CRISTALLIN
les appelle cellules de Morgagni, parce que ce sont elles qui, se décomposant après la mort, se réduisent en un liquide que l’on a appelé Y humeur de Morgagni.
La forme du cristallin est celle d’une lentille biconvexe, dont la face postérieure est beaucoup plus bombée que la face antérieure.
Les courbures de ces surfaces ont été mesurées avec beaucoup de précision par Vallée, Krause, Helmholtz, Listing, etc.
FîG. 181. — FiLres prismatiques du cristallin (*). Fig. 182. — Disposition des
fibres cristalliniennes à sa surface antérieure.
La section du cristallin, faite dans la direction de l’axe optique, représente une ellipse dont Chaussât (1 ) et Brewster (2) ont déterminé les premiers l’indice de réfraction.
Krause (3) et Vallée (4) ont trouvé que les coordonnées des surfaces antérieure et postérieure du cristallin conviennent à des courbes elliptiques, et le rayon de courbure de la surface antérieure est, d’après Vallée, de 1 0ram,24-01 , tandis qu’il est de 5mm,1991 pour la surface postérieure.
D’après Helmholtz (5), l’indice de réfraction du cristallin est de 1mm,44S9.
D’après Krause, l’épaisseur du cristallin dans la direction de l’axe optique varie, selon les individus, entre 7mm,1759 et 4mm,6296.
Un peu rougeâtre chez le fœtus, complètement transparent chez l’adulte, le cristallin est légèrement jaunâtre chez le vieillard, ce qui ne diminue pourtant pas sa diaphanéité. Mais, avec l’âge, sa densité augmente notablement; il perd peu à peu son élasticité. Le ipuscle accornmodateur ne peut plus modifier sa courbure, et l’œil est alors atteint de ce défaut d’accommodation que l’on appelle presbytie.
Développement. — Selon Ch. Robin, le cristallin se forme par l'inversion des
(1) Chaussât, Annales de chimie et de physique, 1819, t. X, p. 337.
(2) Brewster, Edinburgh Philos. Journ., 1819, p. 41.
(B) Krause, Meckel’s Archiv f. Anat. und Pathol., 1832.
(4) Vallée, Théorie de T œil. Paris, 1843, p. 20.
(5) Helmholtz, Optique physiologique, trad. franç. Paris, 1868, p. 104.
(*) a, fibres superficielles du cristallin, à contours réguliers, la menues superficielles, arec leurs terminaisons, qui se présentent s tallin et dé la région d’incurvation des fibres; les fibres superficielle .ntèrnes concentriques prises au point d’incurvation et h la surfa, 1 rchiv fur Opkthalm., Bd. K, Abtb. 2, p. 1 . ;
• les noyaux; b,c,d,c, fibres eristallides prismes ; f,g, périphérie du ens- :ées perpendiculairement aux couches r, Ünters. über den Bàu der Linse, in