‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 13 sur 121 · MALADIES DES VALVULES DU CCBUR · texte numérisé non relu

MALADIES DES VALVULES DU CCBUR

dans le cas où le cœur fonctionne régulièremesty se réduire à miiei

en raison de la simultanéité d'action des deux moitiés de Torgene.

Rien ne prouve que tous les actes ci-dessus énumérés s'accompagnent d'une production de son. Nous n'av ons, par exemple, en aucune façon la certitude qu'il en soit ainsi au moment du relâchement d'u muscle creux ; il y a cependant alors une cause possible de bruit» le choc du sang contre les parois de la cavité dans laquelle il entre. C'est ce qui arrive au moment où l'ondée sanguine pénètre dans un sao anévrysmal.

Lorsque les fonctions du coeur s'accomplissent régulièrement, quelques-uns de ses actes ont une importance telle, dans la production des sons, qu'on doit les considérer comme les principales, sinon comme les seules causes du double bruit cardiaque. Aussi peut-on admettre, en pratique, que le premier bruit correspond à la systole, le deuxième bruit à la diastole des ventricules. Mais chacune de ces deux opérations coïncide avec une tension des valvules; pendant la systole, les valvules tricuspide et mitrale sont closes et tendues; il en est de même des valvules semi-lunaires, pendant la diastole. On n'a pas encore déterminé l'importance relative qu'ont ces deux phénomènes, contraction musculaire et tension des valvules, dans la production de premier bruit* Il est cependant avéré que, la contractilité museolaire du cœur étant compromise, c'est surtout le premier bmit qui s'affaiblit. Les deux causes agissent probablement à la fois , mak inégalement. S'il en est ainsi, la contraction musculaire joue le rôle le plus important pour la production du premier bruit cardiaque, et la tension des valvules remporte, au contraire, pour le deuxième bruit. Quoi qu'il en soit, la première de ces suppositions est fortement corroborée par le fait de l'interruption et même de la disparition complète du premier bruit, dans le cours de certains typhus, avec affaiblissement ou ramollissement du tissu des ventricules.

Lorsqu'on voit le cœur continuer à agir, sans qu'il y ait de premier bruit, on pourrait être tenté d'admettre que la tension des valvules ne prend aucune part à la production de ce bruit. Mais il ne faut pas oublier que, dans des cas semblables, les valvules auriculoventriculaires ne s'abaissent plus avec la même force que si le cœur avait conservé toute sa contractilité; le jeu des valvules se fait, pour uiusi dire, silencieusement.

Trois actes principaux correspondent, dans le rapport de cause i

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au phenomenes acoasiiqiies qui accompagnent raccomplissedet feaclions du cœur : la conlraction des muscles, Tocclusion ém TalnileSy le passage do sang d'une cavité dans une antre. Ces ipéfilioM concourent a la production du premier bruit et constituent las phénomèBes ifUrimèques de l'action du cœur. On peut donner au émièiiM Imût le nom de phénomène extrinsifue : il est placé ms la dépendance des valvules semi-lunaires et du moufemeni du nag, après qu'il a franchi les limites du cœur.

n est évident que ces trois premiers actes, phénomènes ifUrimèquit h cœur, s'accomplissent avec une netteté et une force proportionidles è l'énergie de la contractilité de l'organe. Toutes choses égales 4'aiUeiirB, le bruit produit par les contractions du cœur, par l'occlu- MB des valvules auriculo-veniriculoires, et par le cours do sang, ai lail esl que cette dernière cause puisse contribuer à lui donner ■Mwance, sera donc fort on faible, suivant la force plus ou moins franda du eoaur.

D'après cela, on doit s'attendre à rencontrer une influence moindre éiB coodîtioos vitales du cœur sur le deuxième bruit, phénomène Mrùuifme, Il est bien entendu que nous laissons de côté les cas où t aflèction organique des valvules semi-lunaires. L'expérience que les modifications du deuxième bruit sont rares, comparativement à celles du premier ; et l'on ne doit pas s'en étonner en le faiMa degré d'organisation et la structure simple des , comparée à celle de Tappareil musculaire cardiaque. Le ccear peat être considéré, an point de vue anatomique et phyâelagiqaa, comme étant aux artères ce qu'est un animal à sang rooge à un animal à sang blanc. Pathologiquement, il est sujet à un Donbro d'affections fonctionnelles : l'inflammation sous tontes > formes el avec toutes ses conséquences (excepté peut-être la gane), rhvpertropUe, l'atrophie, des altérations organiqoes innorokablea. Las artères, au contraire, ont à accomplir une fonction moins aciîfa; leon sympathies sont indiquées plus légèrement, et leurs aaladian soirt plus souvent caractérisées par un travail de déposition m de transforaiation que par un processus inflammatoire ; elles semblent tenir sous leur dépendance les phénomènes extrinsèques: i-ci, par conséquent, et le second bruit qui les représente, sont > altérés comparativement au premier ordre de phénomènes, comprend le bruit systolique et le choc cardiaque.

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