‹ Traité des maladies des yeux (volume 3)Chapitre 105 sur 245 · CRISTALLIN · texte numérisé non relu

CRISTALLIN

d’une couche de cellules épithéliales polygonales. Elles sont très-régulièrement dis-, posées, comme on peut en juger par la figure \ 78.

La capsule postérieure ne contient point d’épithélium.

2. Substance propre du cristallin. — La masse contenue dans la capsule constitue la substance propre du cristallin. Elle est d’une transparence parfaite chez les jeunes sujets, légèrement ambrée chez les individus âgés.

Sa consistance n’est pas partout la même; elle va en augmentant de la. périphérie vers le centre, a tel point que la partie centrale constitue une sorte de noyau plus dense et plus compacte, auquel on donne le nom de noyau cristallinim.

La masse cristallinienne se compose de couches superposées et qui s’emboîtent d’une manière assez régulière (fig. 179 et 180). Chaque couche est, de son côté, constituée par des fibres cristalliniennes ou tubes, qui sont adossées régulièrement les unes aux autres.

Fig. 179. — Coupe verticale du cristallin Fig. 180. — Cristallin déhiscent, offrant trois humain, vu de profil et grossi de trois fragments triangulaires à base courbe, et

fois et un quart. (Fr. Arnold.) montrant des feuillets qui s’emboîtent les

uns dans les autres. (Fr. Arnold.)

Ces fibres sont des tubes prismatiques, remplis d’un liquide transparent et munis de noyaux ; ils sont disposés à la surface antérieure de façon à former une figure étoilée à trois branches (voy. fig. 180); à la partie postérieure, on distingue le plus souvent plus de trois rayons, surtout dans les cristallins des adultes. Tous ces rayons indiquentles litnites des segments qui composent le cristallin ; chaque segment est constitué par des fibres cristalliniennes qui s’irradient du centre vers la périphérie et contournent cette dernière en se portant en arrière.

La figure 181 représente, d’après Becker, les dispositions des fibres cristalliniennes, ainsi que leur terminaison indiquant la coupe des prismes.

3. Le noyau du cristallin ne paraît pas avoir une structure différente de celle des couches corticales. Pourtant, d’après Bowman, ses fibres sont plus étroites, plus denses et plus intimement unies les unes aux autres; d’où il résulte naturellement une impossibilité absolue de pouvoir distinguer des couches spéciales dans le noyau. Pour Ch. Robin, le noyau est constitué par les fibres dentelées ou fibres propres du noyau.

4. Les cellules du cristallin, ou globules de Morgagni, se trouvent à la surface du cristallin et ne sont, d’après Ch. Robin, que les cellules de la couche épithéliale qui tapisse la face interne de la capsule antérieure. Elles sont très-pâles, incolores, sans granulations. Plusieurs de ces cellules ne contiennent pas de noyaux ; mais plus on s’approche du centre du cristallin, plus ces mêmes cellules deviennent granuleuses, apparentes, à contours limités; on y distingue alors des noyaux ronds ou ovales. Tout près du centre elles deviennent allongées, comprimées les unes contre les autres et finissent par former de véritables fibres. On pourrait donc supposer que les cellules de Morgagni sont des cellules-mères, d’où naissent les fibres du cristallin. On

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