IRIS
des branches antérieures qui se répandent sur l’iris tout entier et aboutissent au petit cercle artériel.
Les ciliaires antérieures ou courtes proviennent des branches musculaires, qui traversent la sclérotique en divers points, et se confondent avec les ramuscules des ciliaires longues pour former le grand et le petit cercle artériel.
b. Les veines de l’iris sont très-nombreuses ; elles vont du bord pupillaire vers la grande circonférence de l’iris, et aboutissent, soit dans les veines du cercle ciliaire, soit dans les veines ciliaires longues postérieures, soit enfin dans les veines ciliaires antérieures, dont une partie se jette dans le plexus veineux ou canal de Fontana.
Dans la vie intra-utérine, ces mêmes vaisseaux forment la membrane pupillaire, qui ferme cette ouverture jusqu’au sixième mois. Sœmmerring, Haller et J. Cloquet l’ont observéé à partir du troisième mois de la vie intra-utérine ; puis elle se déchire vers le centre et s’atrophie progressivement.
6. Les nerfs de Vins appartiennent aux Fig. 151. — Disposition des vaisseaux deux ordres de filets nerveux, comme Claude de l’iris (*). Bernard (1 ) l’a démontré : les nerfs ciliaires
directs, qui donnent la sensibilité à la conjonctive et à l’iris; et les filets indiretcs, c’est-à-dire ceux qui ont passé par le. ganglion ophthalmique, et donnent la sensibilité à la cornée transparente et à l’iris.
Les nerfs ciliaires longs perforent la sclérotique au nombre de deux, et se rendent au muscle ciliaire et à l’iris.
Les nerfs qui constituent le ganglion ophthalmique proviennent de trois sources s nerf moteur oculaire commun , branche ophthalmique de Willis et rameau carotidien du grand sympathique. Les filets nerveux du moteur commun se rendent au sphincter de l’iris, et servent à contracter la pupille ; ceux, au contraire, qui naissent du grand sympathique, se distribuent aux fibres rayonnées, et président à leur contraction, par conséquent à la dilatation de la pupille. Le filet nerveux de la cinquième paire entretient la nutrition, et concourt en même temps à donner la sensibilité à cette membrane. Les expériences de Brown-Séquard tendent à démontrer que l’iris possède la sensibilité directe pour la lumière, et sans intermédiaire du nerf optique.
Développement. — L’iris apparaît à une période avancée de la vie intra-utérine, notamment vers le quatrième mois, lorsque la fente scléroticale et la fente choroïdienne se sont totalement fermées. D’après Àmmon (2) et Ch. Bobin (3), on aperçoit, vers cette époque, l’anneau irien complet tout près des procès ciliaires, qui se développe en même temps que le tenseur de la choroïde. Petit à petit, l’iris s’épaissit et s’élargit de la périphérie vers le centre, et forme une pupille qui se ferme ensuite complètement, et pour quelque temps, par la membrane pupillaire, laquelle ne disparaît, d’après Cloquet, que vers le septième mois de la gestation.
(1) Claude Bernard, Leçons sur le système nerveux. Paris, 1858, t. Iî, p. 86. '
(2) Ammon, Archiv f. Ophthalm. von Graefe. Bd. IV, Abth. 1, S. 124.
(3) Ch. Robin, Didionn. de médecine, 12e édit. Paris, 1865, art. Pupillaire, p. 1249.
MODE D’EXPLORATION DE L’iRIS ET DE LA PUPILLE. BS5
Physiologie. L’iris est une membrane extrêmement mobile ; elle forme une sorte de diaphragme qui, comme nous l’avons dit, sépare la chambre antérieure de la chambre postérieure, et dont l’ouverture pupillaire, en se rétrécissant ou se dilatant, laisse entrer dans l’œil une quantité plus ou moins considérable de rayons lumineux.. H aide, en outre, d après Donders, à l’accommodation.
On regarde généralement cette membrane comme sécrétante, mais cette opinion nous paraît tout à fait invraisemblable. L’humeur aqueuse n’est point sécrétée par l’iris, mais par les procès ciliaires qui font saillie dans la chambre postérieure. Sous n’en donnerons d’autres preuves que l’existence de l’humeur aqueuse dans les cas où l’iris manque complètement.
Nous croyons aussi que l’iris, par ses mouvements continuels exécutés sur la surface du cristallin, sert pour ainsi dire à nettoyer cette surface des dépôts ou des flocons qui pourraient troubler la vue en s’arrêtant sur la capsule cristalline.
Bibliographie. — Rouget, Note sur la structure vasculaire de l’iris et de la choroïde {Gaz. méd. de Paris, 1856). — Leber, Anatomische Untersuch. über die Blutge fasse des menschl. Auges , Wien, 1865, et Journal d’anatomie de Ch. Robin, 1866.