‹ Traité des maladies des yeux (volume 3)Chapitre 94 sur 245 · IBIS · texte numérisé non relu

IBIS

Anatomie. — L’iris, membrane musculo-vasculaire, constitue une sorte dé diaphragme mobile, placé au milieu de l’humeur aqueuse, et séparant en deux chambres l’espace compris entre le cristallin et la cornée; l’une est la chambre antérieure, l’autre la chambre postérieure (fig. 4 48).

On a successivement admis et rejeté l’existence de la chambre postérieure • mais lorsqu’on examine attentivement la figure ci-dessous, on est facilement convaincu que les procès ciliaires, qui font saillie derrière l’iris, ne peuvent pas rester constamment appliqués contre cette membrane, d’autant plus qu’ils sont les seuls organes sécréteurs de l’humeur aqueuse. Cette humeur s’accumule en plus ou moins grande quantité derrière l’iris dans l’état normal ; elle forme une véritable poche ou chambre postérieure lorsque la pupille est obstruée.

L’iris est percé d’un trou circulaire appel é pupille (fig. 4 49). Quoique centrale, cette ouverture incline habituellement un peu plus vers l’angle interne de l’œil; elle paraît noire au grand jour, et rouge lorsque, avec l’ophthalmoscope, on projette une lumière dans le fond de l’œil.

La couleur de l’iris varie beaucoup selon les individus, l’âge et la constitution. Ainsi, les sujets, blonds ont les yeux bleus, les individus à cheveux noirs les ont bruns. Chez les albinos, la pupille, ainsi que l’iris, apparaît rouge, ce qui tient à l’absence du pigment et à la coloration que lui donnent les vaisseaux sanguins.

On distingue dans l’iris les éléments anatomiques suivants :

4 . Les cellules épithéliales de la mem- Fig. 148. — Iris (*). brane de Descemett, qui se portent surla

surface antérieure de l’iris, et peuvent être distinguées jusqu’au bord pupillaire sous forme de cellules hexagonales allongées, et ne présentant qu’une seule rangée, comme l’a très-bien fait voir J. Arnold (4 ). Quant à la membrane séreuse, dont on a longtemps parlé, elle n’existe pas; tout au plus trouve-t-on quelques fibres isolées de la membrane de Descemett, qui se perdent à la surface de l’iris, et non loin de sa grande circonférence.

(1) Arnold, Archiv f.patholog. Anatomie. Bd. XXVII, S. 365.

(*) 1, iris ; 2, cornée ; 3, cristallin.

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