‹ Traité des maladies du cœurChapitre 270 sur 418 · III. Dérivatifs · texte numérisé non relu

III. Dérivatifs

IV Balnéatoires — Sudorifiques.

E. Outre les médicaments auxiliaires ou accessoires, il existe aussi des poisons cardiaques indirects et des poisons cardiaques secondaires.

A côté des médicaments vrais, directs du cœur, il faut signaler les médicaments cardiaques secondaires ou par contre coup, qui n'agissentsur le cœur qu'après avoir passé par toute l'économie, qu'après y avoir produit des troublesplus oumoins profonds, n'oublions pas, que même pour certains régulateurs systoliques et vasoconstricteurs parfaitement avérés, comme l'ergotine et la strychnine il faut les subir comme de véritables tétanisants avant de songer à leur action bienfaisante.

F. N'oublions pas certains poisons fallacieux du cœur ou pseudo-cardiaques ; un exemple saisissant se rapporte au bromure de potassium, qu'on substitue souvent à l'iodure de la même famille, par suite d'une méprise physiologique des plus regrettables. Considérés dansleur action dominante, les bromures sont des sédatifs de tout le système cérébro-spinal; en fait, ils font contracter aussi les vaisseaux artériels, ce sont donc des vasoconstricteurs, et à ce titre ils nous invitent à les utiliser comme des cardiaques. Or il arrive ceci : d'abord à force de calmer ils finissent par déprimer les forces générales et génitales, et surtout les forces respiratoires qu'on avait voulu relever. Puisa force de surélever le cœur par les obstacles circulatoires créés, ils finissent par surmener, par forcer ce cœur, et personne n'ignore les atteintes graves portées ainsi au cœur et à tout l'organisme ; les bromurés de longue date n'ont plus ni volonté, ni réaction psychique, ni force physique ni énergie cardiaque.

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