ART. III. — CONV.\LLAMARINE
80 Néphrites chroniques. — Le strophantus est contraire
(Frankel). ,.,
9» Jhjspnée. — Le strophantus n'est antidyspneïque que s U y a hydropisie (Fiihrbringer). Bucquoy le déclare doué de propriétés respiratoires. Lépine dit le contraire .
10° Asthénie et fatigue du cœur ? — Frankel, Bucquoy.
11° Hijdropisie. — C'est un bon diurétique mais très infidèle (Guttmann). Pas de diurèse, d'après Bucquoy, mais une urination soutenue ne dépassant jamais deux litres. (Dujardin-Beaumetz) Lemoine de Lille nie la diurèse et craint la néphrite, ou la congestion rénale.
12° Maladie de Basedow. — Le strophantus peut être utile dans cette affection où la digitale est contr'indiquée .
'Và^ Comparaison avec la digitale. — Pas d'effet cumulatif. Tantôt c'est la digitale, tantôt le strophantus qui réussit le mieux (Eichhorst.)
14» Hypertrophies du cœur. — Action nulle. Snyers affirme dans ce cas une certaine amélioration, bien que le pouls reste irrégulier .
D'après tout ceci, il me paraît difficile de trouver autant de contradictions accumulées et d'effets nuls.
La strophantine peut seule nous fournir des indications sérieuses; du moins on est dégagé des incertitudes et des variations des préparations prescrites.
Art. III. — Convallamarine et convallaria maïalis.
Le muguet, moyen populaire en Russie, contre les hydro- uispisies devint en 1880 l'objet d'un contrôle scientifique entre les mainsde Troitzky et Bojojawlenski, sousla direction de Botkin qui voulut bien me confier le résultat de ses recherches.
Au lieu de l'infusion de fleurs qui fut sans'effet, j'employai d'abord les extraits de tiges et racines (1 à 2 grammes par jour, f'L plus tard la convallamarine, un glycoside (étudié par Hardy et Wurtz) qui sous l'influence des acides se dédouble en glycose et un principe mal défini ; c'est ce glycoside débarrassé de convallarine, principe éminemment toxique et drastique contenu fâcheusement dans l'extrait de la plante, que nous
chimie .