‹ Traité des maladies du cœurChapitre 113 sur 418 · TERMINAISON DES ACCÈS D'ANGINE DE POITRINE · texte numérisé non relu

TERMINAISON DES ACCÈS D'ANGINE DE POITRINE

avec raideur et sensation de mort dans les quatre extrémités, refroidissement et cyanose de la périphérie, rétraction et petitesse du pouls, anesthésie de la peau des membres, sensation douloureuse mais non angoissante dans le cœur qui reste intact, et ne se trouve compromis ni avant ni pendant cet immense spasme artériel; ce n'est donc pas une véritable angine; elle ne ressemble en rien à l'angine coronaire.

Durée de chaque accès; terminaison et fréquence des

accès. — Chaque accès dure quelques minutes au moins; à la fm on voit survenir des hoquets, des nausées et même des vomissements, et souvent des éructations de gaz, dont l'élimination marque la fin de l'accès. Mais souvent un accès plus intense survient, et la mort s'en suit, brusque, inattendue, le malade ayant eu à peine le temps d'accuser la douleur et l'oppression ; la fatale terminaison peut n'arriver qu'après quelques heures de violente angoisse avec tous les signes de la déchéance du cœur, refroidissement des extrémités, disparition du pouls, râles dans la poitrine. Dès que le danger est conjuré, le retour des accès n'a rien de régulier; même dans les angines vraies il peut y avoir des semaines et des mois de répit, jusqu'à ce que tout à coup un accès ultime se manifeste, ou que la maladie tourne à l'asthme cardiaque.

mortalité. — Guérison. — Sur 100 malades, Copland compte la moitié des cas mortels; Forbes 49 sur 64-, Huchard 9 sur 10 et seulement 3 à 4 sur 10 chez les malades traités par les iodures. Dans ces cas la sclérose a souvent son siège principal à l'origine de l'artère coronaire gauche dans l'aorte ascendante, d'où il peut résulter un rétrécissement, tel que l'artère n'admet plus une soie de porc. D'autres fois, et ceci est la règle, l'épaississement scléreux et calcaire n'atteint que quelques rameaux, principalement le rameau

'J'VI'K COliONAinii ANGIMiUX.

descendant de l'artère coronaire gauche qui parcourt la paroi anteneure du cœur. Dans ces conditions la circulation peut être enrayée par une thrombose, ou bien, s'il n'v a que des thromboses pariétales, par une obstruction emboliquJ des artenoles situées plus bas, l'embolie s'étant détachée du caillot. Si par ce processus violent une grande partie des parois du ventricule gauche se trouve privée de san-- il devra en résulter un arrêt momentané ou définitif du cœur comme cela alieu dans nos expériences (voir chapitre xxiii (b) Des observations de thrombose ou d'embolie finale ont été publiées en grand nombre par Stevenson, Laveran, Hammcr, lautain, Dehio, Samuelson, surtout par ffuber qui a parfailement décrit les lésions du cœur consécutives à l'artériosclérose coronaire, et par Le^Jden, dont les études sur 1 angor pectoris compliqué ou non d'asthme cardiaque sont des plus remarquables.

^- «eméiolo^ie iiliysique de I

angine.

C'est à l'occasion de la sclérose coronaire que Hosenbach a étudié la série des signes d'auscultation appartenant à 1 angine coronaire; je les résume : Vie deua;ième ion conique (rarement le premier) davient remarquablement fort et claquant, parfois métallique, et ce signe contraste avec la faiblesse et la petitesse du pouls; ce qui prouve qu'il ne s'agit pas d'un excès de pression dans la circulation, c'esta-dire d'une tension plus forte des valvules semi-lunairesc'est seulement l'effet d'altérations locales qui augmentent les conditions acoustiques de la perception de ce ton en raison de la rigidité des parois aortiques; 2" ordinairement on perçoit aussi un souffle syslolique aspiratif circonscrit à l'orifice aortiquc, dû également aux rugosités de l'aorte et

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