TRAVAIL
Pour apprécier le rapport du travail du cœur avec sa nutrition, il est impossible de se fier aux données de la physiologie telles qu'elles ont été édictées jusqu'ici, car elles exagéraient manifestement le travail du cœur. Le calcul de ce travail doit reposer sur la connaissance de la quantité de sang que le cœur réclame, sur la résistance que le cœur doit surmonter pourarriveràfaire pénétrer le sang dans l'aorte et dans l'artère pulmonaire. Le troisième facteur c'est la vitesse du courant, mais qui ne représente qu'un faible intérêt, parce que le travail pour produire cette vitesse est si peu de chose que sa valeur touche à l'erreur. Nous arrivons ainsi à connaître mais non sans difficulté, la tension dans l'intérieur des deux grosses artères, ainsi que le volume de la pulsation du cœur.
I. Volume pulsatile ou débit du cœur. Pour ce qui est du volume pulsatile du cœur, Volkman avait cherché à l'apprécier sur le cœur du cadavre ; la capacité de ce cœur flasque (sans rigidité cadavérique) est essentiellement variable; il n'est pas même nécessaire ni sûr que le cœur se remplisse par chaque diastole autant qu'il en est capable ; d'une autre part, l'élasticité de l'organe, son extensibilité dans l'état de mort, peuvent complètement différer de ce qu'elles sont pendant la vie. La capacité du ventricule mort ne peut donc pas fournir de données sur le volume de la pulsation cardiaque. Les expériences de Stolnikow sur le cœur vidé de son sang, passant, après avoir été mesuré, dans une grosse veine et dans le ventricule droit, ne prouvent pas plus que les expériences de Volkman.
Une nouvelle méthode a surgi pour permettre de calculer le