MALADIES OCULAIRES QUI EXEMPTENT DU SERVICE MILITAIRE
HO. — La destruction, la division (coloboma) plus ou moins étendue de l une ou de l'autre des paupières, lorsqu'elle compromettent la protection du -lobe oculaire.
m. — Les cicatrices vicieuses, les adhérences des paupières, soit entre elles aiikyloblépharon), soit avec la conjonctive (symblépharon), qui {gênent la vision ou entravent notablement la mobilité de ces voiles membraneux.
Service auxiliaire. —7. Le symblépharon qui, sans amener une grande gène dans les mouvements des paupières, n'est pas un obstacle à la fonction visuoUc.
112. — Le renversement des paupières en dedans (entropion) s'accompa- ^luint du frottement des cils sur la cornée; le renversement en dehors (ectropion), assez prononcé pour déterminer du larmoiement ou nuire à la physionomie.
H3. — Los tumeurs, assez volumineuses pour être gênantes et pour produire une difformité. Les chalazions, petits kystes qui se montrent au niveau du cartilage tarse et dont la guérison s'obtient à l'aide d'une opération facile et sans gravité, ne sont pas une cause d'exemption.
114. — La blépharite ciliaire, avec atrophie ou perte des cils, épaississement ■ t déformation du bord palpébral qui laisse l'œil sans protection contre les . orps étrangers. Cette affection est quelquefois simulée à l'aide de l'arrachement des cils, de la cautérisation et de l'irritation du bord palpébral, mais l'Ile se reconnaît à l'aide de ses caractères de chronicité: épaississement, induration, traces cicatricielles, éversion de la paupière.
Service auxiliaire. — 8. La blépharite ciliaire, ancien ne, sans renversement des paupières.
\ lo. — Le trichiasis, assez développé pour entretenir une irritation constante de la cornée, se range également au nombre des causes d'exemption.
H6. — La chute de la paupière supérieure ou ptosis, suite de paralysie romplète du releveur de la paupière supérieure, liée le plus souvent à la |)aralysie du moteur oculaire commun; la blépharoptose, dépendant d'une altéi^ation de la paupière, ou d'une insuffisance congénitale ou acquise du muscle l'éleveur déterminée par une lésion du muscle ou du filet nerveux qui l'anime, s'opposent à l'incorporation dans l'armée. Le prolapsus produit par lin gonflement inflammatoire, l'œdème ou toute autre affection passagère ne < tonnent pas droit à l'exemption,
HT. — La paralysie de V orhiculaire des paupières se rattache à la paralysie faciale. Si elle existait isolément, elle ne serait une cause d'exemption que dans lo cas où l'on constaterait l'impossibilité de l'occlusion des paupières.
118. — Le hli'pharospasme est le plus souvent symptomatique d'une affection (ifulaire et subordonné, comme motif d'exemption, aux lésions qui l'occasionnent. Il est alors compliqué de photophobie. Le blépharospasme se rattachant à une névrose du nerf facial, qu'il soit continu ou intermittent, ne i rée l'incapacité de servir que s'il trouble la fonction visuelle.
Cette affection peut être simulée ou provoquée en introduisant un corps l'trangcr entre les paupières. On examinera donc attentivement les replis de la muqueuse palpébrale, où l'on trouvera quelquefois lo corps du délit. Si le hh'pharospasme est symptomatique d'une lésion de la cornée ou de la réline, •'n écartant les paupières et en exposant l'œil à une vive lumière, on aug-
montera la photopliobic et l'on provoquera le iurmoienient. Le diagnostic est plus embarrassant dans les cas où le l)iépharospasme tient à une névrose, et il faut alors recourir à l'enqucHo. '
Los lésions des paupières motivant roxeniption ne donnent lieu à la ivformo que dans le cas où leur incurabilité a été reconnue.
119. — Maladies des voies lacrymales. —Los lumeurs de (a (jlande lai^ryuuil, l'cndent impropre au service militaire. g
120. — Le larmoiement ou &piphora (■hroniquc est un motif d'exemption, s'il est suffisamment développé pour constituer une infirmité. Les affections principales qui le déterminent : la déviation et l'obstruction des points lacrymaux, l'oblitération ou la coarctation des conduits lacrymaux ou du canal nasal, sont susceptibles do guérison et n'entraînent qu'exceptionnellement lu réforme.
11 est souvent difficile de constater ces lésions devant le conseil de révision ; on n'a ni le temps ni la facilité de pratiquer le catliétérisme et l'injection de ces conduits pour asseoir un diagnostic certain. Mais on observe généralfinent, avec le larmoiement, une blépharite du bord de la paupière inférieur.' cori'espondante, qui sert à éclairer le diagnostic. Dans le cas où l'oblitération est au-dessous du sac lacrymal, en pi^essant celui-ci avec le doigt on faii, souvent, refluer un liquide purulent, par les points lacrymaux.
121. — La dacryocystite chronique, la tumeur et la fistule lacrymales, qui sont aussi la conséquence de l'oblitération ou de l'obstruction du canal nasal, présentent les mêmes conditions d'inaptitude au service. Toutefois, le renvoi de l'examen du sujet à la fin et avant la clôture des opérations du conseil sera demandé, dans les cas d'inflammation aiguë du sac lacrymal, pouvant se teimincr sans laisser de traces, l'admission à la réforme doit être réservée aux malades réfractaires à tout traitement. 11 est bon de se rappeler qu'il existo quelquefois, à l'angle interne de l'œil, des abcès ou des trajets fistuleux inil' pendants des voies lacrymales et sans gravité, n'exigeant pas l'exemption.
122. — Maladies de la conjoiNCtive. — La conjonctivite aiguë grave, l'ophthalmie purulente ou blennorrhagique, nécessitent le renvoi de l'exameu à la fin des opérations du conseil de revision, en raison des accidents sérieux qui peuvent être la suite de ces affections.
123. — La conjonctivite chronique dépend souvent de causes professionnellt et guérit d'elle-même lorsque le sujet vient à changer de manière de vivre. Elle ne doit être admise comme cause d'exemption que lorsqu'elle est sous l'influence d'une constitution strumeuse. Quelquefois elle est aussi entretenue par spéculation.
La conjonctivile ou ophtalmie granuleuse, affection contagieuse, longue i l difficile à guérir, fréquente en Algérie, motive toujours l'exemption, mais n'entraîne la réforme que si elle est compliquée d'altérations incompatible s avec la vie militaire.
127. —Maladies de la caroncule lacrymale. — L'Aj/pcr/rop/u'c (encanlhis) et la dégénérescence de la caroncule motivent l'exemption. La réforme est subordonnée au résultat du traitement.
128. — Maladies de la cornée. — Les plaies de la cornée qui sont de nature à laisser des troubles importants de la vision déterminent l'exemption.
129. — Les kératites vasculaire, panniforme, interstitielle ou j'^ro fonde, celles
MALADIES OCULAIRES QUI EXEMPTENT DU SERVICE MILITAIRE. 943 qui sont compliquées d'abcès ou d'ulcérations, rendent impropre au service. On doit en excepter les kératites superficielles, phlycténulaires, les ulcéralions légères, périphériques, qui ne portent pas atteinte à la vision. , 130. En général, les opacités périphériques de la cornée, à moins d'être étendues, gênent peu la vision, tandis que les opacités centrales, même légères, amènent une diffusion plus ou moins grande des rayons lumineux. Elles sont des causes d'exemption lorsque le sujet étant exposé à une grande lumière venant de face, elles abaissent l'acuité de la vision au-dessous de un quart.
Des simulateurs ont essayé d'induire en erreur en produisant des taches cornéennes à l'aide du nitrate d'argent ; ces taches sont grisâtres, superlicielles, et disparaissent promptement ; il suffit d'un peu d'attention pour les reconnaître.
131. — Le staphylôme pellucidc (cornée conique et globuleuse) et opaque nécessite l'exemption et la réforme, en raison des troubles visuels qu'ils déterminent.
Service auxiliaire. — 9. Les opacités de la cornée, les exsudats de la pupille qui ont abaissé l'acuité visuelle d'un côté au-dessous de 1/4, l'autre œil ayant conservé une acuité normale ou égale à 1/4.
132. — Maladies delà sclérotique. — Le staphylôme antérieur de la sclérotique, lésion consécutive à une altération grave des parties profondes de l'œil et caractérisée par des bosselures bleuâtres développées autour de la cornée, entraîne l'incapacité de servir.
133. — Maladies de l'iris. — Les vices de conformation congénitaux ou accidentels de l'iris, son absence, sa division (coloboma), son décollement, sa déchirure, la multiplicité des pupilles, déterminent l'exemption et la réforme, suivant le plus ou moins de troubles qu'ils apportent dans la vision. Un décollement limité, une division peu considérable du l)ord iridien sont sans influence sur la fonction visuelle.
134. — Les adhérences de l'iris avec la cornée {synéchies antérieures), les adhérences avec la capsule cristalline [synéchies postérieures) compliquées d'atrésie ou d'occlusion de la pupille, sont comprises au nombre des causes de l'exclusion de l'armée.
135. — Le myosis est la conséquence de diverses aflections dout quelquesunes (maladies de la moelle et du cerveau) peuvent rendre impropre au service militaire, mais par lui-même il n'est un motif d'exemption que si la pupille est immobilisée par des adhérences.
136. — Ld^mydriase est fréquemment le résultat d'alTeclions oculaires graves: glaucôme, atrophie de la pupille, etc., elle se lie assez souvent à la paralysie de la troisième paire; d'autres fois elle est traumatique ou succède à un refroidissement, etc. Dans les deux premiers cas, l'incapacité de servir est déterminée par la maladie principale; la mydriase idiopathique n'est pas une cause d'exemption. 11 n'est pas rai'e que cette affection soit simulée. Le doute n'est possible que s'il n'existe, comme dans la mydriase rhumatismale et quelques affections amblyopiques, aucune autre lésion appréciable que la dilatation de l'iris.
Dans la mydriase provoquée par des agents mydriatiqucs, la pupille est fortement dilatée et immobile, même lorsqu'on fait contracter l'autre pupille
avec uno vive lumière, la dilatation pupillaire est également ti-ùs 1..^,.^,,,^,^ dans lo glaucôme et dans certaines amauroses ; mais elle est généralement modérée dans l'amblyopie, et la pupille se contracte, quoique plus faiblemeni , sousl'inlhience de l'excitation de la rétine de l'ceil sain. Lorsqu'on a de for^ s présomptions pour soupçonner la supercherie, on fait isoler le sujet pendant un certain temps et on le met dans l'impossibilité de recourir aux niydi iatiques. S'il y a simulation, on ne tarde pas à voir la pupille se resserrer.
137. — Le tremblement de /'iris a peu d'importance par lui-môme, mais il s.; rattache à des affections : hydrophthalmie, liquéfaction du cori)S vitré, luxiition ou atrophie du cristallin, qui sont des causes d'exemption.
138. — L'iritis chronique, toujours compliquée d'adhérences avec la capsule du cristallin, qui entravent les mouvements de l'iris ou exposent à des névralgies et à des rechutes inflammatoires, nécessite l'exemption et la réforme.
139. — Maladies du cristallin. — La luxation du cristallin, son extraction ou sa résorption à la suite de la déchirure de la capsule cristalline, sont des motifs d'exemption. Elles n'entraînent la réforme que si elles atteignent l'œil droit.
140. — Les opacités du cristallin rendent impropre au métier des armes. Les exsudais, les dépôts uvéens sur la capsule cristalline, qui obstruent le
champ pupillaire de manière à réduire l'acuité visuelle à 1/4, motivent l'exclusion.
141. — Maladies du corps vitré. — Les corps étrangers, logés dans le vitreum, les opacités fixes ou flottantes provenant d'hémorrhagies ou d'affections oculaires qui peuvent être aggravées par la vie militaire, sont compris dans les cas d'exemption.
Il en est de même du ramollissement du corps vitré (synchisis) qui existe avec les corps flottants et reconnaît les mêmes causes, et du synchisis étincelant, qui trouble plus ou moins la vision.
142. — Maladies de la choroïde. — La choroïde offre quelques anomalies congénitales qui peuvent entraîner l'incapacité de servir : le coloboma, qui,, généralement, complique la division congénitale de l'iris, s'il est assez étendu pour produire des troubles fonctionnels importants ; l'absence du pigment de l'iris et de la choroïde, qu'on observe chez certains albinos, qui, pour ce motif, supportent mal une lumière vive et recherchent une demi-obscurité.
143. — Les différentes formes de choroïdite : Viridochoroïdite, le glaucome,. les choroïdites exs7.idative, spécifique, etc., sont des affections graves qui altèrent le plus souvent la vision et empêchent l'admission dans l'armée. Mais toutes, n'exigent pas la réforme, et avec un traitement rationnel on en obtient quel- (juefois la guérison.
144. — Les tumeurs de la choroïde, bénignes ou malignes, kystes hydatiques, sarcômes ou mélanosarcômes, etc., ont une marche progressive d'où résulte l'affaiblissement ou la perte de la vision, et l'impossibilité de servir.
145. — Maladies de la rétine et du nerf optique. — Les affections de la rétine et du nerf optique entraînent généralement l'exemption, et souvent la réforme est nécessitée par leur incurabilité. Parmi elles se rangent les diverses variétés de la rétinitc : séreuse, parenchymateuse, piginentaire ; les rétinites symplomatiques de l'albuminurie, de la glycosurie et de la syphilis, qui produisent presque constamment une altération de larétine et un trouble foncti onn el consi d érable .
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140. — Le dècollemenl de la rétine, même très limité, qui a beaucoup d»^ lejidanct! à s'étendre et à amener la cécité.
147. — LAnc'vro-ré(inileet\-à névrite optique, V atrophie du nerf opti([ue, qui laissent presque toujours à leur suite un affaiblissement plus ou moins grand de la vision.
Au début de ces alTections, les lésions anatomiques, peu prononcées, ne sont quelquefois pas en rapport avec les troubles visuels accusés par les malades. On doit donc être trùs circonspect et demander le complément du diagnostic aux symptômes fonctionnels.
148. — Amblyopic. IndépendammeuL des aJTcclions précédentes, qui déterminent dos altérations inatéi'ielles des milieux et des membranes de l'œil faciles à reconnaître, il existe des troubles de la vision, amblyopies par inLoxication, par action réflexe, etc., daiis lesquels l'ophtalmoscope ne révèle aucune lésion anatomique. Dans ces cas, plus que dans tout autre, on ne doit pas négliger, après avoir déterminé l'acuité de la vision, d'examinev l'étendue du champ visuel, (|ui est souvent rétréci, et le sens des couleurs.
Il faut se mettre en garde contre les erreurs qui peuvent résulter des anomalies de forme et de coloration de la papille, que l'on prend, parfois à tort, pour des états pathologiques ; et on ne doit attacher qu'une importance relative à la dilatation de la pupille, qui est quelquefois peu prononcée dans l'amblyopie, fait souvent défaut, et peut être provoquée par des agents mydriatiques.
L'amblyopie est souvent exagérée ou simulée. Lorsqu'on s'est assuré qu'elle n'est la conséquence ni d'une amétropie, ni d'un trouble de transparence des milieux de l'œil et de leurs surfaces de séparation, ni d'alï'ections du fond de l'œil, et qu'on soupçonne la simulation, on aura recours aux moyens que nous indiquerons au chapitre suivant.
149. — Vhéméralopie épidémique est de courte durée et n'exempte pas du service; mais il y a des héméralopies qui sont symptomatiques de la rétinite pigmentaire (et d'autres altérations des membranes profondes) et qui, comme •ctte alîection, rendent impropre à la vie militaire.
150. — Anomalies de la réfraction. — Amétropies. — La myopie iirdgidièref ronnue aussi sous le nom défausse myopie et occasionnée par des rétractions musculaires, par le staphylôme transparent de la cornée (cornée conique), par des déplacements du cristallin, par une hydrophthalraie ou un état de -pasme permanent de l'accommodation, est une cause d'exemption et de réforme. La myopie vraie ou n'gidière ne rend impropre au service qu'autant qu'elle est supérieure à 4/6 (six dioptries), ou compliquée soit d'insuffisance musculaire ou accommodative, soit de lésion du fond de l'œil.
La mesure du degré de myopie doit être faite avec l'optomètre ou avec lOphthalmoscope. (Cette dernière méthode meta l'abri de toute erreur provenant d'une exagération volontaire.)
Service auxiliaire. — 10. La myopie comprise entre 1/6 et 1 /4 (six à neuf diopii ies), sans complication d'amblyopie ou d'altérations pathologiques des mem- 1 lianes profondes.
L'il. — \: hypermétropie doit être considérée comme une cause d'amblyopie
I manente irrémédiable ; elle motive l'exemption et la réforme toutes les fois
MiK^ l'acuité visuelle est inférieure à 1/4 à droite ou 1/12 à gauche. La consiHlation de l'hypermétropie suffit, sans qu'il soit besoin d'en préciser le degré.
GALEZOWSKI, 3e édit. (.^
On la l ecomuilt à l'aide du miroir. On doit distinguer nettement l'image droite du fond de l'œil, la pupille n'ayant pas été dilatée, en se tenant à une dislance de 10 à 15 centimètres de l'œil.
152. — \j astigmatisme, qui complique habituellement la myopie et Tliypermétropie, confère l'exemption et la réforme lorsque, comme cette dernière atlection, il amène l'acuité visuelle au-dessus de 1/4 à droite, et de 1/12 à gauche (1).
Service auxiliaire. — 11. L'iiypcrmélropie aiiaissant l'acuité visuelle au-dessous de 1/4, et susceptible d'être corrigée par des verres,
153. — Maladies du globe oculaire. — Lci perte et la désorQamsalion de l'œil, son atrophie, si elle s'accompagne d'une diminution notable de la vision, déterminent l'exemption et la réforme.
Vatrophie congénitale est compatible avec la vie militaire lorsqu'elle est peu prononcée, mais elle donne lieu ordinairement à l'hypermétropie, qui peut être une cause d'exemption.
154. — Los alï'ections hydrophthalmiques, les tumeurs intra-oculaires, amènent parfois un développement considérable de l'œil, désigné sous le ijoin de buphthalmie, constituant une difformité choquante jointe aune altération considérable de la vision, qui entraîne l'exemption et la réforme.
ioo. — Vexophthalmie, qu'elle soit produite par la présence d'une tumeur de l'orbite ou par vme maladie générale (goitre exophthalmique), motive l'exemption, et exige la réforme lorsqu'elle est au-dessus des ressources de l'art.
156. — Maladies des muscles de l'œil. — La paralysie et la rétraction des muscles de l'œil se confondent, au point de vue de l'aptitude au service militaire, avec le strabisme qui en est la conséquence.
157. Le strabisme motive l'exemption et la réforme, lorsqu'il détermine à droite une acuité visuelle inférieure à un quart ; à gauche, inférieure à un douzième ; ou une diplopie permanente, ou une diminution de la moitié environ de l'angle temporal du champ visuel de l'œil dévié. On simide quelquefois le strabisme. En cas de doute, on fait subir une longue épreuve à l'individu soupçonné de fraude, et on le met au besoin en observation pendant toute la séance du conseil de revision.
La fatigue ne tarde pas à triompher des efforts qu'il fait pour maintenir la
déviation de l'œil.
Service auxiliaire. — 12. Le strabisme à un degré incompatible avec le service armé, lorsque la vision de l'œil dévié n'est pas sensiblement altérée.
158. — La diplopie résulte d'un dérangement dans la symétrie des axes visuels, et s'observe le plus souvent avec le strabisme paralytique. Elle est quelquefois l'annonce de l'ataxie locomotrice. Dans les deux cas, elle détermine Vinaptitude au service militaire.
159. Le mjstagmus léger gêne peu la vision, mais, si les oscillations de l'œil sont précipitées, elles s'opposent à la vue fixe des objets et constituent une inlirmitc qui entraîne Vexemption. On a cité des cas de simulation, mais ils sont rares, et en soumettant le sujet à une observation prolongée, on re marque bientôt dans les oscillations une irrégularité qui démontre la fraude.
(1) Lire dans les Archives de médecine milit., la description d'un procéd(^^ simple et pratique imaginé par le professeur Chauvel pour constater et mesurer Ustigmat..me devant les conseils de revision.
DES MALADIES OCULAIRES SIMULÉES