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EXAMEN DES YEUX AVEC L'OPIITHALMOSCOPE

large pour qu'on puisse examiner le fond de l'œil avec l'oplithalnioscope sans la dilalalion artificielle de la pupille. Mais, pour les personnes encore peu expérimentées, de même que pour l'examen des yeux dont les pupilles sont très rélrécies, la dilatation doit être faite préalablement au moyen d'une solution d'homalropine à la dose suivante :

"if Eau distillée 10 grammes. | Sulfate neutre d'hora atropine. 2 centigr.'

Celle dilalalion est aussi nécessaire pour l'examen à l'image renversée ou droite lorsqu'on veut voir et apprécier les détails des altérations rétiniennes.

L'application de mon oplilhalmoscope à tubes, de même que des instruments fixes de Follin, de Liebreich et de Cusco, exige aussi une dilatation préalable de la pupille.

7. Position du miroir. — Le réflecteur est tenu de la main droite devant l'œil droit, et il est légèrement appuyé contre le bord supérieur de l'orbite et à l'angle interne du nez. En imprimant quelques légers mouvements latéraux, on s'apercevra que le miroir réfléchit une lumière assez vive. C'est cette lumière qui devra être projetée sur l'œil à examiner, pendant que la main gauche de l'observateur maintiendra soulevée la paupière supérieure du malade.

8. Examen des milieux réfringents. — Avant de procéder à l'examen de la papille du nerf optique, on doit s'assurer de l'état des miheux réfringents, et notamment de la cornée, du cristallin et du corps vitré. Pour cela, l'éclairage de la pupille avec le réflecteur suffit le plus souvent : on fait regarder le malade en haut et en bas, à droite et à gauche, et, pendant que cette lumière éclaire la pupille, on cherchera s'il n'existe pas sur sa surface des taches noires ou une sorte d'ombre miroitante. La présence de taches ou stries noires ne peut être expliquée que par les opacités de la cornée, du cristallin ou du corps vitré, ce dont on s'assure par les procédés d'examen propres à chaque membrane. Les milieux réfringents étant opaques, on comprend très bien que le fond de l'œil et notamment la papille du nerf optique, apparaissent comme voilés. *

9. Bifficulté d'éclairer la pupille. — Il arrive quelquefois que, malgré le soin avec lequel il a suivi ces indications, l'observateur ne voit pas la pupille rouge, mais noire. Cela peut tenir, soit à ce que le malade regarde en face, — et alors il y a au centre de sa cornée un reflet lumineux qui recouvre tout le champ de la pupille, — soit à ce que l'observateur qui n'est pas habilué à l'examen ophthalmoscopique regarde de l'œil gauche ouvert et non de l'œil droit, devant lequel se trouve le miroir. On peut s'en assurer en recommandant à l'observateur de fermer l'œil gauche pendant qu'il regarde par le trou du miroir. Pour obvier à la première difficulté, on fait porter l'œil du malade fortement en haut ou de côté ; le reflet étant déplacé dans ces conditions plus que la pupille on aper cevra immédiatement cefle-ci. Dans l'un comme dans l'autre cas, la' dilatation artificielle de la pupille diminuera de beaucoup les difficultés de'l'examen

10. Direction de Vœil examiné. ~ Pour trouver plus facilement la papille on fait regarder le malade en dedans et un peu en haut. Cette condition doit être remplie avant de placer devant l'œil la lentille de 2 pouces 1/4, autrement on aura beaucoup depeine à trouver la papiHe du nerf optique. En efl^et le nerf optique est situé, par rapport à l'axe optique, en dedans et en haut et pour le voir plus facilement, il faut le faire descendre plus bas et un peu en' dehors

OALEZOWSKI, 3e édit oj '

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OPHTHALMOSGOPE.

afin qu'il se trouve en face de la pupille, ce qu'on obtient en imprimant li l'œil la direction indiquée.

11. Position de la lentille. — La lentille, saisie de la main gauche entre le pouce et l'index, est approchée de l'œil observé à une distance égale à son foyer, cl y est maintenue dans une position verticale, tandis que le petit doigt de la m^^me main prend un point d'appui sur la tempe ou sur le front. Pendant que l'œil est éclairé, on interpose la lentille entre le réflecteur et la pupille, de sorte qu'elhi se place en face de la pupille observée. L'observateur verra alors, non plus la pupille ellj3-même, mais l'image de la réline au devant de la lentille. Si cette image n'est pas trouvée, il lui suffit de faire quelques légers mouvements latéraux avec le miroir, d'avancer ou de reculer la lentille pour apercevoir le fond de l'œil.

Afm d'éviter le reflet central de la cornée et du centre de la lentille, qui devient à ce moment très gênant, on n'a, pour l'écarter du champ d'observation, qu'à faire basculer légèrement la lentille dans un sens ou dans l'autre.

12. La première image perçue est le fond rouge de l'œiL Ce sont les vaisseaux de la rétine qu'on doit chercher à y distinguer ; ils se présentent sous forme d'une arborisation très régulière. Ces vaisseaux se divisent dichotomiquement, et l'angle de bifurcation est toujours dirigé du côté de la papille, de sorte que lorsqu'on voit l'angle de bifurcation dont le sommet regarde en haut, on peut être sûr que la papille du nerf optique se trouve en haut, et ainsi de suite.

13. Pour trouver la papille, il faut observer les conditions suivantes : a, l'œil observé doit être dirigé en dedans et en haut, et s'adapter à une grande dislance : 6, après avoir aperçu l'angle de bifurcation des vaisseaux, il faut se déplacer avec le miroir dans le sens où l'on suppose que doit être la papille, c'est-à-dire du côté où est dirigé le sommet de l'angle vasculaire; c, en se déplaçant avec le réflecteur en haut, on verra que l'image rétinienne descend en bas; si, dans ce changement d'image, le fond de l'œil devient plus pâle et d'une teinte moins rouge, on peut conclure qu'on s'approche de la papille du nerf optique, et vice vcrsâ.

14. Si l'image rétinienne n'est pas assez nette, on cherchera à la voir en se rapprochant ou en s'éloignant avec le réflecteur de l'œil observé. En général, l'image renversée du fond de l'œil myope est vue plus distinctement à une petite distance, tandis que l'œil hypermétrope peut être mieux observé à une dislance plus éloignée.

15. On peut reconnaître par l'examen à l'éclairage direct du réflecteur si l'œil est myope ou hypermétrope. La papille du nerf optique peul être vue très distinctement à une petite et à une grande distance, sans le secours de la lentille objective ni de la lentille concave derrière le miroir. Chez les myopes, la papille ne peut être vue qu'à une certaine distance ; tout au contraire, si l'on veut se rapprocher avec le miroh" tout près de l'œil myope, on ne dislingue absolument rien. Un autre signe pour reconnaître la myopie de l'hypermétropie est le suivant : pendant que l'on projette la lumière dans l'œil du malade et qu'on le fait déplacer de haut en bas, on s'aperçoit que dans la myopie les vaisseaux, de même que l'image rélinienne tout entière, suivent les mouvements de 'l'œil; dans les yeux hypermétropes, ces mouvements ont lieu dans

un sens inverse. , e a

16. Pour avoir une notion exacte de l'étal de toutes les parties du fond de

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