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CENTRES ET NERFS EXTRACARDIAQUES. 4G

pressions sont intéressants à observer. Ludwig, Einbrodt ctThanhofer ont remarqué que le poumon est très distendu par l'air, comme à la suite d'inspirations forcées ou sous l'influence d'une haute pression (50 mill.), et si les nerfs vagues sont intacts, il se produit un ralentissement du pouls; c'est la pression qui agit comme excitant du vague; l'effet manque, si les deux vagues sont détruits. Si au contraire la pression est faible (30 mill. de mercure), c'est l'inverse qui a lieu.

Effets des excitations dusympatJiique. —Lorsqu'on étudie l'excitation du bout central du sympathique cervical, on retrouve les mêmes contradictions que lors de l'excitation du bout périphérique; ainsi, un ralentissement du cœur, les vagues étant intacts (Bernstein); rien, selon la plupart des observateurs.

7. — Des nerfs dépresscurs. — Des nerfs splancknîqnes ; leur influence sur le cœur.

On sait que le nerf de Ludwig et Cyon qui se détache du nerf vague a la propriété de diminuer la pression du sang. Si on coupe ce nerf appelé dépresseur, on observe une diminution considérable du nombre des battements. En excitant le bout central de ce même nerf on obtient exactement le même effet; et les sections bilatérales des nerfs vagues n'y changent rien. Tous ces phénomènes s'expliquent par des irritations réflexes transmises des nerfs dépresseurs à la moelle, et de là aux nerfs vagues.

Des nerfs splanchniques. — Le splanchnique (intestinal ou abdominal) transmet aussi, comme le dépresseur, des excitations des organes centraux au nerf vague; qu'on excite le bout périphérique ou le bout central de ce nerf splanchnique,

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Il en résulte un ralenlissement du cœur. L'excitation des branches périphériques du nerf splanchnique (chez le chien) avant la section des nerfs vagues détermine ce ralenlissement à un haut degré ; après la section des vagues, le ralentissement manque (Ludwig et Asp). Qu'on excite les branches du bout central du nerf splanchnique, on trouve encore une diminution des battements, mais avec une forte pression. — On peut procéder autrement pour exciter les splanchniques, c'est en lésant l'estomac ou les intestins comme l'ont fait Heineman et Golz sur la grenouille, le cœur s'arrête. Par cette même irritation mécanique de l'estomac, on observe, ainsi que l'ont prouvé Meyer et Pribram, un ralentissement du pouls avec haute pression, comme lors de l'excitation du bout central.

§ 8. ~ Effets des gaz et de la pression sur les centres et IVerfs extracardiaqaes

L'excès de CO^ dans le sang, et le défaut d'O font tomber le pouls; mais ce phénomène cesse à la suite de la section des deux vagues, et le cœur s'accélère. En supprimant la respiration, on voit toutefois le pouls devenir plus rare. Le même phénomène s'observe lors de l'augmentation de pression, tant que les nerfs vagues sont intacts; si on les coupe pendant cette haute pression, le pouls ne se ralentit plus. Ces remarques appartiennent à Traube, qui attribue à l'excès de CO^ toutes les influences de la respiration sur le nombre des pulsations.

Pressions. — Les effets de la pression du sang sur le pouls sont très évidents; la pression chez le chien et le lapin détermine toujours un certain degré d'excitation qui atteint constamment les nerfs vagues, ce qui détermine une vérilable

CENTRES EXTRACARDIAQDES.

régulalion du pouls; voilà ce que dit Bernstein. — D'après Tschirje on voit, au contraire, après la section d'un nerf extracardiaque quelconque, la pression fortement influencée; le pouls, dans la plupart des cas, se ralentit quand la pression monte, et s'accélère par une dépression.

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