DO TRADUCTEUR
Le rang qu'occupe dans la nosologie cardiaque le Traité des maladies du cceur et de Paorte de Stokes, nous dispense d'insister sur l'importance de cet ouvrage. Les éloges imprimés en léte d'un livre ont toujours quelque chose de suspect; ici, ils n'ajouteraient rien i la renommée acquise par l'auteur dans notre pays, où son nom fait justement autorité.
Le traducteur est heureux, d'ailleurs, d'abriter son propre travail derrière cette renommée ; les livres de médecine, en effet, se multiplient dans une telle proportion, que toute publi*» cation nouvelle qui^ne répond pas à un besoin réel et n'est pas appelée à combler une lacune, est inévitablement condamnée à aller grossir la liste déjà trop longue, des livres inutiles, dont la suppression complète serait peut-être un grand bien pour l'étude de notre art. La littérature médicale étrangère n'est pas i l'abri de ce reproche. Il est donc nécessaire d'apporter une grande circonspection dans le choix des emprunts à lui faire» sous peine de s'exposera reproduire des ouvrages d'une valeur douteuse, ou même des compilations plus ou moins heureuses de nos propres travaux. Sans la double condition de l'original lité et de l'utilité, toute publication nouvelle est une œuvre sté« rile, non-seulement pour la science, mais encore pour celui qui Tentreprend. Sous ce rapport, l'ouvrage de Stokes n'a pas à craindre le jugement de la critique, et notre tâche peut se bor* ner, en exposant le but que s'est proposé le savant professeur de rUniversité de Dublin et les moyens qu'il a employés pour l'at* teindre, à laisser parler son livre.
Chaque jour on s'élève, avec raison, contre l'habitude trop générale de séparer la science proprement dite de la pratique