AFFECTIONS DOULOUREUSES DE LA CINQUIÈME PAIRE
Les névralgies de la cinquième paire peuvent se localiser dans différentes parties le l'œil ou de ses annexes. Les paupières et le sourcil, le front et les tempes, et nême la moitié de la tcte, sont souvent le siège de ces névralgies. Pour mieux ;a faire comprendre la pathogénie, il importe de bien connaître la disposition inatomique de ce nerf.
Anaiomic du nerf de la cinquîèino paire. — Le nerf de la cinquième paire, composé de la racine sensitivc et motrice, a son origine apparente sur le bord îxterne de la protubérance, mais il naît réellement, d'après Stilling, des corps •ectiformes. La racine sensitive préside à la sensibilité des dents et de toutes les )arties de la face.
Les branches principales qui partent du ganglion de Casser sont ; l'ophthalnique de Willis, la maxillaire supérieure et la maxillaire inférieure.
Le nerf ophthalmique de Willis se divise en lacrymal, frontal et nasal. Ce derlier donne des branches ciliaires et colles du ganglion ophthalmique représentées lans la figure h%.
Le maxillaire supérieur envoie des filets à la partie la plus externe de la pau- )lère supérieure, un lilcl temporo-molaire et un filet temporal. Plus loin, il donne es rameaux dentaires postérieur et antérieur, et, enfin, à sa sortie du trou sous- ►rbilaire, il se divise en un pinceau des filets nerveux qui s'anastomosent avec
PAllPlkUliS ET SOURCILS.
ceux du facial. Ces niels vont à la conjonctive, à la peau do la paupière inférieure, a I aile du nez et a la lèvre supérieure.
La troisième branche, le maxillaire inférieur, donne les brandies temporale profonde et moyenne, massélérine, buccale. plérygoïJiennc interne, anriculoteinporale, denlane inférieur et nerf lingual.
FiG. 46. — Nerfs profonds de l'orbite et ganglion ophthalmique
Les expériences de Magendie, de Claude Bernard et de SchilT ont démontre que de ce nerf dépend la sensibilité de l'œil, de ses annexes et de la face tout! entière. Son irritation amènera l'exagération de la sensibilité ou des douleurs dans« toutes les branches ou dans plusieurs d'entre elles.
Deux variétés de névralgies faciales peuvent se manifester: l'une, primilive, liée à une inflammation ou à une irritation quelconque du nerf lui-même ; l'autre,, secondaire, consécutive à des afiections de l'iris, de la cornée ou de la choroïde.. Les symptômes de l'une et de l'autic se ressend)lent d'une manière frappante,, et lorsqu'on est appelé à examiner des malades atteints de ces névralgies, on doit s'enquérir s'il existe ou non une inflammation dans une membrane quelconque de l'œil.
ï^ynipioinatologle. — 1. Les douleurs viennent, le plus souvent, par crises eti s'exaspèrent surtout le soir. Leur siège est sur la jiartie moyenne du sourcil, sur
(') i , iiolf oi)li(|ii(;. ; 2, iii'if 0(!iiln-niiiteiu' l'oiiuniiii ; 3| nerl dimiIo-iiidIciii' uxU-nii! ; 4, norl' frontal; 5, nasul; 6, guiiglion (jpiillialiiiii|nu ; 7, niciiio coiu'tc el ^losso ou muliice ; 8, racine longue et griMe on <imis1ii\c j 9, racine f!yni|>alliii|np; 10, ncrf-s l'iliuircs. (lU^annis et IloUcliard.)
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naupièrc siipéi ieiit c, la joue et l'aile du nez. A mesure que la maladie se déhppe, les douleurs deviennent plus vives et s'étendent au front, h la tempe, à la lie, et même à la moitié de la tête. Elles envahissent aussi les bi anches dentaires. •J. Quelquefois les douîeins deviennent intermitlenles; mais, le plus orclmai- I lient, elles ne sont que rémillenles, rarement conlinues.
. Le larmoiement, la pliotophobie et le spasme de l'orhiculaire accompagnent
\eni les névralgies.