‹ Traité des maladies du cœurChapitre 114 sur 418 · SIGNES PHYSIQUES DE L'ANGINE DE POITRINE · texte numérisé non relu

SIGNES PHYSIQUES DE L'ANGINE DE POITRINE

constituant un signe indirect de la sclérose coronaire; .> un troisième phénomène acoustique est un souffle diasloliqxie, court, humé, très faible, qui contrairement aux souffles diastoliques de l'insuffisance aortique n'est perceptible qu'à Vonfi.ce aortique, sans se propager à la base de l'aorte, et qui coïncide quelquefois avec un ton métallique diastolique et semble en être l'écho. Ce souffle, qui d'ailleurs ne s'accompagne ni dliypertrophie du ventricule gauche, ni dupiilsus celer, comme dans l'insuffisance réelle des valvules aortiques, semble dépendre d'une insuffisance relative de ces valvules, lesquelles quoique intactes ne ferment pas l'orifice à cause de la rigidité et de la dilatation des parois aortiques sclérosées. Ces signes, bien exposés par Rosenbach il y a deux ans {Real Encyclop., t. IX, 1887), ont été depuis parfaitement étudiés par Huchard qui ne connaissait certainement pas ce travail ; Bucquoy a adopté surtout l'existence du bruit diastolique {Soc. thérap,, sept. 1887). Au cours de la discussion on a fait cette remarque que l'angine même coronaire de poitrine peut exister sans le moindre signe de cardiopathie, et ce fait pour moi n'est pas douteux ni rare; dans ces cas elle est difficile mais non impossible à distinguer de la fausse angine, ou angine nerveuse, si ce n'est par les phénomènes vagues de l'hystérie ou de la névrasthénie qui viennent s'y joindre, ou en troubler ou bien au contraire en caractériser la marche (voir chapitre xxxvi. Des cardialgies).

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