‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 240 sur 251 · DÉVELOPPEMENT DE L'IRIS · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT DE L'IRIS

l'onde de la fente préciistallinienne dont nous avons parlé plus haut. L'iris contient une substance propre qui émane de roculo-pie-mère, et un épithélium postérieur, qui est une expansion de la rétine. La substance propre de l'iris se développe par un bourgeonnement qui s'insinue dans la portion antérieure de la capsule vasculaire du cinstallin. Cette capsule est ainsi dédoublée en deux lamelles secondaires : la postérieure, qui reste entre l'iins et le cristallin ; l'antérieure, qui est préiridienne, sauf au niveau de la pupille, où la fusion persiste. La lamelle antérieure forme la membrane pupillaire.

Le développement de Vins est postérieur à celui de la choroïde ; cette membrane apparaît, d'après Valentin, vers le milieu ou à la fin du troisième mois, et selon Arnold, déjà dans le cours de la septième semaine.

L'iris apparaît sous la forme d'un anneau étroit, transparent, incolore et parfaitement clos, sur le bord antérieur de la choroïde, et peu à peu il s'étend de dehors en dedans. Arnold fait provenir l'iris d'une expansion membraniforme des longues artères ciliaires ; de même qu'il considère la choroïde comme une expansion merabraniforme des ciliaires courtes. Rathke, qui observa l'iris sur la couleuvre, y vit un prolongement immédiat de la choroïde.

Lorsque l'anneau iridien s'accroît en s'approchant du centre, on voit peu à peu se former à la face antérieure des cercles qui donnent à la face antérieure un aspect an- ^, nelé. C'est au dixième mois que commence le ^^^^^^ "iMfl,^

développement des fibres radia ires. ^f*"''-' /r^\

L'iris est constamment recouvert par la mem- i u * v' \

brane pupillaire mince, qui nait du cercle ciliaire \§^'t ' M

et du tenseur de la choroïde, passe au devant de

l'iris et arrive à la pupille, qu'elle oblitère peu- c"^-- "

dant quelque temps (lig. 477).

La membrane pupillaire s'applique de plus en ' " -^

plus exactement sur la face antérieure de l'iris au commencement ou vers le milieu du dernier

mois de la grossesse; elle se soude à l'iris en j,;^. ^,,^,,3^^^, ^^pil. plusieurs endroits, tandis qu'elle y adhère moins lalrc. fortement dans d'autres.

11 résulte de là des plis dans la membrane pupillaire, qui deviennent de plus en plus minces par suite de l'oblitération des vaisseaux; ces plis préparent le développement du réseau transparent, dont l'apparition est ordinaireraént, d'après von Ammon, le dernier acte de l'iridogenèse chez le fœtus. Cette membrane est constituée, d'après Ch. Robin, dès son apparition, par une substance amorphe, parcourue par un réseau A-asculaire ; elle disparait ordinairement vers le premier mois de la vie fœtale.

Lorsqu'on examine l'iris d'un enfant mort peu avant terme, on trouve au bord pupillaire des franges minces et courtes, qui sont fluctuantes dans l'eau. Ce tissu est formé d'une substance amorphe, renfermant les débris des vaisseaux oblitérés, qui n'est autre que la membrane pupillaire.

Il existe, d'après von Ammon, une membrane choroïdo-uvéenne, qui, après avoir enveloppé les procès ciliaires, lorsque l'iris n'existe pas encore, couvre en avant la capsule antérieure sous forme d'une membrane complètement close* elle recouvre plus lard la face poslérieure de l'iris, s'y unit étroitement, de-

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