ANATOMIE PATHOLOGIQUE DES ANÉVRYSMES
temps aux organes voisins et que, parmi ceux-ci, on doit sionaler en premier lieu les troncs nerveux gros ou petits et les corpuscules de Pacini qui se trouvent si souvent au voisinage des artères ; d'où les douleurs, etc.
Les anévrysmes par rupture sont les seuls qui atteignent un gros volume. La déchirure de la tunique interne joue un rôle essentiel dans leur formation. Les deux formes secondaires sont l'anévrysme disséquant si les tuniques sont séparées les unes des autres, et l'anévrysme sacciforme.
Tous les grands anévrysmes de l'aorte thoracique sont dus à une déchirure plus ou moins considérable de la paroi vasculaire. Presque toujours l'anévrysme par rupture provient d'un anévrysme par dilatation préexistante, mais ce dernier peut être très peu prononcé et même manquer complètement. Au voisinage delà déchirure, il existe des phénomènes d'artério-sclérose diffuse.
Dans la paroi de ces anévrysmes on trouve une péri-artérie
fibreuse prononcée.
Ils peuvent entraîner l'apparition d'anévrysmes secondaires, provenant de tiraillements, de changements de direction de l'aorte descendante, et ces anévrysmes provoquent à leur tour des épaississements calleux de l'enveloppe du vaisseau.
L'anévrysme commence par avoir une ouverture d'entrée en forme de col, mais peu à peu elle s'élargit, et il semble souvent alors que l'on se trouve en présence d'un anévrysme par dilatation.
Tandis que les anévrysmes par dilatation contiennent rarerementdes caillots, ceux-ci sont au contraire très fréquenl.' dans l'anévrysme par rupture.
Ils forment alors plusieurs couches dont les plus anciennes, situées sur la paroi de l'anévrysme et adhérentes avec elles paraissent sèches, fines, blanc gris, jaunâtre, pendant que
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les couches les plus centrales ont la couleur du sang. On admet que, lors de la guérison, le tlirombus forme une sorte d'échafaudage dans lequel de nombreux capillaires peuvent pénétrer, et qu'alors la néoformation conjonctive apparaît en beaucoup de points; l'allongement de la paroi gêne en détruisant les rapports.
L'adventice est toujours épaisse, calleuse et les nerfs se trouvent souvent incarcérés dans du tissu cicatriciel. La déchirure de cette tunique externe n'est pas forcément suivie d'hémorragie par suite de la présence des callosités périarlériques. Cependant l'adhérence avec un organe creux est souvent suivie de l'ouverture dans ce dernier.
Thoma attribue une influence néfaste aux thrombus qui se développent sur les anévrysmes par rupture. La thrombose n'amènerait pas la guérison, ni la disparition de l'anévrysme; elle serait plutôt une suite de l'allongement et de la déchirure progressive de la paroi.
Quand le sac s'enflamme, du pus apparaît entre les lames fibrineuses et autour de lui. La rupture est alors fréquente.
L'anévrysme est fréquemment localisé à l'extrémité inférieure de l'aorte thoracique descendante, et pour l'aorte abdominale au lieu d'origine des artères cœliaque et mésentérique supérieure.
Dans 92 cas de Malmsten, 9 fois plusieurs endroits de l'aorte étaient malades. Dans les 83 autres cas, l'affection s'était produite 57 fois sur la crosse de l'aorte, 7 fois l'aorte thoracique descendante, 4 fois l'aorte abdominale et 5 fois la crosse et l'aorte descendante.
Le cceur reste parfois entièrement intact; il n'y a que les valvules aortiques qui participent souvent, surtout chez les vieillards et les alcooliques, au processus morbide. Ces valvules sont elles-mêmes souvent altérées, parsemées de plaques calcaires au point de devenir insuffisantes; il y a