‹ Traité des maladies du cœurChapitre 304 sur 418 · ATROPINE · texte numérisé non relu

ATROPINE

paralysalion graduelle du cœur, et aussi sans doute par celle du cen tre vaso-moteur .Gnauck cr oit que rhyoscyamine se distin gue de l'atropine parce qu'elle dilate les vaisseaux, surtout ceux des viscères abdominaux. Est-celà la cause ;de l'action hypnotique de rhyoscyamine et de son dérivé, Fhyoscine (Edlefsen)? En parlant de la Duboisine, Tiger fait la part du centre vasomoteur qui serait d'abord excité, puis paralysé. Toujours estil que c'est cette action vasculaire, que tous les physiologistes admettent depuis nos recherches, a été utilisée par Brown-Séquard dans certaines maladies de la moelle épinière avec hypérémies vasculaires pour rétrécir les vaisseaux dilatés.

II. Sécrétions diminuées. Un des premiers phénomènes de l'intoxication alropique c'est la diminution des sécrétions qui dépend de la paralysie des appareils nerveux terminaux de sécrétion. Lâ peau devient sèche et chaude, attendu que comme l'a démontré Luchsinger, l'atropine arrête la sécrétion de sueur déjà par les petites doses. Aussi son emploi est-il fréquent contre les transpirations excessives qu'on observe chez les obèses, les rhumatisants et surtout chez les phtisiques, et l'utilité de l'atropine est d'autant plus grande que tous les moyens sont plus douteux. Son action sur la peau se traduit souvent aussi par des éruptions cutanées scarlatiniformes qui l'ont fait considérer par des homéopathes comme préservatif de la scarlatine.

La bouche devient le siège immédiat d'une sensation de sécheresse qui est due à la diminution de la sécrétion salivaire et muqueuse buccale, laquelle diminution d'après Heidenhain dépend d'une paralysie des filets nerveux sécrétoires; l'excitation des nerfs sous-maxillaires ne fait plus sécréter,

La même sécheresse gagne ordinairement Varrière bouche le larynx, le pharynx : l'un devient le siège d'une sorte de démangeaison, l'autre d'une raucité vocale, et le troisième d'une difficulté considérable de la déglutition; les bronches elles mêmes comme le larynx se sèchent; cela s'observe facilement dans les catarrhes bronchiques .

ir. Estomac, pancréas et leurs sécrétions. L'action de l'atropine sur l'estomac est mal déterminée; on ne sait pas si elle augmente la sécrétion du suc gastrique, on croit qu'elle diminue la sensibilité de la muqueuse.

Res-

La sécrétion pancréatique provoquée par la muscarine est

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Effets thérapeutiques de l'atropine. Les indications de 1 atropine se sont singulièrement enrichies depuis les travaux de Basch sur la régulation en général, etdepuis nos recherches sur la respiration. cii^ucb

nés- , ^.f temps immémorial la belladone était utilisée dans le pratiqn traitement de 1 asthme. J'en ai tenté l'emploi dans les dyspnées nèel cardiaques et n'ai que rarement trouvé des résultats • il y a bien plutôt des inconvénients des contre indications dé l'apimsme physiologique, des organes sécréteurs, gutturaux broncho-pulmonaires, intestinaux qui tous subissent une véritable dessication.

Cela est encore plus vrai de la fonction sudorale qui se tarit, tandis que l'excrétion urinaire reste sans changement

Or ces diverses modifications, excepté celle des bronches n ont pas d'mfluence décisive sur la respiration.laquelle s'améhore et s'allège, au point de vue de lapolypnéeet de la dyspnée et ne s'aggrave qu'en raison de difficulté de faire passer l'air respire, par les tuyaux bronchiques couverts d'un exsudât consistant, imperméable.

Ré|>i- ^^^^ états cardiaques où la pression du sang est abaissée

lation. 1 atropine l'élève sûrement, à la condition qu'on l'emploie à

Brady- petites doscs. C'est le contraire par de grandes doses • la nres-

état sion s abaisse, la et paralysie s'empare finalement du cœur

cérébro et du centre vaso-moteur.

diaque. Insuccès Ordinairement complet dans la bradycardiè.

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