LÉSIONS SPÉCIFIQUES DU CŒUR
se filil surtout par voisinage (cancer du mcdiastin, du poumon), exceptionnellement par mélaslase provenant d'un organe éloigné; les cancers primitifs sont douteux, c'est à peine s'il en existe 3 exemples.
Lésions du cœur. — Le cœur présente fréquemment une hypertrophie partielle, plus rarement une dilatation d'une ou de plusieurs cavités. La maladie est bien plus fréquente dans le cœur droit, c'est la substance musculaire qui est le plus souvent envahie, l'endocarde plus rarement; le cancer est généralement infiltré plutôt que circonscrit, et il détruit les fibres musculaires, les atrophie très rarement.
Symptômes. — Les symptômes sont communs à toutes les maladies du cœur. Si le malade est indemne de syphilis, de rhumatismes, d'alcoolisme, et s'il existe ailleurs des masses cancéreuses on est en droit de soupçonner la vérité, d'autant plus que les valvules restent ordinairement intactes (Lancereaux).
La mort subite n'est pas rare par hémopéricarde aigu, peutêtre par embolie cancéreuse de l'artère pulmonaire (??)
IL syphiioincs. — D'après Yirchow la syphilis frappe souvent le cœur, Lancereaux en a recueilli 9 observations et ses conclusions sont conformes à celles de Yirchow. Le diagnostic reste malgré tout absolument incertain, même après la mort. Il en est de même pour les artérites syphilitiques (voir chapitre xxi). Voir aussi une récente leçon de Mauriac (Sm. méd., 89).
III. uydaiides. — En 187^2, unc bonne thèse sur ce sujet a été publié par un de mes élèves, de Welling, qui réunit 30 cas; en 1887 Bobowicz y ajouta 6 cas nouveaux; voici l'histoire résumée de ces 3,6 observations. On sait que l'hydalide est la vésicule qui renferme l'embryon hexacanthe (à cause de ses six crochets) du tœnia échinococcus, qui vit ^ans l'intestin du chien et forme quelques centaines d'œufs.
IIYDATIDES. O'^y
lesquels peuvent envahir le tube digestif de l'homme, du bœuf, du porc, etc. On suppose que l'embryon gagne de l'intestin le cœur, par migration de proche en proche (non par le sang), exceptionnellement en passant par le foie. Sur 36 cas, plus de la moitié coïncidèrent avec des hydatides d'autres organes. Les vésicules sont rarement plus de deux ou trois, de volume variable, et elles siègent indifféremment dans les oreillettes, les ventricules, la cloison interventriculaire, mais presque toujours à droite dans le tissu musculaire, où le kyste fait sailHe, étant, selon son siège, recouvert par l'endocarde ou le péricarde. On trouve parfois des kystes pédiculés en plus ou moins grand nombre ;on en trouve de libres (Henderson, Cornil et Evans, Budd). Parfois le kyste devient fibreux ou ostéofibreux, ou sa cavité se remplit de matièrecrétacée,cesontdesmodesdeguérison (Meckel, 1818, James Goodhart). Mais il y a souvent des lésions secondaires mortelles, des embolies pulmonaires fémorales, rénales, coronaires; il existe dans la science un exemple de chacune de ces terminaisons.
Symptômes. — Au milieu des signes d'hydalides du poumon ou du foie, on note parfois un incident des plus graves et des plus caractéristiques, c'est une dyspnée k paroxysmes violents, déterminés par les moindres mouvements; dans les 3 observations de Bobowicz, ce signe était manifeste; dans les hydatides fixes on n'en parle pas ; dans les premières il s'agit d'hydatides mobiles. Ces dyspnées qui n'ont d'ailleurs rien de commun avec Vangor pectoris, mènent rapidement à la mort; dans tous les autres cas la mort arrive par rupture des kystes.