‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 119 sur 121 · XV. L'anévrysme vrai de l'aorte abdominale est rare · texte numérisé non relu

XV. L'anévrysme vrai de l'aorte abdominale est rare

XVI. La mort peut résulter d'une rupture du sac primitif, ouvert dans les cavités péritonéale ou pleurale, de la production d'un anévrysme faux consécutif, ou de l'affaiblissement de l'organisme, sans rupture du sac.

XVII. Le malade obtient souvent du soulagement en se couchant

sur le ventre : dans un cas, tous les signes de la tumeur disparaissaient par le décubitus sur le côté gauche.

XYIII. L'hémorrhagie Tatale peut se produire, subitement, par l'ouverture d'un anévrysme diffus dans une cavité séreuse.

XIX. La diffusion de l'anévrysme est souvent indiquée par l'altéra* lion remarquable qui s'opère dans l'état général du malade, et par les modifications des signes physiques offerts par le sac ou par le cœur.

XX. Il peut se développer une sensibilité considérable de l'abdomen, sans inflammation du péritoine.

XXI. L'épanchement de sang s'accompagne quelquefois d'une douleur locale.

XXII. Les accumulations sanguines, de nouvelle formation, donnent lieu quelquefois à un bruit de souiDe doux; dans quelques cas, cependant, elles se présentent sous forme de masses non pulsatiles, ou bien elles reçoivent une impulsion communiquée par les artères contiguës ou sous-jacentes.

XXIII. En général, la force du choc cardiaque et celle des battements du sac primitif diminuent lorsque l'anévrysme devient diffus; chez un malade, cependant, nous avons vu cet accident succéder i une excitation du cœur et de Tanévrysme.

XXIY. Si la perte de sang a été considérable, l'acte cardiaque s'accompagne, parfois, d'un seul bruit; la tumeur primitive devient moins évidente et le bruit de souffle diminue.

XXV. C'est, probablement alors, le bruit systolique du cœur qui fait défaut.

XXVI. Dans un cas où il se fit un épancheroent de sang consider rable entre les feuillets du mésentère, on observa deux murmures, différant par leur siège, leurs caractères et leur tonalité.

XXVII. Tousles viscères solides de l'abdomen peuvent être déplacés, dans le cours de l'anévrysme abdominal.

XXVIII. Il n'existe aucun rapport obligé entre les douleurs névralgiques violentes, et la destruction des vertèbres ; cette lésion se rencontre parfois sans douleurs paroxystiques ou continues.

XXIX. On observe souvent deux espèces de douleurs : l'une est violente, de forme névralgique et se montrant par accès; l'autre est sourde, profonde et pertérébrante.

XXX. La tumeur formée par un anévrysme non diffus est immobile.

G6a DE L'ANÊVRYSMB de L* aorte ABDOMINALE.

XXXI. Un murmure se développant d'abord dans la partie inKrieure de Tabdonien, est un signe qui doit porter à rejeter Texistence d'un anévrjsme.

XXXII. Les tumeurs abdominales simulant les anévrysmes sont surtout celles d'une consistance demi-liquide.

XXXIII. Lorsque ces tumeurs sont mobiles, on peut faire paraître ou faire cesser, à volonté, les pulsations et même le bruit de souffle.

XXXIY. L'accroissement des tumeurs anévrysmalesse fait en général de haut en bas; les tumeurs solides se développent, le plus souvent, de bas en haut.

XXXV. Les pulsations qui se montrent, d'abord, dans la région inférieure de l'abdomen sont plut6t des pulsations communiquées que des pulsations dues ii la tumeur elle-même.

XXXVI. Il est trois circonstances importantes qui appartiennent aux tumeurs solides de l'abdomen, et que nous n'avons jamais observées d«nns l'anévrysme; ce sont :

l"" Le développement d'une circulation veineuse collatérale, indi* que par l'augmentation de volume des veines épigastriques; 2*^ L'ascite; 3*" Les bruits et la sensation de frottement, au niveau delà tumeur.

XXXVII. Dans Tinsuflisance aortique, l'exagération passagère des pulsations de l'aorte abdominale, résultat probable d'une irritation sympathique, a pu Taire admettre, à tort, Texislence d'un anévrysroe abdominal.

XXXVIII. Une tumeur liquide, telle qu'un abcès hépatique, peut être agitée de pulsations ayant un caractère tout à fait diastolique. Dans ce cas, le diagnostic repose sur les circonstances antérieures et sur les symptômes concomitants.

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