‹ Traité des maladies des yeux (volume 3)Chapitre 95 sur 245 · IRIS · texte numérisé non relu

IRIS

2. La couche pigmentaire est constituée par des cellules étoilées (fig. 1 50) fortement pigmentées, pareilles à celles que l’on trouve dans la choroïde, mais un peu plus petites. Le pigment épithélial n’existe point dans cette membrane.

3. Le tissu interstitiel de l’iris est constitué par un tissu cellulaire lâche, contenant des cellules étoilées, incolores ou pigmentées, et qui constituent comme une sorte de charpente destinée à servir de support aux muscles et aux vaisseaux.

Fig. 149. — Iris et choroïde (*). Fig. 150. — Cellules de pigment (**).

4 . Les fibres musculaires de l’iris sont des fibres lisses ; les unes sont circulaires et constituent une sorte d’anneau ou de sphincter de la pupille. Elles sont surtout rapprochées de la face postérieure. Les autres sont rayonnées, d’après Rouget (1), elles forment à la surface antérieure des creux, des sortes de cryptes, dont le fond est parcouru par de nombreux vaisseaux, et les bords sont formés par les fibres musculaires. Ces dernières se croisent avec les fibres circulaires, près de l’ouverture pupillaire et près de la grande circonférence de l’iris. Au voisinage du bord ciliaire, elles se réunissent, d’après Rouget, en un grand nombre de petits faisceaux très-nettement isolés chez certains animaux (chien, bœuf, mouton), moins distincts chez l’homme. Au lieu de s’insérer au sillon kérato-selérotical, elles s’épanouissent de nouveau et se continuent avec la couche profonde du muscle ciliaire. D’après Kôlliker, Henle et Rouget, les fibres radiées constituent le dilatateur de la pupille.

5. Les vaisseaux de l’iris sont très-nombreux et forment un lacis vasculaire trèsserré, comme le montre la figure 151.

a. Les artères proviennent des ciliaires longues et des ciliaires antérieures. Les premières sont au nombre de deux. Arrivées au muscle ciliaire, elles concourent, avec quelques ciliaires antérieures, à former le grand cercle artériel de l’iris. De ce cercle se détachent des branches postérieures qui se rendent au muscle accommodateur et

(1) Rouget, Note sur la structure de l’œil, et en particulier sur l’appareil irio-choroïdien [Gazette médicale de Paris, 1856). • . ...

(*) c, c, kerf ciliaire se ramifiant dans l’iris; â , nerf ciliaire pliis petit; e, e, vasa eortieosa; h, ligament et muscle ciliaire; ks fibres convergentes dn plus grand cercle de l’iris ; Z, forme entortillée de celles qui sont près de la pupilk- avec les fibres convergentes du cercle plus petit de l’iris ; o, nerf optique.

. (**) fi 9 , Cellules irrégulières avec dentelures' ou prolongements ; ç, q, cellules pigmentaires de l’albinos à forme polyédrique régulière ou irrégulière. (Ch. Robin.)

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