‹ Traité des maladies des yeux (volume 3)Chapitre 129 sur 245 · MALADIES DU CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

MALADIES DU CORPS VITRÉ

dans l’humenr vitrée qu'un corps transparent ressemblant à du blanc d’œuf ou à du mucus, et qu’ils refusent à ce milieu toute espèce de structure, Weber, Doncan et Iwanoff admettent l’existence des différentes formes de cellules, qui s’anastomosent entre elles. Ces deux opinions sont, comme on voit, séparées par une différence radicale.

L’anatomie pathologique de ce corps n’a pas été mieux déterminée que l’anatomie physiologique, et il est difficile aujourd’hui de dire si les altérations que l’on y trouve sont dues à la transformation du corps vitré et de ses cellules, ou bien, ce qui me semble plus probable, si elles ne sont que la transformation ultérieure d’exsudats et d’épanchements provenant, soit de la rétine, soit de la choroïde.

Peur certains auteurs, la théorie passe avant les faits pratiques et avant toute observation ; et, du moment que la présence des cellules dans le corps vitré a été constatée, l’inflammation de l’humeur elle-même est jugée non douteuse. Us admettent donc la hyaütis, non comme une inflammation de la membrane hyaloïdienne, ainsi que le pensait Midlemoore, mais comme une inflammation de l’humeur elle-même. Wecker est un des partisans les plus ardents de cette théorie; peut-être est-il le moins modéré de tous; son assurance, sur l’existence de l’hyalitis, va si loin, qu’il n’hésite pas à accuser d’ignorance tous ceux qui ne sont pas de son avis.

Que répondre à cette affirmation? Si ce n’est de demander à l’auteur de mettre un peu plus d’ordre dans la description de cette maladie et de nous dire ce qu’il entend par inflammation du corps vitré. Voici ce qu’il dit : « La symptomatologie et la marche de l’hyalitis aiguë, qui seule doit figurer à titre de maladie propre, se confondent tellement avec celles des choroïdiles suppuratives, que nous risquerions de tomber dans des redites inutiles, en en présentant ici la description détaillée. » Pour le traitement, il renvoie aussi « à la choroïdite suppurative ».

Que reste-t-il donc pour l’inflammation du corps vitré, si tout ce qui se trouve décrit comme symptomatologie, marche et traitement, doit être rapporté à la ehoroïdite suppurative ?

Macnamara (1 ) pense, avec raison, que les hvalitis idiopathiques non compliquées doivent, si jamais elles existent, être très-rares chez l’homme. Pour moi, l’inflammation de la membrane hyaloïdienne peut être admise. Quant à l’humeur vitrée elle-même, les altérations que nous connaissons jusqu’à présent ne sont que secondaires et proviennent de l’inflammation de la rétine ou de la choroïde, d’épanchements sanguins de ces mêmes membranes, etc. On y trouve aussi des cristaux de cholestérine, des corps étrangers, deacysticerques, etc.

Voici, en résumé, les altérations du corps vitré, que nous aurons à étudier ;

1° Ramollissement simple du corps vitré.

2° Mouches volantes et flocons du corps vitré.

3° Apoplexie générale du corps vitré.

4° Corps étrangers, cysticerques et cristallin luxé.

5° Membranes organisées et vaisseaux dans le corps vitré.

6° Décollement de la membrane hyaloïdienne.

(1) Macnamara, A Marnai ofthe Diseuses ofthe Eye. London, 1868, p. 430.

CORPS VITRÉ

ARTICLE PREMIER

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