pied de Paris, on remarque une flèche. Les subdivisions du pied devront être considérées comme exprimant des années. — On amène l'origine de la réglette en face de la flèche du chiffre 42, el on lit au-dessus de chaque subdivision du pied le verre requis par l'âge qu'elle représente.

TROiiDLLS d'accommodation. 729

'li entraîne la lentille porte un index qui aftleure une règle graduée en pouces, destinée à donner l'évaluation de l'état de réfraction. L'expérience n'est pas core complètement faite au sujet de cet appareil, mais il y a tout lieu de croire l'il rendra de réels services.

6. II est indispensable de connaître le genre de travail pour lequel le malade a soin de lunettes. Il y a en elfe t des ouvrages qui exigent une acuité visuelle cessive, par exemple lorsqu'on fait la gravure et le dessin de la miniature, et )rs des verres grossissants très-forts sont nécessaires. Tout au contraire, pour criture et la lecture des caractères ordinaires, un très-fort grossissement, ni un pproclieraent très-grand de l'objet, ne sont pas indispensables. Ce n'est qu'en se nformant à toutes ces exigences du travail qu'on pourra indiquer un numéro nvenable des verres convexes.

7. Le choix des lunettes pour le presbyte est facilité singulièrement, lorsqu'on it préalablement s'il a déjà porté des lunettes, quel est son numéro ancien, et imbien de temps elles lui ont servi. En supposant que le malade a porté pendant ] ou deux ans et sans fatigue un verre quelconque, il suffit alors de prendre un I deux numéros au-dessus, pour qu'on ait le verre nécessaire.

, 8. H est aussi utile d'examiner avec l'ophthalmoscope l'état du cristallin et de utes les membranes internes de l'œil, ainsi que la santé générale. Nous savons, i effet, qu'une catiiracte commençante et le glaucome accélèrent le développement ! la presbytie. La môme chose a lieu pour certaines affections générales, par emple la glycosurie.

9. La forme des verres et leur disposition peut avoir une certaine importance, i idinairement on a l'habitude de porter des verres ovales, et rien ne s'y oppose, )urvu qu'ils ne soient pas trop petits et que les axes des verres coïncident avec s axes visuels. Il y a quelquefois un avantage pour les presbytes d'avoir les ■rres montés de telle façon que la personne puisse voir au loin par-dessus s lunettes. Si cela devenait nécessaire, on pourrait donner à la monture et aux

l ies une forme aplatie par en haut.

10. Les presbytes aiment h porter leurs lunettes au bout de leur nez, ce qui inque que les numéros ne sont pas suffisamment forts. Lorsqu'on se sert de verres ( s-forts, on doit les porter rapprochés de l'œil. Ils ont en effet la propriété î faire converger les rayons incidents et de rendre l'objet éloigné en apparence,

l)our qu'il n'y ait pas de diplopie, les yeux font un mouvement de convergence .agèrée qui amène facilement une fatigue. En rapprochant les lunettes tout près js yeux, on force les rayons lumineux émanant de l'objet à passer à travers

partie externe du verre biconvexe. Ce dernier joue alors le rôle d'un prisme, , en déplaçant les rayons vers la macula, prévient ^a diplopie et la fatigue.

11. Il est tout aussi nuisible de faire porteries lunettes convexes avant le temps ue d'empêcher de les porter quand elles sont nécessaires. Les lunettes, employées jnvenablement et dans leur temps, préservent les yeux de fatigues et de congesons inévitables.

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