MODE D'EXPLORATION DES MUSCLES DE L'ŒIL
Il n'est pas toujours facile de reconnaître l'existence de certaines affeciions dd muscles de l'œil, c'est pourquoi il est nécessaire de procéder, dans l'examen de en maladies, avec ordre et méthode.
Les affections des muscles se traduisent habituellement soit par un affaiblis*» ment de conlractiliié, soit par une contraction exagérée. Dans l'un comme dm l'autre cas, il se produit une déviation de l'œil ou strabisme.
1. Dans un degré très-prononcé de strabisme, la déviation peut être remarqua avec facilité même à une grande dislance. Lorsqu'au contraire le strabisme e< léger, on peut le reconnaître de la manière suivante : on ouvre un œil du mala* en mettant la main au devant et on lui fait fixer de l'autre œil un objet quelconqin que l'on lient en face de lui à la distance de 25 centimètres. Si pendant ceti expérience l'œil caché se trouvait dévié, il fait un mouvement brusque pour tourner soit en dedans, soit en dehors, dès qu'on le découvre. Ce mouveme tardif exécuté par l'œil dévié indique la présence d'un strabisme.
2. Les paralysies des muscles de l'œil se reconnaissent facilement lorsqu'elH sont complètes, leur diagnostic présente au contraire quelques difficultés lorsqui nf lie s'agit que d'un simple affaiblissement d'une paire de nerfs. Dans l une corani dans l'autre de ces variétés, l'examen fait à distance peut être d'une certaine utt lité. C'est ainsi que, dans la paralysie de la troisième paire, la chute de la paupièi 5 supérieure sera remarquée de loin. Dans les paralysies de la sixième ou de quatrième paire, le malade, pour éviter la diplopie, tournera la tête du côté oppo:
à la paralysie, chaque fois qu'il voudra fixer quelque chose ou qu'il s'avancera u ' face.
3. En faisant tourner fortement les yeux à droite ou à gauche, on verra qu'rii des deux yeux n'atteint pas aussi facilement le coin de l'œil que l'autre.
[\. Dans une paralysie récente, les malades se plaignent généralement de diplopie, de la fatigue des yeux pendant le travail et le regard au loin ; les deit symptômes disparaissent dès qu'on cache un des deux yeux. ïl
5. Si le malade ne se plaint point de diplopie, malgré la paralysie de l'uu ' ou de l'autre muscle, il est nécessaire alors de la rechercher en se servant d'w ' verre coloré, rouge ou violet, que l'on place devant l'un des deux yeux pendait <(u'il fixe une bougie allumée. En faisant porter la bougie à droite ou à gauche en haut ou en bas, on fera apparaître au malade deux bougies, dont l'une ser ' rouge et l'autre blanche. Ce sera l'indice certain de l'affection d'un des muscle; ^ oculaires.
6. Le strabisme est souvent la conséquence d'une affection quelconque di globe de l'œil lui-même, et provient d'un affaiblissement ou d'une perle de la vwi occasionnée par une cataracte, une atrésic pupillaire, ou une affection grave d( membranes profondes de l'œil. On examinera à cet effet l'état dos membrane internes de l'œil et, d'a|)rès les résultats oblenus, on décidera s'il s'agit d"un>
STRABISME PARALYTIQUE. 767
ttion idiopathique des muscles, ou si, au contraire, la déviation n'est qu'un lomène secondaire et symptomatique d'une altération intra-oculaire.