‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 67 sur 255 · ORGANES EXCRI'.TEURS DES LAUMES OU VOIES LACRYMALES · texte numérisé non relu

ORGANES EXCRI'.TEURS DES LAUMES OU VOIES LACRYMALES

.iinutomic. — Les organes exeréleurs des larmes se composent : 1** des points jacrymaux ; 2° des conduifs lacrymaux ; 3° dii sac lacrymal ; 4" du canal nasal.

1 . Points lacrymaux ((ig. 48 , N ,0). — Ils sont situés sur les Jsords libres des paupières, à quelques millimètres en dehors de la commissure interne. Chacun d'eux se rouve placé au sommet d'un petit tubercule, le supérieur un peu plus endedans (pie "inférieur, l'un et l'autre tournés vers le globe de l'œil.

Chaque point lacrymal est pourvu, d'après Richet, d'un petit anneau cartilagineux iuquel s^Tltachent des fibres musculaires émanant de l'orbiculaire. Duvernoy, Horner ît Paul Dubois (1) les ont décrites comme un muscle spécialement destine aux "onctions des points lacrymaux.

2. Conduits ou mualicules lacrymaux (fig. 48, N, 0). — Chaque point lacrymal ;st l'oi'iginc d'un canal situé immédiatement au-dessousde la conjonctive et di s tissus

Fia, ZiS. — Appareil lacrymal

ous-jacents. Les conduits lacrymaux ont d'abord une direction perpendiculaire s'inéchissent ensuite, longent le bord palpébral, et s'abouchent dans un canal commun our s'ouvrir dans le sac, comme on peut voir sur la ligure 48 (N 0) que nous emruntons à Benj. Anger. Toutefois Richet (2) les a vus quelquefois s'ouvrir dans le sac ar un orifice séparé.

(1) Paul Dubois, thèse pour l'agrégation. Paris, lS2i.

(2) Richet, Traité d'anal. niMico-chirurg. Paris, 1860, p. .359.

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ORGANES EXCRÉTEURS DES LARMbS OU VOIES LACRYMALES.

La longueur de chaque conduit est de 6 à 8 millimtMrcs, et la largeur de 1 à 2 milliinètres.

Ilusclike et Béraud ont trouvé quelquefois une valvule au niveau de l'orifice du ; canal comnuin dans le- sac. Mes propres reolierclics ont démontiY; (pie cette valvule u'exisie cpie d'une manière tout à fait cxceplionnclle, et que, le plus souvent, il y a une réiraction et un rétrécissement de l'orifice lacrymal, dont voici la cause.

Les fibres musculaires recouvrent en petite quantité les parois des canaux lacry-maux ; mais, à mesure qu'elles se rapprochent du canal commun, leur nombre aug-menlc de plus en plus, et, vers le point où les canaux s'ouvrent dans le sac, il y a un véritable anneau musculaire. Plus les fibres de l'orbiculaire sont contractiles, plus cet anneau se contracte, et au bout de quelque temps il finit par amener un véritable rétrécissement de cet orifice. C'est là une des causes les plus fréquentes de rétrécis- sèment des voies lacrymales.

3. Sac lacrymal (fig. 49). — Le sac lacrymal est situé derrière le ligament oculo-palpébral, appelé aussi tendon de l'orbiculaire. Il repose dans la gouttière lacrymale, .

qui est constituée par l'os unguis en arrière* de l'apophyse montante du maxillaire supé-rieur .

Le sac lacrymal se présente sous formed'un conduit légèrement élargi en haut et ré-tréci en bas, où il se transforme en canal nasal.

Les plans anatomiques de cetle région sont : : la peau, le tissu cellulaire sous-jacent, lee tendon de l'orbiculaire, qui divise le sac eni deux moitiés inégales, les libres musculaires, et enfin les parois du sac.

La gouttière lacrymale correspond à la fosse nasale, et plus bas au bord supérieur du cornet moyen.

Selon Richct, l'aponévrose oculo-orbilaire, . qui a tapissé la paroi interne de l'orbite, arrivée au niveau de la crête de l'os unguis, se divise en deux feuilleis, et enferme le sac: dans son dédoublement. Sa face interne est tapissée de la même muqueuse que^ celle des canaux lacrymaux et du canal na.sal,

4. Canal nasal (fig. 48, P, Q). — Le sac lacrymal forme une sorte d'ampoule.. Sa petite extrémité s'engage dans un canal osseux, qu'elle lapissedans tout son trajet, , et l'orme ainsi ce qu'on est convenu d'appeler le canal nasal.

Ce canal est constitué en avant par l'apophyse montante du maxillaire, en arrière.' par l'os unguis, et un peu plus bas par le crochet du cornet inférieur ; sa paroi externe • est constituée par une cloison très-mince qui le sépare du sinus maxillaire.

L'orifice supérieur est situé derrière la crôle de l'apophyse montante, qu'on i peut sentir facilement avec le doigt.

L'orifice inférieur s'ouvre dans le méat inférieur de la fo se nasale (fig. 48, S)., Selon Sappey, il se trouve à 27 millimètres en arrière de l'extrémité postérieure,, ù l'entrée des narines. ,

La longueur du canal nasal sur le squelette varie, d'après Richct, de? a 11 milh-

rnctr6S •

Ce canal est pourvu d'une membrane fibreuse et d'une muqueuse, qui sont l'uneo et l'autre la continuation de celles du sac lacrymal.

Le canal m>iqueux se prolonge du côté de l'orilicc inférieur, un peu au delà duu canal osseux ; il s'ouvre sous forme d'une fente, et présente quelquefois une pelitec valvule.

Fie. 49. — Sac lacrymal.

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