‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 69 sur 255 · MODE D'EXPLORATION DES VOIES LACRYMALES · texte numérisé non relu

MODE D'EXPLORATION DES VOIES LACRYMALES

Dans l'exploration des voies excrétoires des larmes, il faut se conformer aux indicalions suivantes :

1. S'assurer de la disposition du bord libre de la paupière inférieure; voir elle n'est pas écartée en dehors et s'il n'y a pas de larmes accumulées sur ce i bord, dans l'intervalle qui se trouve entre le globe de l'œil et la paupière. Sï en existe, ce sera le signe d'une absorption incomplète des larmes.

2. A l'état normal, les points lacrymaux sont inclinés du côté du globe de l'œ On examinera attentivement si celte disposition n'est pas perdue, et si le poi inférieur surtout ne se trouve pas écarté en dehors.

3. On commande au malade de diriger ses yeux tout à fait en haut, et l'on i garde si, dans cette position, la paupière inférieure et son point lacrymal rcsteni inclinées vers le lac lacrymal et le globe de l'œil. La plus minime déviation cr dehors, dans cette position, doit être considérée comme défectueuse.

U. L'ouverture des points lacrymaux n'est pas la même chez tous les individus tantôt ils sont plus larges, d'autres fois plus petits. Leur petitesse relative peu coïncider avec l'état physiologique, landis que, dans d'autres cas, les poinls lacrj"* maux, très-larges, coïncident avec un rélrécissement et une obstruction complèf descanaux lacrymaux ou une autre altération quelconque. On peut s'assurer de Icu perméabilité à l'aide d'un petit stylet d'Auel qu'on introduit dans le point lacrj

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Pour l)icn exécuter cette opération, on tire avec la main gauche la pau- Tc inférieure de dedans en dehors et en bas, en la renversant en même temps dehors, et de la main droite on appuie la pointe du stylet verticalement contre point lacrymal; aussitôt que le stylet est engagé, on lui fait prendre la -ilion horizontale et on le glisse plus profondément dans cette direction, ms un rétrécissement considérable ou une obstruction du point lacrymal, iiiarres père cherche à franchir le rétrécissement au moyen d'une épingle ordi- 1 1' dont il enlève la pointe avec dev ciseaux.

i'our moi, j'ai recours à une petite seringue de Pravaz, munie d'une canule Ile que j'introduis dans le point le plus fm, ce qui me permet de faire une tion et d'explorer en même temps l'état des autres parties des voies lacry- Ics.

1. Pour juger de l'état du sac lacrymal, il faut examiner d'abord l'angle interne I i'œil et la région du sac; voir si le ligament palpébral interne fait une saillie ; lisante des deux côtés du nez; attirer ensuite l'angle externe des paupières avec |u)uce en dehors, et reconnaître si la saillie de ce ligament se prononce forte-

iii comme dans l'état physiologique. L'absence de cette proéminence indique ent l'inflammation du sac.

FiG. 50. — Seringue d'Anel (*).

FiG. ôi. — Pompe foulante pour faire les injections dans les conduits lacrymaux (**).

6. Kn appuyant avec l'indicateur contre l'angle interne de l'œil et contre le sac, regarde si le liquide transparent ou purulent ne reflue pas par un des points

) A, canule .Iroitc ; 1), cuniilo roiirljo ; C, taimio 0,1,1,1111..

njutuge; A', ajutage ; C,cuMule (rAnel ; O,ouverturo iiilV.iieiUf du ri.sèi voi

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MALAOlliS DES VOIES LACRYMALES.

lacrymaux. On provoque quelquefois, j)ar celle |)ression, un bruit de clapoleiiieni (jui est aussi anormal et dépend d'une distension morbide du sac.

7. Pour juger de l'état des canaux lacrymaux du sac et du canal nasal, il fdui pratiquer une injection d'eau tiède à travers le point lacrytual inférieur, en ijUioduisant profondément dans le canal lacrymal la canule A ou B (voy. la fig. 50) de la , seringue d'Anel. Une fois l'introduction faite, on recule légèrement la canule ci l'on pousse l'injection avec lenteur, de peur de distendre trop rapidement ces | cavités, ce qui pourrait occasionner au malade une douleur très-vive.

Fano (1) a remplacé la seringue par une petite pompe foulante (fig. 51), à laquelle est adapté un tuyau TTT, muni d'un robinet A et d'une canule très-fine C. L'appareil étant préalablement chargé d'eau, on ouvre d'abord le robinet A'; puis ou introduit la canule C dans le point lacrymal et l'on tourne ensuite le robinet A; alors l'injection a lieu.

8. Lorsque le malade tient la tête renversée en arrière, le liquide injecté doil passer tout entier dans la gorge, ou dans le nez, selon qu'il incline la tôle en avaui ou en arrière. Si;, au contraire, l'injection revient en partie ou en totalité par le point supérieur, et que l'œil se remplisse du liquide injecté, on doit en conclure qu'il existe un rétrécissen]ent ou une obstruction d'une des parties des voies lacrymales.

9. Il faut aussi explorer les narines, et s'assurer s'il n'y a pas d'altérations chroniques, des abcès et des caries au voisinage de l'ouverture inférieure du canal nasal.

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