‹ Traité des maladies du cœurChapitre 264 sur 418 · DES MÉDICAMENTS CARDIAQUES CLASSIFICATION PHYSIOLOGIQUE ET PRATIQUE · texte numérisé non relu

DES MÉDICAMENTS CARDIAQUES CLASSIFICATION PHYSIOLOGIQUE ET PRATIQUE

Art. I. — Des médicaments régulateurs.

On peut concevoir une classification des médicaments cardiaques, d'après leur action intime sur le cœur, sur les vaisseaux et leurs éléments constituants ; mais le temps n'est pas venu de l'affirmer ; c'est le classement de l'avenir. Une autre conception vise la physiologie normale et thérapeutique, consolidée par l'expérimentation, contrôlée par l'observation de l'homme sain, mise à l'épreuve chez l'homme malade, et signée là définitivement par les effets curatifs des symptômes, des lésions, peut être même de la maladie cardiaque.

J'appellerai la classification celle des régulateurs, parce que les vraies maladies qui bien longtemps et bien souvent restent muettes, tolérées et tolérables peuvent tout à coup ou sans motif sérieux sortirde l'état de compensation et d'accommodation à l'organisme; c'est à cette perturbation qui seule constitue le danger du malade et seule doit exercer la sagacité du médecin, que s'adresse la classification des régulateurs.

Toutes les autres dénominations, toutes les autres dichoto-

GIÎAP, IV.

— DES MICDICAMENTS CARDIAQUES

mies sont d'autant plus sujettes à cautions, qu'elles reposent sur des hypothèses, ou sur des hérésies physiologiques ; telle sera l'histoire des toniques, la visée des tenseurs et hypotenseurs artériels, qui à l'heure actuelle sont en opposition avec les données de l'expérimentation, et môme de l'expérience.

Je divise les régulateurs en trois groupes:

Les iodures, les digitaliques, la caféine

Ils nous serviront de type vasculocardiaque : de type cardiaque de type diurétique.

Tous trois arrivent à régulariser, mais par des procédés différents.

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