MYOCARDIES LATENTES DÉGÉNÉRESCENCE CALCAIRE DU CŒUR RUPTURE DU CŒUR
(Étude communiquée parmon ami Albert Robin).
A côté des myocardies qui se traduisent par des expressions symplomatiques plus ou moins précises, mais susceptibles cependant d'être cliniquement déterminées, il en est d'autres dont l'évolution est à la fois si lente et si discrète qu'aucune symptomatologie ne les révèle et que les individus qui en sont atteints paraissent jouir d'une parfaite santé. Mais un jour, sans qu'aucun accident préalable ait donné l'éveil, ou après des accidents de courte durée qui rappellent l'angine de poitrine, ces individus meurent subitement, et l'on trouve à l'autopsie le cœur rompu et le péricarde plein de sang.
D'autrefois, cette lente myocardie interstitielle semble s'immobiliser, pour ainsi dire, dans ses îlots primitifs : tout au moins, sa tendance extensive est réduite à son minimum. Peu à peu ces îlots s'encroûtent de sels calcaires et la lésion