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PARALYSIE DE L'ORBICULAIRE DES PAUPIÈRES

ment de ce nerf avec celui du côté opposé sur la ligne médiane dans la protubérance. Dans le conduit auditif interne les trois nerfs se séparent, le nerf facial et celui de Wrisberg pénètrent dans l'aqueduc de Fallope. Ici, le premier devient coudé en forme d'S, et y constitue le ganglion géniculé, d'où s'échappent le nerf grand pélreux superficiel et le petit pétreux superficiel (voy fig. 57. Le nerf facial communique par les deux nerfs pétreux ainsi que par la corde du tympan avec la cinquième paire; avec la pneumogastrique dans le canal osseux du temporal, et, au sortir du crâne, par le trou stylo -mastoïdien, avec le glosso-pharyngien ; puis il se distribue sur la face. Les fdets anastoniotiques du pneumogastrique lui donnent une sensibilité directe, comme l'a prouvé Claude Bernard.

La connaissance de ces rapports anatomiques permet de diagnostiquer plus facilement le siège de l'altération. En voici quelques signes distinctifs :

Lorsque l'affection occupe l'origine du nerf ou un point quelconque de son trajet intracrânien,il y a ordinairement affaiblissement ou perte de l'ouïe du même côté. Quand c'est une partie du nerf facial située dans le canal de Fallope, soit au niveau du ganglion géniculé, soit au-dessus, qui est atteinte, on observe ordinairement la déviation du voile du palais. Si la cause de la paralysie est audessous du ganglion géniculé, dont se détachent les nerfs pétreux, le voile du palais n'est point paralysé.

Lorsque l'altération envahit le nerf facial dans la portion verticale de l'aqueduc de Fallope, le nerf du muscle de l'étrier qui s'en détache est le plus souvent atteint, ce qui donne heu à une exaltation de l'ouïe, à des bourdonnements d'oreilles, etc. Ces phénomènes s'expliquent par une perturbation des mouvements des osselets du tympan.

La paralysie delà septième paire est accompagnée par moments de douleurs s'irradiant le long de ses branches terminales; le facial recevant sa sensibilité au niveau du canal osseux temporal et au sortir du crâne par ses anastomoses avec le pneumogastrique et le glosso-pharyngien, la sensibilité indiquera que l'altération ne dépasse pas le trou stylo-mastoïdien.

Dans cette région, le nerf peut subir la compression par suite de l'engorgement des ganglions ou de tumeurs, de périostoses syphihtiques, de caries ; il peut être blessé, contusionné, etc. Une névrite idiopalhique du nerf facial peut aussi donner lieu à la paralysie plus ou moins complète de l'orbiculaire des paupières, c'est ce qui arrive surtout à la suite des refroidissements causés par l'exposition à un courant d'air froid.

D'après Gubler, les paralysies de la face alternant avec l'hémiplégie sont dues à l'affection du pont de Varole,

Il n est pas rare de rencontrer la paralysie de la septième paire chez les enants, a la suite des convulsions qui surviennent pendant la période de dentition ; la face continue pendant de longues années à se contracter d'une manière irreguliere. Selon Mackenzie, celte affection est quelquefois congénitale. La suppuration de l'oreille interne avec perforation du tympan peut entraîner dans certains cas une paralysie de la septième paire.

Pronoshc. - Le plus souvent il est favorable, surtout si la maladie n'est pas due a une affection cérébrale, ni à une blessure.

^ rmtoeni. - Les indications du traitement dépendent de la précision du diagnostic, au point de vue du siège de l'altération et de sa nature

1. Dans la majorité des cas la cause est rhumatismale; c'est pourquoi dès le début on doit employer des vésicatoires volants au pourtour de l'oreille, des friclions mercurielles, des purgalifs, des bains de vapeur et de Barètes.

2. Lorsque la cause est syphilitique, il y a lieu de prescrire le traitement mercuriel simple ou un traitement mixte.

3. Les injeclions hypodermiques de strychnine pourront être efficacement employées. Voici la formule : 1^

^ Hydrochlorate de strychnine. 30 cenlig. | Eau 30 grammes

Injecter de 2 à 4 gouttes.

4. L'électricité appliquée d'après Duchenne (de Boulogne), au moyen des appareils à induction donnera des résultats favorables. Onimus m'a dit avoir retiré aussi de bons résultats par l'éleclrisation à courants continus.

5. Dans les affections cérébrales il faut agir contre la cause cérébrale.

6. Si la maladie a duré longtemps, et s'il en est résulté un ectropion et un larmoiement, il faut avoir recours à un des procédés opératoires indiqués plus haut (voy. Ectropion), et inciser le point lacrymal pour faciliter l'absorption des larmes.

Bibliographie. — Marshall Hall, Dublin med. Press., vol. XXIV, p. 185. Dublin, 1859. — Davaine, Gaz. méd. de Pari", 3 nov., 1852 et suiv. — Romberg, Nercenkrankheiien, 1853, vol. II, p. 267. — Claude Bernard, Leçons sur la phi/siologie et la patho logie du système nerveux, t. IL p. IT. Paris, 1858. — Graefe, Archiv f. Ophth., 1858, Bd IV, Abth. 2, p. 208. — Wells, Ophth. hosp. Rep., 1860, vol. II, p. 299. — Hut- , chinson, Times and Gaz., 1861, p. 606. — Brown-Séquard, Lance^, 1861, p. 153.

— Duchenne (de Boulogne), De l'éLeclrisation localisée, 3« édit. Paris, 1872.

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