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ANATOMIE PATHOLOGIQUE DES ANÉYRISMES

névrisme de l'aorte, dans un tiers ou un quart des cas, ainsi quejel'aiprouvé,secomplique de tuberculoselenle, mortelle;

la question est de savoir si les bacilles ont précédé ou suivi la formation de l'anévrisme; il est singulier queMalmsten n'en parle pas. Il est étrange aussi qu'il n'ait nommé que 5 fois l'alcoolisme et 5 fois la goutte. Dans toutes ces conditions, c'est la membrane élastique qui est d'abord sacrifiée et se trouve remplacée par la tunique élastique. En effet, comme le prouve l'étude anatomique, dans l'anévrisme vrai (de Thoma) la médiane est en partie détruite, et la membrane interne remplacée par du tissu conjonctif plus ou moins dégénéré.

§ 2. — Anaiomie pathologique.

Anatomiquemenl et cliniquemenlles anévrismes de l'aorte doivent être divisés en deux grandes classes (Thoma) : les anévrismes par dilatation, les anévrismes par rupture ^

Les premiers résultent de la dilatation des trois tuniques, dont l'interne et l'externe, quand l'anévrisme a duré longtemps, paraissent épaissies par du tissu conjonctif, pendantque, en général, la médiane est amincie et même quelque fois disparue en quelques places. Les anévrismes par dilatation se produisent surtout au niveau des dilatations physiologiques que l'on trouve dans la première partie de l'aorte, bulbe, sinus de Valsalva qui finit avant les gros vaisseaux, etc. Dans ces cas il peut arriver que l'on trouve une série de fuseaux dilatés; au niveau de chacun d'eux la tunique interne est épaissie et Thoma considère cet épaississement comme en partie compensateur de l'anévrisme ; la calcification, la dégénéralion athéromateuse sont communes.

i. La partie anatomique et sémciologiquo de ce chapitre est faite en collaboration avec le docteur Paul Chéron.

(!08 TYPE ANÉVIUSMAL.

L'anévrisme vrai fusiforme esl parfois solitaire; il est souvent diiïus s'élendaiit plus ou moins loin sur la crosse. Enfin l'anévrisme revêt encore la forme d'un sac (sacciforme). 11 ne comprend alors en général que le sixième ou le tiers delà circonférence de l'aorte et se produit comme une dilatation très peu profonde de la cavité, au fond de laquelle la tunique interne montre un épaississement évident, pendant qu'en même temps la moyenne est notablement amincie. Du resle ces anôvrismes restent toujours petits tant qu'il n'y a pas de déchirure.

Une forme spéciale est celle dans laquelle le commencement de l'aorte descendante est agrandi exclusivement ou principalement en arrière contre, la colonne vertébrale, de façon que l'endroit le plus dilaté correspond exactement à la première paire des artères intercostales. Cet anévrisme dit par Thoma skénoïde (en forme de tente) est en général peu profond et peut s'étendre sur une grande étendue de l'aorte descendante, chaque paire d'artères agissant à son niveau. Il coïncide avec l'anévrisme sacciforme de la crosse.

Les altérations histologiques dans les anévrismes vrais sont l'épaississement de la tunique interne qui présente souvent dans les grands anévrismes de la dégénération hyaline, de la calcification et de l'athéromasie ; la tunique, moyenne est très amincie suivant l'allongement de la paroi vasculaire, et souvent elle manque par place, comme nous l'avons dit. Lamésartérie fibreuse se rencontre dans les grands anévrismes, et la prolifération conjonctive paraît sur certains points interrompre la médiane.

L'artério-sclérose se rencontre non seulement dans l'anévrisme vrai mais à son pourtour et dans les grands segments du système aorlique.

La péri-arlérie fibreuse est aussi très fréquente. Thoma insiste sur ce point que cette péri-artérie s'étend avec le

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