‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 217 sur 255 · Muscle droit externe {ùg. 3 GO · texte numérisé non relu

Muscle droit externe {ùg. 3 GO

7 et H). — Il naît par deux faisceaux, l'un inférieur, provenant de l'anneau de Zinn, et l'autre supé-

^ rieur, naissant, d'après Sappey, de

la gaîne fibreuse du nerf de la troi- FiG. 360. - Muscles de l'œil gauche ( ). ^.^^^^ ^^.^^ ^^^^ le muscle se porte

en avant et en dehors, en longeant la paroi externe de l'orbite, contourne la partie

(•) i, nerf optique ; 2, tçlaïule Incrvmnle ; 3, çnîne du nerf optique ; 4, ttnne.in de Zinn; 5, orifice pour le passape des nerfs moteurs, oculmre .•oniinuM et externe du nerf nasol ; 6, orilîce pour le passage d une veine ; 1, insertion du droit externe ; 8, releveur de la imupière supérreuro ; 9, droit supérieur; 10, droit interne; il, droit externe • 12, grand oblique ; 13, son tendon plectis ; 14, sa poulie de réOexion (Beannis et Bouchard).

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, lante du globe de l'œil, et s'attache à la sclérotique à 7 millimètres de la cornée. .< muscle est le plus long de tous les muscles droits, et envoie, d'après Tenon et l.het, un faisceau musculaire accessoire, qui va s'insérer à l'angle externe de ) I)ite.

i. Muscle droit supérieur' (fig. 360, 9). — II prend son origine à la gaîne fibreuse . entoure le nerf optique, et à la partie interne de la fente sphénoïdale. Transformé (line les autres muscles en un faisceau aplati, il contourne la partie équatoriale de 1 I, et, à 6 millimètres de la cornée, il s'attache à la sclérotique par un tendon ,1 e de 7 millimètres, dont la plus grande partie se trouve en dedans de la ligne I liane.

I. Muscle grand oblique ou oblique supérieur (fig. 361, 1 1). — Il s'insère à l'anm fibreux de Zinn, entre r lii supérieur et le droit le ; de là il se dirige v; l'angle interne et supéde l'orbite, se transen un tendon près de ilie, qu'il traverse, et S')orte ensuite en arrière, €)as et un peu en dehors, pie au-dessous du muscle à t supérieur pour s'insé- Bà la sclérotique, sur le ^rt supérieur externe et p.érieur du globe.

. Muscle petit oblique ou /lie inférieur (fig. 361, —Il s'insère sur le plan- 1 inférieur de l'orbite, un peu en dehors du sac lacrymal et tout près du bord I) laire inférieur; de là il se porte en dehors et en arrière, glisse entre le globe d œil et les muscles droit inférieur et droit externe ; puis il va s'insérer par une large ' "' vrose au quart supérieur externe et postérieur du globe, au voisinage du bord . 1 lie du droit supérieur, et presque en face de l'insertion du grand obHque. . Muscles orbitaires. — Des quatre muscles droits et du petit oblique, on voit, '3 Sappey, se détacher autant de prolongements se rendant aux parties corresp lantes dn bord orbitaire. Ils portent, d'après cet auteur, les noms de muscles lires externe, interne et inférieur.

Aponévrose orbito-ocidaire ou capsule de Tenon. — Elle est constituée par une «ibrane fibreuse provenant d'un dédoublement du périoste. Tenon (1) était le pMier qui l'avait décrite avec soin, puis elle a été mieux étudiée par Hélie (2) et Ret(3). Selon Sappey (4), l'aponévrose orbilaire s'irradie, au contraire, du globe l' œil comme d'un centre, sur les muscles qui le meuvent, puis s'étend juscfu'aux ■ is de l'orbite et aux bords adhérents des paupières. ■ périoste orbitaire, en sortant du trou optique (a, fig. 362), tapisse la cavité orjusqu'à sa base 6; là, il se dédouble en deux feuillets, l'un qui se porte en haut front et en bas sur l'os maxillaire, et l'autre qui s'engage dans l'épaisseur de *iupière jusqu'au tarse, pour constituer son ligament suspenseur. En se réfléchis- Tenon, Mém. d'anat. et de physioL, 1806, p. 200. Hélie, thèse de Paris, 1841.

lUchet, Anat.méd.chirurg., Paris, 1860, p. 326. ) Sappey, Traité d'anat. descript., t. II, l" part., p. 115, 1868.

pyramidal; 9, sourciller; 10, muscle petit oblique de l'œil ; il, muscle grand oblique; 18, transverse

Fig. 361. — Muscles de l'œil, couche profonde (*).

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FiG. 362: — Aponévrose orbito-oculaire (*).

sant sur elle -môme, la capsule double le cul-de-sac conjonctival, se porte sur le crloJ (le l'œil en avant, jusqu'au voisinage de la cornée (c). Ici elle revient de nouvtl

sur elle-même, et se porte en arriH pour recouvrir l'hémisphère postérieurJ globe, auquel elle n'est unie que par H tissu cellulaire lâche. Arrivée vers le ni optique e, elle s'épaissit rapidement, el | confond intimement avec la gaîne terne, qui peut être considérée comi sa continuation directe.

Il résulte de cette exposition que 1 ponévrose orbito-oculaire forme une se de cavité close postérieure qui renfer le tissu cellulo-adipeux, les muscles -| l'œil, les vaisseaux elles nerfs. En aw de cette aponévrose se trouve une aud cavité qui est uniquement occupée paal globe de l'œil. Les muscles de l'œil (m sont situés dans la cavité postérieure,, milieu du tissu cellulo-graisseux^etilss peuvent s'insérer à la sclérotique qd près avoir franchi la capsule.

Lorsqu'on examine ces organes en détail, on voit que chaque muscle, en sorlij de la capsule, est entouré, sur une certaine étendue, d'une gaîne aponévrotiqi c'est le prolongement de la capsule elle-même.

On comprend dès lors que, pour [f V 7 la section d'un de ces muscles, i

ouvrir préalablement la capsule.

iVerfs moteurs de l'œil. — Les must de l'œil sont pourvus de nerfs qui pn dent à leurs mouvements. Les droit terne, droit supérieur, droit inférieun le petit oblique, reçoivent leurs fil nerveuses de la troisième paire, tan que le droit externe possède le nerf de sixième paire, et le grand oblique le i pathétique ou quatrième paire. Exa nons chacun de ces nerfs.

4 . Nerf oculo-moteur commun {t sième paire). — Ce nerf naît, en a rence, à la faee interne du pédono cérébral, près de l'espace inter-péci culaire. L'origine réelle de ces n est située, d'après Stilling, dans la j tubérance, tout près de son bord ar rieur et un peu au-dessous de l'aqueei de Sylvius (fig.363, 5). Les fibres de deux nerfs s'anastomosent sur la ligne médiane, comme cela avait été démontré par'

FiG. 363. — Coupe horizontale pratiquée à la naissance des pédoncules cérébraux. Origine de Foculo-moteur commun, d'après Stilling (**).

(*) a,b,c,c, aponévrose orbito-oculaire ; d, cavité postérieure de l'orbite ; mm, muscles de l'œil.

(") l, Espace interpédonculaire ; 2, coupe de l'aqueduc de Sylvius ; 3, raphé médian ; 4, masses de fi!i couplées transversalement et comprenant dans leurs intervalles des cellules ocrveuses, ces libres apparUen Hux pédoncules cérébelleux supérieurs au-dessus de leiu- décussotiou ; 5, racines du nerf oculo-inotenr comirai 6, noyau de ce uerf ; 7, coupe du tubercule quadrijunieau antérieur; 8, pédoncule cérébral; 9, sniislance m locus niyev). , ,

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lian ; elles se portent vers la surface des pédoncules cérébraux, où elles se réunissent un cordon nerveux. De là ce nerf se porte en avant et en dehors, chemine dans paroi externe du sinus caverneux, au-dessus du moteur oculaire externe, en [edans du nerf pathétique et de Ophthalmique de Willis. Il pénètre suite dans l'orbite en traversant fente sphénoïdale, entre les deux ndons du droit externe. C'est dans [on trajet du sinus caverneux que le erf moteur oculaire commun s'aastoraose avec l'ophthalmique de îllis, et avec le grand sympa ique.

Arrivé dans l'orbite, il se divise n deux branches ; la supérieure, ui se rend au droit supérieur, et élévateur de la paupière supéieure, et la branche inférieure, nrriournissant des filets nerveux aux roit interne, droit inférieur, petit ibliqueet au ganglion ophthalmique.

— Comme nous verrons plus loin, g l'après les faits pathologiques, il ol^ loit exister un filet spécial se disribuant dans les fibres inférieures ifi lu droit interne et les fibres interi| les du droit inférieur.

2. Nerf ixithétvpie [quatrième xiire) (fig. 363, 3). — Né eu appa- "ence au sommet de la valvule de

jl l^ieusscns, derrière les tubercules çi juadrijumeaux, il paraît provenir, jjj i'après Vulpian, en partie du ruban q ieReil et en partie du pédoncule cé- 'ébelleux supérieur. Après avoir contourné la protubérance et la face inférieure du pédoncule cérébral, il longe le bord interne de la grande fente de Bichat, et s'engage dans l'épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux, au-dessus de l'ophlhalmique et endehors du moteur oculaire externe. Il pénètre dans l'orbite par la fente sphénoïdale, et se distribue au muscle grand oblique. 11 est remarquable, d'après Claude Bernard, par l'anastomose qu'il offre avec la cinquième paire, que l'on peut distinguer sur la. figure ci-jointe (fig. 364).

3. jSerf moteur oculaire externe [sixième ixiiré). — 11 prend naissance iuimédiatemenl derrière la protubérance, dans le sillon qui sépare celte dernière du bulbe rachidien. D'après Lockhart-Clarke (1 ) et Duchenne (de Boulogne), ces nerfs prennent

(1) Lockhart-Clarke, Researches on thc intimité structure of the Brain {Phiiosophica/ transactions). Part. I, 1868, p. 302.

(*) ganglion de Gosser ; 2, nerf oeulo-inoteur commun ; 3, nerf iialliéliqne ; 4, nerf optique ; 5, ni i f frontal; 6, nerf lacrymal ; 7, norf nasal ; 8, branche ellimoiJnle du nerf nastil ; 9, neif trochléateur ; 10, nerf frontal interne ; 1 1 , nerf frontal externe ; 12, branches terminales cutanées du lacrymal ; 13, branches que ce nerf fournit fi lu glande lacrymale ; 14, filet anastomoticjMe du hurvmal sur lu r.-mèau orbitaire du maxillaire supérieur (Beaunis et Bouchard).

Fig. 36/1. — rserfs de l'orbile ,(').

MUSCLES DE l'OEIL.

naissance réelle dans les noyaux centraux, qui sont situés en arrière dunoinf a réunion des pyramides antérieures avec le bord inférieur du pont de Varole „rA«V fasctculus téres du plancher de quatrième ventricule. De cette façon il so tr? d'une part au voisinage de la sixième paire du côté opposé, et de l'autre à côtéT* septième paire. Vulpian a pu suivre ces fibres jusque dans l'épaisseur de la bérance; peut-être sont-ce des communications avec le noyau de la troisième Da« du côte opposé, et alors on s'expliquerait la simultanéité des contraclions de^ sixième paire d'un côté et de la troisième paire du côté opposé.

Fie. 365. — Anastomoses du nerf pathétique (*).

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Détaché de la masse cérébrale, il se porte en dehors et en avant sur les côtés dë lame quadrilatère du sphénoïde, et s'engage ensuite dans le sinus caverneux entre carotide interne et le pathétique. Dans l'orbite, il pénètre à travers la fente sphén ■dale, entre les deux tendons du droit externe, dans lequel il se distribue tout enti Dans des cas exceptionnels, il envoie des ramilicalions au petit oblique et au gangli ■ophthalmique

Ce nerf s'anastomose dans le sinus caverneux avec le plexus de ce nom et l'ophihh inique

Physiologie des mnsclcs et «Jes nerfs moteurs de l'œil. — Les trois pai: de nerfs crâniens que nous venons de décrire sont destinées à animer les six musc ■qui concourent aux mouvements de l'œil

Le nerf moteur oculaire commun fait contracter les muscles droit interne, sup rieur, inférieur, le petit oblique et l'élévateur de lc^ paupière supérieure. Les d( troisièmes paires peuvent agir simultanément et faire converger les yeux vers un po <iui se trouverait situé sur la ligne médiane ; lorsque, au contraire, on regarde s à droite, soit à gauche, il y a simultanément contraction de la troisième paire un œil et de la sixième paire dans l'autre.

Pour bien comprendre l'action des muscles oculaires, il faut envisager l'œil com une sphère suspendue dans l'orbite et exécutant les mouvements de rotation autd de son centre. Dans tous ces mouvements, le méridien vertical des deux yeux re« toujours parallèle, mais il peut conserver sa direction verticale, ou devenir que, comme nous le démontrerons bientôt

L'action des muscles oculaires est complexe; ils n'agissent jamais isolément, mil par groupes qui sont en antagonisme les uns des autres. Voici les différentes dirr lions dans lesquelles l'œil exécute ses mouvements :

1° Le mouvement de Vœil en dedans et dans le plan horizontal s'exécute à l'a^ de trois muscles : droit interne, droit supérieur et droit inférieur; ces deux demie comme nous avons vu, s'insèrent par la plus grande partie de leurs fibres en ded^ de l'axe optique, et se contractent avec le droit interne

(*) M, mnscle grand oblique dans lequel se distribue le nerf pnlhétiqiie P, P'; N, nerf moteur oculaire cxteKi O, nerf optique ; C, nerf moteur oculaire commun, présentant là, dans le sinus caverneux, un aspect gris*' comme ganglionnaire ; E, tronc de la cinquième paire ; L, nerf maxillaire inférieur ; P, nerf maxillniro tn > rieur; X, nerf frontal interne ; P, P', iioif pathétique ; A, anastomose eu arcudc de ce pathétique sur le frii interne; F, nerfs frontaux de la brandie oplithalmique ^Cl. Uernard).

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MUSCLES DE L'OEIL

r Le mouvement de l'œil horizontalement en dehors se fait par la contraction iiultanée de trois muscles, qui sont : le droit externe, le grand et le petit oblique. 3" Le mouvement de Vœil verticalement en haut est produit par l'action combinée droit supérieur, de l'oblique inférieur et des fibres supérieures du droit interne. 4° Lans le mouvement de Vœil verticalement en bas, il y a aussi trois muscles qui contractent; ce sont : le droit inférieur, le grand oblique, et les libres inférieures droit interne.

Dans tous ces quatre mouvements, le méridien vertical conserve sa direction vertile. Les quatre directions suivantes sont accompagnées d'inclinaison du méridien veral soit en dedans, soit en dehors.

5° Le mouvement diagonal en haut et en dedans s'exécute au moyen de deux mus- : du droit supérieur et du droit interne (fibres supérieures). Le méridien veral s'incline en dedans.

6" Dans le mouvement diagonal en haut et en dehors, deux muscles y prennent li t; ce sont : le petit oblique et le droit externe. Le méridien vertical est incliné

I dehors.

.7° Le mouvement diagonal en bas et en dedans s'exécute par la contraction, du oit inférieur associé au droit interne.

II est plus que probable que ce ne sont que les fibres inférieures du droit interner les fibres internes du droit inférieur qui se contractent séparément de la masse de lux muscles, et cette contraction doit s'exécuter au moyen d'un filet nerveux isolé, îi rencontré, en effet, deux cas dans lesquels il n'y avait que la paralysie de ces. irties des muscles sans que les autres portions de la troisième paire aient été en- )mmagées. Le méridien vertical était légèrement incliné en dehors.

8° Le mouvement diagonal en bas et en dehors exige la contraction simultanée du. •and oblique et du droit externe. Le méridien vertical s'incline en dedans.

On voit, par cette exposition, que chaque mouvement de l'œil, dans une des direc- Dns verticale ou horizontale, se fait à l'aide d'un groupe de trois muscles qui se )ntractent au môme degré que les trois antagonistes se relâchent. Les mouvements. )liques, en diagonale, ne se font que par la contraction des groupes de deux muscles, ji ont un nombre égal de muscles antagonistes; ces derniers se relâchent au molent où les autres se contractent, et vice versa.

Dans les mouvements associés des deux yeux, il y a constamment le même nombre e muscles qui agissent dans chaque œil. Si nous fixons, par exemple, un objet placé tt face de nous sur la ligne médiane, il y a trois muscles dans chaque œil qui se jntractent simultanément ; ce sont : les droits internes, les droits inférieurs et les jpérieurs.

Quand nous regardons en bas et à gauche, il n'y a que deux muscles qui se con- •aclent dans l'œil gauche ; ce sont : le grand oblique et le droit externe, et au même loment l'œil droit se tourne vers le côté gauche et en bas par la contraction du droit iférieur et du droit interne, etc.

Ce n'est que dans ces conditions que la vision binoculaire peut se faire et l'objet Ire vu simple, parce que, sous l'infiuence de la force égale des contractions muscuîires dans les deux yeux, l'image de l'objet frappe les points identiques des deux réines et produit l'effet d'une vision simple. Mais il suffit que, dans un groupe quelonque, un des muscles manque pour que l'équilibre dans les mouvements deseux yeux cesse, et que la diplopie ou vision double apparaisse. L'œil, dans ce as, prend une direction vicieuse, il se dévie soit en dehors, soit en dedans, ce qui ionstitue un étal pathologique appelé strabisme.

MUbcr.iis Dt: L'oEir,.

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