Nerf pathétique ( quatrième V SÆ^Jà
pqiréf i fig. 363, 3). — Né en appa- I
renee au sommet de la valvule de __ &È Vieussens, derrière les tubercules JjgjLi \ quadrijumeaux, il paraît provenir, / "'\ '
d’après Vulpian, en partie du ruban lilaiiiimBM de Reil et en partie du pédoncule cérébelleux supérieur. Après avoir con- 2-^BSiilliBll tourné la protubérance et la face ^*S811f|
inférieure du pédoncule cérébral, il 'scsszizxz? longe le bord interne de la grande Fig. 364. — Nerfs de l’orbite j(’).
fente de Bichat, et s’engage dans
l’épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux, au-dessus de l’ophthalmique et endehors du moteur oculaire externe. Il pénètre dans l’orbite par la fente sphénoïdale,.
• et se distribue au muscle grand oblique. Il est remarquable, d’après Claude Bernard, par l’anastomose qu’il offre avec la cinquième paire, que l’on peut distinguer sur la figure ci-jointe (fig. 364).
3. Nerf moteur oculaire externe ( sixième paire). — Il prend naissance immédiatement derrière la protubérance, dans le sillon qui sépare cette dernière du bulbe rachidien. D’après Lockhart-Clarke (1 ) et Duchenne (de Boulogne), ces nerfs prennent
(1) Loekhart-Clarke, Rcsearches on the intimité structure of the Brain ( Philosophicaf transactions). Part. ], 1868, p. 302.
MUSCLES DE L’OEIL
naissance réelle dans les noyaux centraux, qui sont situés en arrière du point de la réunion des pyramides antérieures avec le bord inférieur du pont de Varole, près des fasciculus têres du plancher de quatrième ventricule. De cette façon, il se trouve d’une part au voisinage de la sixième paire du côté opposé, et de l’autre à côté de la septième paire. Vulpian a pu suivre ces fibres jusque dans l’épaisseur de la protubérance; peut-être sont-ce des communications avec le noyau de la troisième paire du côté opposé, et alors on s' expliquerait la simultanéité des contractions de la sixième paire d’un côté et de la troisième paire du côté opposé.
Fig. 365. — Anastomoses du nerf pathétique (*).
Détaché de la masse cérébrale, il se porte en dehors et en avant sur les côtés de la lame quadrilatère du sphénoïde, et s’engage ensuite dans le sinus caverneux entre la carotide interne et le pathétique. Dans l’orbite, il pénètre à travers la fente sphénoïdale, entre les deux tendons du droit externe, dans lequel il se distribue tout entier. Dans des cas exceptionnels, il envoie des ramifications au petit oblique et au ganglion «phthalmique.
Ce nerf s’anastomose dans le sinus caverneux avec le plexus de ce nom et l’ophthalmique.
Physiologie des muscles et des nerfs moteurs de l’œil. — 1 Les trois paires de nerfs crâniens que nous venons de décrire sont destinées à animer les six muscles ■qui concourent aux mouvements de l’œil.
Le nerf moteur oculaire commun fait contracter les muscles droit interne, supérieur, inférieur, le petit oblique et l’élévateur de la paupière supérieure. Les deux troisièmes paires peuvent agir simultanément et faire converger les yeux vers un point qui se trouverait situé sur la ligne médiane ; lorsque, au contraire, on regarde soit à droite, soit à gauche, il y a simultanément contraction de la troisième paire dans un œil et de la sixième paire dans l’autre.
Pour bien comprendre l’action des muscles oculaires, il faut envisager l’œil comme une sphère suspendue dans l’orbite et exécutant les mouvements de rotation autour de son centre. Dans tous ces mouvements, le méridien vertical des deux yeux reste toujours parallèle, mais il peut conserver sa direction verticale, ou devenir oblique, comme nous le démontrerons bientôt.
L’action des muscles oculaires est complexe; ils n’agissent jamais isolément, niais par groupes qui sont en antagonisme les uns des autres. Voici les différentes directions dans lesquelles l’œil exécute ses mouvements :
1 0 Le mouvement de l ceil en dedans et dans le plan horizontal s’exécute à l’aide de trois muscles : droit interne, droit supérieur et droit inférieur; ces deux derniers, comme nous avons vu, s’insèrent par la plus grande partie de leurs fibres en dedans de l’axe optique, et se contractent avec le droit interne.
MUSCLES DE L’OEIL
2° Le mouvement de l’œil horizontalement en dehors se fait par la contraction simultanée de trois muscles, qui sont : le droit externe, le grand et le petit oblique.
î° Le mouvement de Vœil verticalement en haut est produit par l’action combinéedu droit supérieur, de l’oblique inférieur et des fibres supérieures du droit interne.
4° Bans le mouvement de Vœil verticalement en bas, il y a aussi trois muscles qui se contractent ; ce sont : le droit inférieur, le grand oblique, et les fibres inférieures du droit interne.
Dans tous ces quatre mouvements, le méridien vertical conserve sa direction verticale. Les quatre directions suivantes sont accompagnées d’inclinaison du méridien vertical soit en dedans, soit en dehors.
5° Le mouvement diagonal en haut et en dedans s'exécute au moyen de deux muscles : du droit supérieur et du droit interne (fibres supérieures). Le méridien vertical s’incline en dedans.
6° Bans le mouvement diagonal en haut et en dehors, deux muscles y prennent part; ce sont : le petit oblique et le droit externe. Le méridien vertical est incliné en dehors.
7° Le mouvement diagonal en bas et en dedans s’exécute parla contraction dm droit inférieur associé au droit interne.
11 est plus que probable que ce ne sont que les fibres inférieures du droit interne* et les fibres internes du droit inférieur qui se contractent séparément de la masse dedeux muscles, et cette contraction doit s’exécuter au moyen d’un filet nerveux isolé.. J’ai rencontré, en effet, deux cas dans lesquels il n’y avait que la paralysie de ces. parties des muscles sans que les autres portions de la troisième paire aient été endommagées. Le méridien vertical était légèrement incliné en dehors.
8° Le mouvement diagonal en bas et en dehors exige la contraction simultanée dm grand oblique et du droit externe. Le méridien vertical s’incline en dedans.
On voit, par cette exposition, que chaque mouvement de l’œil, dans une des directions verticale ou horizontale, se fait à l’aide d’un groupe de trois muscles qui se. contractent au même degré que les trois antagonistes se relâchent. Les mouvements, obliques, en diagonale, ne se font que par la contraction des groupes de deux muscles, qui ont un nombre égal de muscles antagonistes; ces derniers se relâchent au moment où les autres se contractent, et vice versa.
Dans les mouvements associés des deux yeux, il y a constamment le même nombrede muscles qui agissent dans chaque œil. Si nous fixons, par exemple, un objet placéen face de nous sur la ligne médiane, il y a trois muscles dans chaque œil qui se contractent simultanément ; ce sont : les droits internes, les droits inférieùrs et les. supérieurs.
Quand nous regardons en bas et à gauche, il n’y a que deux muscles qui se contractent dans l’œil gauche ;• ce sont : le grand oblique et le droit externe, et au même* moment l’œil droit se tourne vers le côté gauche et en bas par la contraction du droit inférieur et du droit interne, etc.
Ce n’est que dans ces conditions que la vision binoculaire peut se faire et l’objet, être vu simple, parce que, sous l’influence de la force égale des contractions musculaires dans les deux yeux, l’image de l’objet frappe les points identiques des deux rétines et produit l’effet d’une vision simple. Mais il suffit que, dans un groupe quelconque, un des muscles manque pour que l’équilibre dans les mouvements des deux yeux cesse, et que la diplopie ou vision double apparaisse. L’œil, dans ce cas, prend une direction vicieuse, il se dévie soit en dehors, soit en dedans, ce qui constitue un état pathologique appelé strabisme.
muscles ue l’oeil.