‹ Traité des maladies des yeux (volume 3)Chapitre 22 sur 245 · AFFECTION PARASITAIRE DU SOURCIL · texte numérisé non relu

AFFECTION PARASITAIRE DU SOURCIL

La paupière inférieure est ordinairement attirée vers l’ulcération et donne lieu à i’ectropion.

Diagnostic différentiel. — L’épithélioma est, de toutes les affections, celle qui ressemble le plus à la syphilide tuberculo-serpigineuse. Toutes deux présentent des bords ulcérés arrondis, durs et engorgés. L’étendue relativement plus considérable de l’affection syphilitique peut seule faciliter le diagnostic. Fano en cite un exemple; un cas analogue s’est offert dernièrement à mon observation, qui présentait tous les signes d’épithéliome. Il a été guéri par l’iodure de potassium administré à l’intérieur et le badigeonnage avec la teinture d’iode.

De larges cicatrices accompagnent d’ordinaire les scrofulides ulcérées, ce qui n’a pas lieu dans les syphilides.

Traitement. — Comme toutes les autres syphilides tardives, les syphilides tuherculo-serpigineuses sont facilement modifiées par l’iodure de potassium porté à la dose de 1 à 5 et 6 grammes par jour, soit seul, soit associé au mercure, suivant les prescriptions de Gibert, Devergie et Bazin.

Comme traitement local, on cautérisera avec avantage à l’aide de l’acide chlorhydrique acétique, ou du nitrate acide de mercure. Le badigeonnage avec la teinture d’iode sera efficacement employé.

Quant aux pommades mercurielles, elles restent le plus souvent sans aucun effet.

Bibliographie. — Cazenave, Traité des syphilides. Paris. 1838. — Devergie, Traité -pratique des maladies de la peau, 2e édit., Paris, 1857. — Simon, Die Hautkrankheiten durcli anat. Untersuch. erlautert. Berlin, 1851. — Wilson, On Syphilis const. andhered., and on sypKiïit. éruptions. London, 1853. — Streatfield, Opht. Hosp. Rep., 1860, V, 2, p. 125.

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