CHAPITRE PREMIER
ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE
Anatomie. - Une des parties les plus importantes du fond de l'œil que l'on examine avec l'oplithalmoscope est le point d'émergence du nerf optique appelé pajnlle. *
C'est par l'intermédiaire de ce nerf que l'œil se trouve eu communication avec le cerveau et notamment avec les nerfs optiques.
Pour bien comprendre le rôle physiologique du nerf optique, il faut l'étudier dans ses rapports avec les centres visuels. Nous croyons donc utile de décrire d'abord l'origine de ces nerfs et leurs rapports avec d'autres parties du cerveau, puis nous étudierons la structure intime de la papille et du nerf optique.
A. Origines des nerfs optiques. — Ces nerfs tirent leur origine des tubercules quadrijumeaux nales et testes (fig. 294, f g), qui constituent, d'après les recherches de Magendie, Longet et d'autres physiologistes, le centre principal de la fonction visuelle. De chaque tubercule postérieur se détache une petite bandelette médullaire, qui passe au devant du faisceau triangulaire latéral de l'isthme pour aboutir en avant au corps genouillé interne. En avant et en dehors existe un autre prolongement qui se rend directement au corps genouillé externe.
Le corps genouillé interne est moins volumineux que l'externe, mais il est plus saillant. L'externe forme une éminence oblongue, qui contourne l'extrémité postérieure et inférieure de la couche optique.
Des corps genouillés partent deux racines blanches, externe (e) (fig. 294) et interne (d), se réunissant en une bandelette qui porte le nom de bandelette optique. Cette dernière contourne la face inférieure des pédoncules cérébraux, passe près du bord interne de la grande fente de Bichat, pour se porter vers la base du cerveau. Dans ce trajet elle s'arrondit, se rapproche de la ligne médiane où elle se rencontre avec la bandelette du côté opposé pour y former un large carré, appelé chiasma des nerfs optiques (c).
En soulevant le chiasma et en le portant un peu en arrière, on aperçoit une lamelle grise triangulaire dont le point de départ est l'espace compris entre' les pédoncules des corps calleux ; de là elle se dirige vers le bord inférieur du chiasma et constitue la racine grise des nerfs optiques.
Du bord antérieur du chiasma se détachent deux cordons arrondis qui sont les nerfs optiques; ils se portent en avant, franchissent des trous optiques, et, après avoir parcouru une partie de la cavité orbitaire, ils gagnent chacun le globe de l'œil, traversent la sclérotique dans le segment postérieur et interne et arrivent là à la surface de la rétine pour y constituer la papille.
Dans ce long trajet intra-crànien, les organes centraux optiques sont en rapport avec les organes suivants :
1° Les tubercules quadrijumeaux : avec la glande pinéale au moyen de quatre faisceaux blancs; avec la valvule de Vieusscns, à l'aide de son frein; avec le cervelet, à l'aide des pédoncules supérieurs du cervelet {processus cerebelli ad testes); avec la
ANATOMIE ET. PHYSIOLOGIE
moelle allongée, au moyen des faisceaux antéi'o-latéraux du bulbe, ou du ruban de Reil qui, en s'incurvant au-dessous des tubercules, forme là une sorte de commissure.
2° Les corps genouillés : par leur surface libre avec la cavité des ventricules latéraux, tandis que par l'autre surface ils se confondent avec la face inférieure et postérieure de la couche optique.
3° Les bandelettes optiques : avec les pédoncules cérébraux en haut et en dedans; en bas et en dehors elles sont libres et correspondent aux circonvolutions de la partie interne des lobes moyens. Plus en avant, elles se trouvent en contact avec la membrane perforée et en dernier lieu avec l'os sphénoïde.
Fig. 294. — Origines deâ fibres optiques et leur entre-croisement dans le chiasma (*).
Les recherches de Gratiolet (I) tendent cà démontrer 'que les fibres nerveuses, émanant d'une des racines du nerf optique qui contourne la couche optique, s'épanouissent en éventail dans toute la longueur du bord supérieur de l'hémisphère, depuis l'extrémité supérieure du lobe occipital jusqu'au sommet du lobe pariétal. Rien n'a confirmé cotte assertion.
Depuis, les recherches de Meynert et de Huguenin, quoique contradictoires sur divers points, semblent établir que les nerfs optiques ont des relations avec l'écorce du lobe occipital, par l'intermédiaire des fibres qui, parties du corps genouillé interne, viennent prendre part à la portion postérieure de la couronne rayonnante.
40 Le chiasma est eu rapport, eu haut, avec la membrane qui forme le plancher anté-
(l) Gratiolet, Comptes rendus de l'Académie des sciences, 1854, p. 276.
(*) a, a, c, fibres nerveuses externes qui se rendent directement d'un hémisphère à la moitié externe de la rétine de 1 œil correspondant; 6, b, fibres nerveuses internes s'entre-croisant dans le chiasma et se rendan ta la moitié interne de la rétine de l'œil opposé et f, tubercules quadrijumeaux ; rf, c, corps genouil es. - , noyau du tubercule supérieur, rond, gris rougeatre ; 2, noyau du tubercule antérieur; 3 subs ance blanche qui sépare les deux noyaux ; 4, partie grise servant de communication entre le tubercule du coté oppose. - artère optique antérieure provenant de la cérébrale movenne i ■ m artères optiques moyennes, ou genouillées, provenant du plexus choroïdien. (Galezowski ) ' ' '
NERF OPTIQUE
rieur du troisième ventricule, et en arrière avec le tuber cinereuui. Eu bas, il repr,. sur laglaudc pitnitaire et la selle lurcique.
Les nerfs optiques proviennent directement de deux angles antérieurs du chiasma franchissant les trous optiques, et, après avoir parcouru une partie de la cavitr^ orbitaire, ils pénètrent dans le globe de l'œil, à sa partie postérieure, à 0n>,003 en ddans et O^jOOl au-dessous de l'axe visuel.
Dans ce trajet intra-crànien, il est en rapport, par son bord externe, avec la caj otide interne; puis il passe par le trou optique et la gaine fibreuse, formée par l. insertions postérieures des muscles droits. Dans la cavité orbitaire, il se trouv placé au-dessus de l'artère ophthalmique, qui passe avec lui par le môme tr.ju optique et la croise ensuite de haut en bas et de dedans en dehors. Plus loin, il c-i entouré-des artères et des nerfs ciliaires, et se trouve enveloppé par le tissu cellulegraisseux.
Gaines des nerfs optiques. — Les bandelettes et le chiasma, de même que les nerl^ optiques, sont enveloppés de la membrane vasculaire appelée pie-mère, qui ^ prolonge sans interruption jusqu'au globe de l'œil, constituant ainsi la gaine interne du nerf optique (fig. 295, B).
A la base du cerveau et dans la partie antérieure, l'arachnoïde recouvre la face inférieure des nerfs optiques et du chiasma, mais elle ne dépasse pas le trou optique et ne prend pas part à la formation des gaines du nerf optique.
La gaine externe ou fibreuse, que les allemands appellent gaine durale, en raison
Fig. -295. — Coupe transversale du nerf optique, d'après Ritter (*).
de sa continuité avec la dure-mère, est mobile autour du nerf optique, grâce à tissu cellulaire lâche et délié, qui doit être considéré comme la continuation du tiss cellulaire sous-arachnoïdieu .
La gaine fibreuse ou externe est composée de faisceaux longitudinaux externes e de faisceaux circulaires internes, lesquels cessent à 6 millimètres eu arrière du bulbe. Dans cette dernière portion, les faisceaux extemies se dissocient peu à peu en troi?
(*) A, gaine externe; B, gaine interne; C, tissu celluleux lâche interposé entre les deux gaine?; I), vaisseaux sanguins du nerf; E, vaisseaux centraux; F, vaisseaux les plus étroits du nerf; G, vaisseau delà gaine externe. — Grossissement, 10 diamètres.
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plans : les plus externes, se réfléchissant les premiers eu dehors, forment la couche superficielle de la sclérotique; les moyens, réfléchis ensuite, en forment la couche iuterne; enfin les plus internes réfléchis en de dans constituent, en s'associant à des fibres propres de la sclérotique, une sorte de crible au niveau duquel se tamisent les fibres nerveuses.
La gaîue interne est moins épaisse et moins dense que l'externe ; elle donne des prolongements ou cloisons multiples dans l'intérieiu- du nerf optique, et constitue des canaux longitudinaux dans lesquels sont logées des fibres optiques, réunies ordinairement en faisceaux. La figure 297 représente, d'après Ritter, la section du nerf optique pratiquée à 6 millimètres de la papille, à un grossissement de 10 diamètres. En se rapprochant du trou sclérotical, le nerf optique se rétrécit sensiblement et subit une sorte d'étranglement avant de s'engager dans le globe de l'œil. ^ L'espace qui sépare les deux gaines l'une de l'autre est formé, nous l'avons dit, de tissu cellulaire lâche, mêlé de fibres élastiques. Ces travées faciles à déchirer sont revêtues d'endothélium, et l'histologie s'accorde avec la physiologie pour y voir un de ces espaces séreux, ou bourses incomplètes, dont le rôle est certainement capital au pomt de vue de la circulation lymphatique. Schwalbe la appelé l'espace intervagiual.
Lame criblée. - Le trou sclérotical que franchit le nerf optique est aussi traversé par des fibres scléroticales abondantes se croisant dans tous les sens et formant une sorte de membrane criblée. Cette disposition était évidemment nécessaire pour donner au nerf optique une grande force de résistance à la pression intra-oculaire.
Le nerf optique ne peut donc pas franchir le trou optique en masse, mais chaque fibre ou paquet de fibres isolées passe par une ouverture séparée de la lame criblée La même chose a lieu pour les vaisseaux qui ont des loges et des ouvertures spéciales dans cette même lamelle.
Les fibres nerveuses se transforment précisément au moment où elles vont fraucmr la lame criblée ; jusque-là elles étaient enveloppées de myéline et soutenues par de la névroghe ; mais elles n'avaient point de gaines de Schwann. A partir de la lame criblée, elles se dépouillent de myéline.
En s'épanouissant dans la papille elles se portent, les plus externes autour de la papille elle-même, et les plus centrales, au contraire, s'étendent par le trajet le plus long vers le segment antérieur de l'œil, aux limites de la rétine sensible ^
vascularisation des organes centraux visuels et des nerfs optiques. - Les organes le? r' ""f '''' ^-^-^--e^; reçoivent, comme nous les avons dfcd ' 1^"^ ^ont spécialement destinées (.). Les recherche
d Attutt (de Londres) (2) ont complètement confirmé ma manière de voir et e n es que dans quelques cas qu'il a vu une disposition différente. Ces parHes Icoiven leur nutrition des vaisseaux suivants : icçoivent
10 Une branche artérielle entre dans le bord postérieur des testes et se distribue dans ce dernier ; c'est ïartère des testes ou optique postérieure.
2° Quatre vaisseaux assez volumineux s'engagent dans la hanrlplatf^ +• niveau du bord p„.K,,e„r des pédoncules clrébJux erl lflr j ' DeTx'rr vaisseaux soiil des artères, et nous les désignons sous le nom d 1 , ».o,e„n,,„u ,e„o„,7te. Elles proviennent du "plexus ehoriMleu move„ue°r,l """""/"'r volumineuse ( (Bg. (294), provenant delà cérébrale
40 Quelques rameaux filiformes vont de la pie-mère au chiasma 0 L artère centrale de la rétine est une bra^nche dire^Hère .phthalmique
^es altérations du nerf optiq.e, etc.' (2) Albutt, Med. Tbnesand Gazette, 9 mai 18G8, p. 49G. OALEZowsKi, 30 édit.
NERF OPTIQUE
quelquefois elle provient de la ciliairc postérieure externe. Elle pénètre dans le nei I optique à un centimètre de la sclérotique, et chemine dans son épaisseur au voisinagr de la veine centrale dans une gaine spéciale. Après avoir franchi le trou spécial de la lame criblée, elle se divise au moment d'arriver à la surface de la papille eu deux branches, une supérieure et l'autre inférieure; de là elle se répand sur la rétine cl sert à sa nutrition.
6° Les vaisseaux capillaires ou nourriciers du nerf optique et de la pupille. — Ils sont très nombreux et donnent la coloration rosée à la papille. Les expériences que nous avons établies avec le docteur B. Anger (I) nous ont permis de démontrer que la nutrition du nerf optique est presque complètement indépendante de celle des vaisseaux rétiniens: elle dépend des vaisseaux cérébraux et non de l'artère centrale de la rétine. Longtemps on a cru à tort qu'ils provenaient de l'artère centrale. Actuellement môme, Lcber a accepté cette même opinion erronée et déclare que cela résulte de ses recherches microscopiques.
Rien n'est plus hypothétique que son opinion, et le microscope ne peut rien lui enseigner sur l'origine de ces capillaires. Tout au contraire, les observations pathologiques nous donnent parfaitement raison. Ainsi l'atrophie des vaisseaux rétiniens dans la rétinite pigmentaire n'empêche pas la papille de conserver sa teinte rouge qui provient des vaisseaux méningés. Dans une embolie de l'artère centrale de la rétine, où toutes les branches sont abolies, une partie de la perception lumineuse reste, et elle est due aux vaisseaux qui viennent des méninges à la papille et se répandent dans la partie voisine de la rétine.
B. Structure intime. — La structure des tubercules quadrijumeaux est très complexe, ils sont couverts par la substance blanche, la masse interne est grisâtre. Dans le tubercule postérieur, j'ai pu constater (2) un vrai noyau rond (fig. 294, 1) gris-rougeâtre.
Fig. 296. — Coupe horizontale du chiasma, près de la surface inférieure.
Fig. 297. — Coupe du chiasma, vers le milieu de son épaisseur.
Le noyau du tubercule antérieur est moins accusé, il est oblong (fig. 294, 2), les deux noyaux sont séparés par une substance blanche.
Les corps genouillés sont constitués aussi à l'intérieur par une substance grise, leur enveloppe est au contraire blanchâtre.
Les bandelettes optiques sont composées des fibres nerveuses. Arrivées au chiasma les fibres les plus internes (fig. 29i, d) s'entre-croisent comme l'avait démontré pour
(1) B. Anger, Nouveaux éléments d'anatomie chirurgicale. Paris, 18G9, p. 343.
(2) Galezowski, Sur les allérations du nerf optique et sur les maladies cérébrales. Paris, 1866, p. 31.
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la première fois Wollastou, et se rendent à l'œil du côté opposé, tandis que les fibres les plus externes {c, e) ne s'entre-croisent pas, et se rendent à l'œil correspondant.
Biesiadecki (1) a fait des recherches des plus remarquables sur la structure du chiasma et il est arrivé à cette conclusion que chez certains animaux toutes les fibres des deux nerfs optiques s'entre-croisent et passent de l'hémisphère droit à l'œil gauche et de l'hémisphère gauche à l'œil droit. La figure 295 représente une coupe horizontale faite dans la couche inférieure du chiasma de Bideo vulgaris. Les fibres s'y croisent sous forme de bandes rubanées. La figure 296 présente la coupe horizontale à peu près vers le milieu de l'épaisseur du chiasma, près de son bord inférieur, derrière lequel on aperçoit la section du troisième ventricule.
Cette disposition, qui est ici si bien démontrée chez quelques autres animaux, ne nous paraît pas être la même chez l'homme, et nous maintiendrons jusqu'à nouvelle preuve l'opinion de Wollaston.
C'est Hannover (2) qui fit en 1852 la démonstration anatomique de cette hypothèse de la semi-décussation. Rappelons qu'il admit :
1° L'entre-croisement partiel par un faisceau volumineux qui porte le nom de commissura cruciata.
20 Un faisceau direct, externe, double, allant de chaque couche optique à l'œil correspondant, et qu'il appelle le fasciculiis dexter et sinister.
^ 3" La com7nissura arcuata cmterior, ou faisceau reliant les deux rétines l'une à l'autre, sans dépasser le chiasma, dont il forme le bord antérieur.
40 La convnissura arcuata posterior, qui unit d'une façon analogue les deux couches optiques, sans envoyer aucune fibre vers les yeux. 50 La co7nmissura ansata qui n'est en réalité qu'un tissu conjonctif formant gaine
clU 01113,31110,.
Outre cette dernière espèce de fibre dont la nature est aujourd'hui déterminée, il faut bien dire que Ion a fort contesté la commissura ante^nor. Plusieurs auteurs ne ont pas rencontrée et Nicati (3) en explique l'illusion par la courbe arrondie que font les- deux faisceaux optiques en s'abordant très obliquement. Pourtant il existe dans la science des observations très démonstratives, comme celle que Nélaton communiqua en 1833 à la Société anatomique. ^^eiaton
En somme, malgré les travaux de Biesadecki, de Michel, de Brown-Séqnard la p upar des auteurs admettent encore la semi-décussation. Elle explique la gSli J d fai s d^hemiopie. Quant aux amblyopies croisées et aux héml>pls unîlatl aT s elle s expliquent, comme l'a montré Charcot (4), par ce fait que l'Ltre-croisemen; partiel au chiasma s'achève au niveau des tubercules quadrijumeaux A ces tu^er cules en etîet arrivent des fibres internes, qui viennent d lTr «ne opposée ei 8'entre.croisent sur la ligne médiane. opposée et
Physioloffie. - Le nerf optique est le nerf exclusif de la vision et nul autrp no peut le remplacer dans ses fonctions, c'est au moyen de ce nerf miP il lumineuses de la rétine se transme'ttent au cenle nerveux visTe Magendie ont démontré que le nerf optique est complètement in ensible auxl t tions mecamques. Lorsqu'on le coupe, comme, par exemple dan^ i î! TV T
(2) Hannover, Ueber den Bau de, Chin.Tr l- ' ^ri^^^^' P- ^6 •
(3) Nicati, Arch. de phy^ioZ^mT^^^^ ^"^'^ ^''^''^^
(4) Charcot, m Rendu, Des anesthésies spontanées, thèse d'agr. 1875.
la rétine qui forme uu punctum cœcuin dans le champ visuel, c'est la papille du nerf optique.
11 parait aujourd'hui démontré que les tubercules quadrijunieaux et les couches optiques sont les centres réflexes. Les premiers auraient sous leur dépendance les réflexes visuels d'ordre supérieur, c'est-à-dire les réactions pupillaires, les déplacements du regard ; les secondes seraient le siège des réflexes moins importants : clignotement, mouvements de la face et de tout le corps.
Quant aux centres optiques psychiques, de nombreuses observations semblent établir que c'est dans l'écorce des lobes occipitaux qu'il faut les chercher. Munk 1877), Ferricr (187G), Dalton (1881) localisent ce centre dans le gyrus angulaire. Luciani et Tamburini (1879) observèrent des troubles visuels après l'ablation de petites portions de l'écorce de la deuxième circonvolution occipitale.
La pathologie a confirmé les données de la physiologie. Dans ses dernières recherches von Monakow (1) tire les conclusions suivantes :
« Les fibres optiques réunies forment dans la substance blanche de la portion occipitale du cerveau un faisceau homogène qui passe le long des fibres du corps calleux ou du tapetum et se termine dans l'écorce des circonvolutions occipitales, plus spécialement dans celles du coin, du lobule lingual et de la circonvolution descendante. »
Enfin Seguin (2), de New-York, par l'examen de 45 observations d'hémianopsie corticale, localise aussi le centre psycho-optique dans le coin, c'est-à-dire dans ce lobe triangulaire situé à la pai'tie postérieure de la face interne de l'hémisphère limité par les scissures calcarine et occipitale externe.