La conjonctive est injectée, vasculaire
5. Aussitôt que les douleurs cessent, l'œil reprend son aspect normal.
6. La vue n'est troublée que d'une manière passagère. L'amaurose est rare, e n'a été signalée que dans quelques cas exceptionnels, par exemple dans celui )porlépar mon oncle, le docteur Séverin Galezowski (1), dans lequel lesnévral- ;s et la perte de la vue étaient occasionnées par un fragment de cure-dent immté dans un alvéole dentaire. L'extraction de la dent cariée et du corps étranger uffi pour rétablir la vue.
Étioiogic. — La cause des névralgies primitives est très-obscure. On a admis causes rhumatismales et arthritiques. La première paraît être la plus proble. La névralgie peut être occasionnée par le froid et l'humidité. Les blessures amènent aussi fréquemment ces névralgies, surtout si elles porit sur une des branches de la cinquième paire.
La carie des dents molaires produit aussi cette espèce de névralgie, et souvent e existe sans que les malades se plaignent du côté des dents. Un travail Irèsére^sant sur celte question a été lu en 1869 à l'Académie de médecine par docteur Delestre ; pour mon compte, j'ai rencontré un nombre assez considérable névralgies occasionnées par les caries dentaires. Les altérations cérébrales situées sur le pont de Varole ou au voisinage du ganon de Casser peuvent encore entraîner une affection de ce genre. Quant aux névralgies secondaires, nous en parlerons lorsque nous traiterons des erses affections de l'œil où elles se présentent Diagnostic (lifTérentioi. — Le diagnostic doit être établi entre une névralgie opathique et celle qui est occasionnée, soit par les affections du globe de l'œil, soit l'herpès zona.
1. Les affections de la cornée et de l'iris sont faciles à constater; nous en parle is plus loin, quand nous nous occuperons de ces organes. Il sulïit de faire reinarer ici qu'on ne doit jamais négliger l'examen de l'état de l'œil lui-même avant se prononcer sur la nature des névralgies. Ce n'est qu'une fois sur mille qu'on uvera la névralgie primitive.
2. L'herpès zoster est aussi rare, et son diagnostic est d'autant pins difficile e l'éruption est fugace. Dans cette affection, les dents ne sont jamais douloureuses.
3. On doit examiner avec soin l'état des téguments des annexes de l'œil et celui s dents. Des cicatrices peuvent indiquer la cause Iraumalique du mal. L'exisice de dents cariées aidera aussi à faire découvrir la cause de la maladie. Trahcment. — 1. Le sulfate de quinine estun excellent moyen pour combattre
névralgies. Je le prescris à la dose de 40 à 60 cenligranmies, en une ou deux
;i) S. Galezowslii, Archives générales de médecine, t. XXllI, p. 2G1, Paris, 1830.
PAUNkRES ET SOURCILS. j
prises, deux ou trois heures avant le paroxysme. Celle clo.se. renouvelée tous li jours, puis tous les deux jours, enraye facilement la maladie, surtout ii sni., début. ^
2. Les injections hypodermiques réussissent dans la plupart des cas On pradi qnera celte opération d'après les indicalionsrpie j'ai données plus haut (voy. p m
3. On aura recours à la section du nerf sus-orbilaire quand tons les autr[ moyens auront échoué. Voici de (luelle façon le professeur Nélalon la pratiqué
La peau du sourcil étant fortement tendue, le ténotome est enfoncé sous la peaî vers le point d'émergence du nerf sus-orbilaire : puis, en tournant le tranchau du côté de l'os, on incise profondément tous les tissus. La plaie est ensuite {vnnk et comprimée légèrement. De Gracfe et Nélalon ont obtenu ainsi de nonibreoi résultats favorables.
II. Des vésicatoires volants, l'électrisaiion à courant continu pourront aussi ôtii employés, de même que des frictions morphinées.
Bibliographie. — Ilulcliinsou, Neuralffin spnsynodica. Lonion, 1822. — Stanski, .Ircx f/cnér. dcmécL, 1839, p. 02. — Dixon, Medico-Chirurg. Tramact., 18^5, p. 37^.- Tavignot, Gazette des hôpit,, 18^5. — Cruveilliier, Amdomie pathoL, livr. XXVI,' pl. 2. - Claude Bernard, Système nerveux, t. II. Paris, 1858. — Delcstre, De:,- troubles de là v 'im consécutifs aux altérations des dents et aux opérations pratiquées sur ces organes (Bull, i l'Académ. de médecine. Paris, 1869, t. XXXIV, p. l!2).
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