Muscle petit oblique ou oblique inférieur (fig
1 0). — Il s’insère sur le plancher inférieur de l’orbite, un peu en dehors du sac lacrymal et tout près du bord orbitaire inférieur; de là il se porte en dehors et en arrière, glisse entre le globe de l’œil et les muscles droit inférieur et droit externe ; puis il va s’insérer par une large aponévrose au quart supérieur externe et postérieur du globe, au voisinage du bord externe du droit supérieur, et presque en face de l’insértion du grand oblique.
7. Muscles orbitaires. — Des quatre muscles droits et du petit oblique, on voit, d’après Sappey, se détacher autant de prolongements se rendant aux parties correspondantes dn bord orbitaire. Ils portent, d’après cet auteur, les noms de muscles orbitaires externe , interne et inférieur.
8. Aponévrose orbito-oculaire ou capsule de Tenon. — Elle est constituée par une Membrane fibreuse provenant d’un dédoublement du périoste. Tenon (1) était le premier qui l’avait décrite avec soin, puis elle a été mieux étudiée par Hélie (2) et Bichet (3) . Selon Sappey (4), l’aponévrose orbitaire s’irradie, au contraire, du globe de l’œil comme d’un centre, sur les muscles qui le meuvent, puis s’étend jusqu’aux parois de l’orbite et aux bords adhérents des paupières.
Le périoste orbitaire, eh sortant du trou optique (a, fig. 362), tapisse la cavité orbitaire jusqu’à sa base b; là, il se dédouble en deux feuillets, l’un qui se porte en haut sur le front et en bas sur l’os maxillaire, et l’autre qui s’engage dans l’épaisseur de da paupière jusqu’au tarse, pour constituer son ligament suspenseur. En se réflécliis-
(1) Tenon, Mém. d'anat. et de physiol ., 1806, p. 200.
(2) Hélie, thèse de Paris, 1841.
(3) Richet, Anat. méd. chirurg., Paris, 1860, p. 326.
(4) Sappey, Traité d’anat. descript., t. II, lre part., p. 115, 1868.
pyramidal ! 9, sourcilier ; 10, muscle petit oblique de l’œil ; U, muscle grand oblique ; 18, transverse
MUSCLES DE L’OEIL
sant sur elfe-même, la capsule double le cul-de-sac conjonctival, se porte sur le giob de l’œil en avant, jusqu’au voisinage de la cornée (c). Ici elle revient de nouveau •sur elle-même, et se porte en arrière
pour recouvrir l’hémisphère.postérieur du
globe, auquel elfe n’est unie que par uu tissu cellulaire lâche. Arrivée vers le nerf optique e, elle s’épaissit rapidement, et se confond intimement avec la gaine externe, qui peut être considérée comme sa continuation directe.
Il résulte de cette exposition que l’aponévrose orbito -oculaire forme une sorte de cavité close postérieure qui renferme le tissu cellulo-adipeux, les muscles de l’œil, les” vaisseaux et les nerfs. En avant de cette aponévrose se trouve une autre cavité qui est uniquement occupée par le globe de l’œil. Les muscles de l’œil {m,m) sont situés dans la cavité postérieure, au milieu du tissu cellulo-graisseux, et ils ne peuvent s’insérer à la sclérotique qu’âprès avoir franchi la capsule.
Lorsqu’on examine ces organes en détail, on voit que chaque muscle, en sortant de la capsule, est entouré, sur une certaine étendue, d’une gaine aponévrotique; c’est le prolongement de la capsule elle-même.
On comprend dès lors que, pour faire
Fie. 362. — Aponévrose orbito-oculaire (*).
la section d’un de ces muscles, il faut ouvrir préalablement la capsule.
Nerfs moteurs de l’œil. — Les muscles de l’œil sont pourvus de nerfs qui président à leurs mouvements. Les droit interne, droit supérieur, droit inférieur et le petit oblique, reçoivent leurs fibres nerveuses de la troisième paire, tandis que le droit externe possède le nerf de la sixième paire, et le grand oblique le nerf pathétique ou quatrième paire. Examinons chacun de ces nerfs.
\ . Nerf oculo-moteur commun ( troisième paire). . — Ce nerf naît, en apparence, à la faee interne du pédoneufe cérébral, près de l’espace inter-pédon- Fig. 363. — Coupe horizontale pratiquée à la culaire- L’origine réelle de ces nerfs
naissance des pédoncules cérébraux. Origine " ’ ' ” ’ 3 — "rA~
de Foculo-moteur commun, d’après Stil- Hng (**).
est située, d’après Stilling, dans la protubérance, tout près de son bord ante; rieur et un peu au-dessous de l’aqueduc
, . , , de Svlvius (fig.363, 5). Les fibres de ces
deux nerfs s anastomosent sur la ligne médiane, comme cela avait été démontré par Vul-
en un cordon nerveux. De là ce nerf se porte en av la paroi externe du sinus caverneux, au-dessus di dedans du nerf pathétique et de l’ophthalmique de Willis. Il pénètre ensuite dans l’orbite en traversant 8 à
la fente sphénoïdale, entre les deux . . M
tendons du droit externe. C’est dans .
son trajet du sinus caverneux que le '
nerf moteur oculaire commun s’a- ^ nastomose avec l’ophthalmique de ■pÊj^èÊSmÈÊlÊm
Willis, et avec le grand sympathique. "
Arrivé dans l’orbite, il se divise en deux branches : la supérieure, & qui se rend au droit supérieur, et ^ l’élévateur de la paupière supé- % Il ^
rieure, et la branche inférieure, '1
fournissant des filets nerveux aux / I
droit interne, droit inférieur, petit oblique et au ganglion ophlhalmique. 7'^kÊêÿmm . — Comme nous verrons plus loin, .
d’après les faits pathologiques, il doit exister un filet spécial se distribuant dans les fibres inférieures 4 du droit interne et les fibres inter- ^ - .' . £ nés du droit inférieur. ?. - ■sétéÊÈÈ