CHAPITRE PREMIER
MODE D’EXPLORATION DE LA RÉTINE
Pour explorer la rétine, on doit avoir recours à toutes les méthodes d’investigations propres à nous éclairer sur ses fonctions visuelles; c’est ainsi qu’on s’informera successivement dans quel état se trouve l’acuité visuelle centrale et périphérique. Puis on explorera les phosphènes, la faculté chromatique, de l’œil, et en dernier lieu on soumettra l’œil malade à l’examen ophthalmoscopique.
A. Examen des signes fonctionnels. ’• — 1. Acuité de la vue et champvisuel périphérique. — Les altérations de' la rétine se traduisent le plus souvent et dès le début par un affaiblissement de la vision centrale ou périphérique, et il importe beaucoup d’explorer avec soin le degré d’acuifé visuelle conservée, et de s’informer ensuite si, dans un sens ou dans l’autre, le champ visuel n’est pas rétréci. Il arrive bien souvent que le malade accusé une échancrure très-marquée dans un endroit limité du champ périphérique; cette échancrure ou délimitation partielle de la vue peut être occasionnée par une tache exsudative située dans une partie correspondante de la rétine, qui aurait pu échapper à l’examen ophthalmoscopique, si l’on n’était pas prévenu de son existence par ce symptôme morbide.
2. Faculté chromatique de l’œil. — La perception des couleurs dépend des cônes rétiniens; mais leur nombre est tellement grand dans la rétine, que, malgré les altérations partielles souvent assez prononcées de celle dernière, l’œil conserve la faculté de distinguer les couleurs. Mais certaines formes des rétinites et les apoplexies situées dans la région de la macula peuvent amener des troubles marqués du sens chromatique; c’est pourquoi il est nécessaire d’examiner les malades au moyen de mon échelle des couleurs (1), et de voir surtout si les deux yeux possèdent le même degré de sensibilité pour les couleurs et ses différentes nuances.
3. Héméralopie. — La cécité nocturne ou héméralopie est un état de la vue dans lequel les malades perdent la faculté de voir le soir et la nuit. Cette même cécité se reproduit chaque fois qu’on se trouve dans les lieux obscurs Elle se déclare quelquefois dans certaines localités, sur les navires et dans les casernes sous forme endémique (2), mais le plus souvent elle est congénitale ou syphilitique
PJT) Galezow^i, Du diagnostic des maladies des yeux par la chromatoscopie rétinienne.
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Fig. 281. — Schéma de la position occupée par la macula (*).
L'examen de la macula et de sa fossette centrale est très-difficile, ce qui tient en grande partie à la position qu’elle occupe à l’extrémité postérieure de l’axe optique.
Le centre de la cornée, qui est la plus convexe, correspond à ce même axe. Il en résulte que le reflet de la lampe, qui se fait toujours dans la partie centrale
Ç) ab, ligne horizontale traversant le bord de là papille et le centré de la macula; ci, ligne verticale passant par le bord interne de la macula et s’entrecroisant avec la précédente au point m.
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