‹ Traité des maladies des yeux (volume 3)Chapitre 8 sur 245 · PUSTULE H ALIGNE, ET AFFECTION FARCINEUSE DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

PUSTULE H ALIGNE, ET AFFECTION FARCINEUSE DES PAUPIÈRES

Pustule maligne. — On a donné le nom de pustule maligne à une affection gangréneuse de la peau se produisant à la suite d’inoculation du pus provenant de cadavres ou d’animaux infectés. Mackenzie et Wells affirment qu’elle n’a jamais été observée en Angleterre, tandis qu’en France, surtout dans la Franche-Comté, en Lorraine et à Paris, elle se montre de temps en temps.

Les cochers, les maréchaux, les bergers, etc., en un mot, tous ceux que leur profession met en contact avec des animaux infectés, y sont particulièrement exposés. Quelquefois pourtant elle paraît se développer à la suite d’une piqûre par des insectes qui se nourrissent de la chair des cadavres.

D’après Bourgeois (d’Etampes), il se forme d’abord une petite induration lenticulaire, qui se transforme bientôt en une ou plusieurs vésicules. La paupière tout entière devient tuméfiée et érysipélateuse, d’un rouge foncé. Deux jours plus tard, la vésicule se transforme en eschare gangréneuse.

Anatomie pathologique. — Les pustules de la peau proviennent de nodosités développées dans le tissu même de la peau. L’examen microscopique fait par Virchow (2) montre une prolifération cellulaire abondante, qui s’étend quelquefois jusqu’au tissu musculaire interstitiel. Au bout de quelque temps, les vaisseaux lymphatiques se prennent sur une grande étendue. D’après les recherches faites par Davaine (3), les pustules malignes contiennent un grand nombre de bactéridies.

(1) A. Guérin, Nouv. Dictionn. de méd. et de chirurg,, t. 11, p. 567. Paris, 1865.

(2) Virchow, Spec. Pathol, und Thérapie, t. II, p. 416, et Simon’s Hautkrank., p. 206.

(3) Davaine, Mémoires de la Société de biologie. Paris, 1865, p. 93.

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