‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 117 sur 251 · HISTOIRE ET DESCRIPTION DE L'OPHTIIALMOSGOPE · texte numérisé non relu

HISTOIRE ET DESCRIPTION DE L'OPHTIIALMOSGOPE

La question en était là, lorsque Helmholtz vint la résoudre d'une manière tout à fait satisfaisante. En 1851, après avoir expliqué pourquoi la pupille paraît noire dans l'état ordinaire, il démontra que, pour voir la rétine, il fallait se placer sur le trajet des rayons lumineux qui, après l'avoir éclairée, sont réfléchis vers le foyer d'où ils émanent. En se basant sur ces données, il a fait consti'uire un appareil à l'aide duquel on pouvait voir le fond de l'œil et éclairer la pupille. C'est ainsi que l'ophthalmoscope était inventé et la merveilleuse méthode d'exatnen trouvée. 11 restait à perfectionner l'instrument et à l'adapter aux diverses applications.

Avant de donner la description des ophthalmoscopes les plus employés, et qui rendent le plus de services dans la pratique, disons quelques mois delà marche des rayons lumineux dans les yeux examinés et de la formation des images ophthalmoscopiques droites et renversées.

Formation de l'image renversée. - Supposons que l'œil A soit éclairé au moyen d'un miroir concave M, sur lequel est concentrée la lumière de lalampe placée h coté. En admettant que la largeur de la pupille soit assez grande le

Kig. 2GI. -Fonuatiuii d,; lunage ophlhahuoscopiquc renversée, faisceau lumineux qui arrivera dans le fond de l'œil n'éclairera qu'une surface

fo e : Va' f'" "^^^^Vp-'""' i-œ.l,^aura!e: loyer en t a et formeraient l'image renversée de la rétine, si la lentille bicon vexe L n était pas placée sur leur trajet. Mais cette demi re ren7ce

rnT.li. ^ -Limage ainsi obtenue est plus petite que la première

Au risque de nous répéter, insistons sur ce fait aue ch u'p.i noc i i .-n b,c„„ve.e L ,ui ..enverse Tirage du fond de l'œil obL é Vu en' plt 25 cenumetres de cel œil el en l'éclaira.u à l'ai.le du seu réCc eur M V ser'vateur voit en a' 6' celle imase raiuieiuiP d,ii-, • "^""^"^''""^ *•> I "b"

de la leulille bicouvexe L esl de ™ppt e elt ta 4™;!?; et de la rendre aussi plus distincie ° ' ' "-«Porleren fa-

Formation de l'image droite — Pour ni,f»„i„ réiiue il fau. se servir d'une lenliUe biconcave et la n,»"/ la ligure S02, en L derrière le miroir réde nlerr M ^ '

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OPIlTIIALMOSCOlMi.

de la rétine. Les rayons rétiniens sortant de l'œil A seraient réunis en a b' s'ils n'étaient inlerceptés par la ionlillo biconcave I, qui, en vertu de sa pi'opriét^i

tlispersive, les reporte en a" 6"; l'observateur voit donc une image virtuel hde a h plus grande et aussi plus éloif,'née de lui.

Avec les perfectionnements journellement apportés dans la construction des ophtbalmoscopes , le nombre de ces instruments est aujourd'hui assez considérable. Les ayant décrits tous dans notre Traité iconographique d'ophthalmoscupie, nous n'insistons ici quesurceux qui présentent un intérêt vraiment pratique.

Pour faciliter l'étude des différents ophtbalmoscopes nous les avons groupés en quatre catégories :

1° Ophthalmoscopes à main simple {ancien modèle);

2° Ophthalmoscopes binoculaires à amplialion ;

3° Ophthalmoscopes fixes ou à démonstration ;

4° Ophthalmoscopes mobiles à réfraction.

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L Dans le premier groupe se placent les ophthalmoscopes de Frobelius, de Meyerstein, de Coccius, de Zehender, de FolHn, de Panas, de Monoyer, de SteUwag von Cari on, de Desmarres père, d'Aganostakis pour lesquels nous renvovons à la source indiquée plus haut. Nous dirons seulement quelques mots de l'ophthalmoscope de GiUet de Grandmont, qui appartient à notre première catégorie.

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