‹ Traité des maladies des yeux (volume 4)Chapitre 49 sur 122 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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maladies de la rétine.

La structure de la rétine ressemble, sous beaucoup de rapports, à celle du cerveau ; les rapports anatomiques el la communication directe existant entre l'un et l'autre de ces organes expliquent aussi la fréquence très-grande d'altération de cette membrane dans lesT altérations cérébrales. D'autre part, les maladies géné-

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raies, el surtout celles qui se traduisent par la dyscrasie sanguine profonde, retentissent tôt ou tard sur la membrane visuelle et amènent des désordres marqués.

La tâche de Tophtlialmologisle devient, à cause de ces rapports pathologiques, très-importante, el il ne suffit pas d'apercevoir les altérations de la rétine et de préciser leur siège exact; ce qui importe surtout, c'est d'indiquer les rapports avec l'état morbide général de l'organisme, de reconnaître si la maladie de la rétine est purement locale, ou si elle dépend d'une maladie du cœur, du cerveau, du sang ; de l'albuminurie, de la glycosurie, de la syphilis, etc.

D'autre part, les maladies de la rétine peuvent souvent dépendre de la choroïde, et ne constituer qu'un phénomène du second ordre, la maladie du système vasculaire de l'œil étant l'affection principale.

Indiquer toutes ces différentes variétés et les étudier surtout au point de vue étiologique, telle sera notre tâche. Le tableau suivant permettra de se faire une idée d'ensemble des nombreuses maladies que nous aurons à étudier :

Les apoplexies de la rétine se déclarent le plus souvent brusquement, et son consécutives à la rupture des parois vasculaires.

Tantôt elles sont idiopathiques et ne sont accompagnées d'aucune autre altération oculaire; tantôt, au contraire, elles ne constituent qu'un épiphénomène d'une autre affection de la rétine et de la choroïde.

Idiopathiques ou sympathiques, les apoplexies de la rétine proviennent tantôt de la rupture d'une artère, tantôt de la déchirure d'une branche veineuse. Nous aurons, dans le premier cas, des apoplexies artérielles ; dans le second, des apoplexies veineuses.

A. Apoplexies artérielles. — Cette variété d'hémorrhagie se rencontre très- rarement; elle peut dépendre de la rupture d'un anévrysme, ou bien elle est consécutive à une dégénérescence athéromateuse des parois des artères.

Les anévrysmes de la rétine sans ou avec rupture sont rares. Le docteur Sous en a observé un exemple.

Mais il est fréquent de rencontrer des apoplexies consécutives aux altérations

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