‹ Traité des maladies des yeux (volume 3)Chapitre 125 sur 245 · EXAMEN DES YEUX AVEC L’OPHTHALMOSCOPE. Ù · texte numérisé non relu

EXAMEN DES YEUX AVEC L’OPHTHALMOSCOPE. Ù

diatement celle-ci. Dans l’un comme dans l’autre cas, la dilatation artificielle de la pupille diminuera de beaucoup les difficultés de l’examen.

10. Direction de Vœil examiné. — Pour trouver plus facilement la papille, on fait regarder le malade en dedans et un peu en haut. Cette condition doit être remplie avant de placer devant l’œil la lentille de 2 pouces 1/4, autrement on aura beaucoup de peine à trouver la papille du nerf optique. En effet, le nerf optique est situé, par rapport à l’axe optique, en dedans et en haut, et, pour le voir plus facilement, il faut le faire descendre plus bas et un peu en dehors, afin qu’il se trouve en face de la pu[>|lle, ce qu’on obtient en imprimant à l’œil la direction indiquée.

11. Position de la lentille. — La lentille, saisie de la mai#gauche entre le pouce et l’index, est approchée de l’œil observé à une distance é|ale à son foyer, et y est maintenue dans une position verticale, tandis que le petit doigt de la même main prend un point d’appui sur la tempe ou le front. Pendant que l’œil est éclairé, on interpose la lentille entre le réflecteur et la pupille , de sorte qu’elle se place en face de la pupille observée. L’observateur verra alors, non plus la pupille elle-même, mais l’image de la rétine au devant de la lentille. Si cette image n’est pas trouvée, il lui suffit de faire quelques légers mouvements latéraux avec le miroir, d’avancer ou de reculer la lentille pour apercevoir le fond de l’œil.

Afin d’éviter le reflet central de la^côrné^et du centre de la lentille, qui devient à ce moment très-gênant, on rfa, pou encarter du champ d’observation, qu’à faire basculer légèrement ltfe lentille dans Un sens ou dans l’autre.

12. La première image perçue est le fond rouge de l’œil. Ce sont les vaisseaux de la rétine qu’on doit chercher à y distinguer ; ils se présentent sous forme d’une arborisation très-régulière. Ces vaisseaux se divisent dichotomiquement, et l’angle de bifurcation est toujours dirigé du coté de la papille, de sorte que lorsqu’on voit l’angle de bifurcation dont le sommet regarde en haut, on peut être sûr que la papille du nerf optique se trouve en haut,\et ainsi de suite.

13. Pour trouver la papille, il faut observer les conditions suivantes : a, l’œil observé doit être dirigé en dedans dt en haut, et s’adapter à une grande distance ; b , après avoir aperçu l’angle de bifurcation des vaisseaux, il faut se déplacer avec le miroir dans le sens où l’on suppose que doit être la papille, c’est-à-dire du côté où est dirigé le sommet de l’angle vasculaire ; c, en se déplaçant avec le réflecteur en haut, on verra que l’image rétinienne descend en bas ; si, dans ce changement d’image, le fond de l’œil devient plus pâle et d’une teinte moins rouge, on peut conclure qu’on s’approche de la papille du nerf optique, et vice versa.

lô. Si l’image rétinienne n’est pas assez nette, on cherchera à la voir en se rapprochant ou en s’éloignant avec le réflecteur de l’œil observé. En général, l’image renversée du fond de l’œil myope est vue plus distinctement à une petite distance, taudis que l’œil hypermétrope peut être mieux observé à une distance plus éloignée.

45. On peut reconnaître par l’examen à l’éclairage direct du réflecteur si l’œil est myope ou hypermétrope. La papille du nerf optique peut être vue très-distinctement à une petite et à une grande distance, sans le secours de la lentille objective ni de la lentille concave derrière le miroir. Chez les myopes, la papille ne peut

Fond de l'œil normal

principaux partant de la papilie, et qui se dirigent vers b, c, d, e ; puis on revient de nouveau vers la papille et l’on explore son bord interne f, et de là on étend l’investigation plus loin en dedans et en haut vers le point m, où se trouve la macula. On termine l’examen ophthalmoscopique en explorant la région de Y or a serruta, et, dans ce but, on fait regarder le malade successivement à l’extrême droite et à l’extrême gauche, en haut et en bas.

En suivant cet ordre dans l’investigation ophthalmoscopique, on peut être sûr qu’aucune des altérations qui pourraient exister sur la rétine ou la choroïde ne passera inaperçue.

17. Quand on a bien vu le fond de l’œil à l’image renversée, on doit aussi l’explorer à l’image droite.

Cette dernière méthode d’exploration est surtout nécessaire lorsqu’il s’agit de

mieula’; 'nufosse* eenteje^aen la t * ’ Tem6S ’ C,d’ artère* ! U bor(i interne de la papille correspondant à la

OPHTHA.LMOSCOPF.

être vue qu’à une certaine distance ; tout au contraire, si l’on veut se rapprocher avec le miroir tout près de l’œil myope, on ne distingue absolument rien. Un autre signe pour reconnaître la myopie de l’hypermétropie est le suivant: pendant que l’on projette la lumière dans l’œil du malade et qu’on le fait déplacer de haut en bas, on s’aperçoit que dans la myopie les vaisseaux, de même que l’image rétinienne tout entière, suivent les mouvements de l’œil ; dans les yeux hypermétropes, ces mouvements ont lieu dans un sens inverse.

16. Pour avoir une notion exacte de l’état de toutes les parties du fond de l’œil on procédera à cette exploration dans l’ordre suivant : on commence par examiner la papille (a) ; ensuite on explore lafttine en suivant les quatre vaisseaux

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préciser la nature d’exsudation que Ton a aperçue à l’image renversée sur la papille ou une autre partie quelconque du fond de l’œil. L’image renversée étant en effet relativement assez petite, et ne nous donne qu’une idée approximative de l’ensemble d’altération ; tout au contraire, en examinant cette même partie à l’image droite sensiblement grossie, on se rend mieux compte de la nature d’altérations, de la profondeur des couches qui sont affectées et des rapports exacts qui existent entre l’exsudation et les vaisseaux rétiniens.

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