I. Groupe des iodures. Vasodilatateurs et cardiaques
Les iodures, que ce soient les iodures alcalins (de potasse ou de soude), ou bien alcalino-terreux (de strontium ou calcium) ont tous, (sauf le premier, l'iodure de potassium, qui commence en raison de la potasse par produire une constriction passagère des vaisseaux), une double propriété, que j'ai étudiée et constatée il y a trois ans et dans ces derniers temps avec Lapicque mon aide de laboratoire : ils sont tous des vasodilatateurs puissants et durables ; ils ont en outre une action systolique énergique, sur le cœur avec relèvement de la pression. Ce sont des régulateurs indiscutables de la circulation, en premier lieu par les vaisseaux qu'ils dilatent, de sorte qu'ils favorisent ainsi la circulation, en ouvrant les tuyaux d'écoulement. D'une autre part, ce sont des systoliques puissants qui contribuent à relever la pression, que la vasodilatation tend à faire fléchir; j'ajouterai un troisième caractère, c'est son action respiratoire.
Vasomoteurs divers. A côté des iodures, nous ferons paraître des vasodilatateurs énergiques, avec des propriétés distinctes.
Art. 1. Le chloral qui paralyse les centres vasomoteurs et nuit profondément à la circulation.
Art. 2. Le nitrite d'amyle, qui est également un vasodilatateur paralysant, et qui n'agit pas plus favorablement sur le cœur que le chloral.
Vasoconstricteurs. Voici des vasoconstricteurs mais qui n'opèrent pas d'une manière régulière ni constante.