‹ Traité des maladies des yeux (volume 3)Chapitre 13 sur 245 · ŒDÈME DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

ŒDÈME DES PAUPIÈRES

Dans les grandes villes, et surtout dans les hôpitaux, l’état atmosphérique et la constitution médicale sont des causes qui favorisent l’apparition de cette maladie.

Les affections morales et des désordres des organes digestifs peuvent contribuer à son développement.

Traitement. — 1. Les soins qu’on doit donner à l’érysipèle simple des paupières ne diffèrent pas de ceux que réclame l’érysipèle situé dans d’autres parties. On saupoudre ces parties avec la poudre d’amidon, on prescrit quelques légers purgatifs, et l’on se borne en somme à la méthode expectante.

Mais l’intervention du chirurgien devient indispensable lorsque la maladie prend un caractère plus grave : quand elle se complique d’un abcès, d’une conjonctivite, d’une kératite, etc.

2. On fera tomber les croûtes, soit au moyen de cataplasmes, soit en les enlevant soigneusement avec des pinces. Puis on couvrira chaque pustule, suivant le conseil de E. Barthez, avec un morceau de papier brouillard fin imprégné ou non de cérat. Quelquefois on pourra les couvrir avec la peau de baudruche gommée, que l’on recouvrira ensuite avec une couche de collodion élastique.

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