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PURGATIFS

Moreau. Mais en injectant des sels laxatifs il trouva les anses intestinales vides, fortement contractées, et la substanceintroduite était répandue sur toute la muqueuse qui ne présentait pas de traces d'inllammation. Si au contraire il faisait absorber des drastiques comme l'huile de croton, les anses intestinales contenaient un liquide sanguinolent et la muqueuse était enflammée. Il en conclut: lo que les laxatifs agissent en produisant une excitation de la péristaltique, qu'ils déterminent une attraction des liquides liée avec une hypersécrétion des éléments glandulaires intestinaux ; 2° que les drastiques à petite dose amènent le même résultat 3° qu'à forte dose ils provoquent la formation d'un exsudât inflammatoire et une hypersécrétion.

Suite de la Physiologie

Il est certain que l'état de dissolution et de résorbabilité des Absorp-

'■ tion

purgatifs exerce une influence décisive sur la production des des purliquides ; avant d'être absorbés ils n'agissent pas, et l'exception ^ tirée de l'huile de croton produisant une irritation réflexe d^ l'intestin avant l'absorption, reste unique (Lewin). Les glycérides, comme l'huile de ricin ont besoin d'être émulsionnéspar le suc intestinal alcalin avant d'agir; les anhydrides résineux, comme le jalap, la gomme gutte n'arrivent à être dissous qu'en présence de la bile. Tous les autres purgatifs agissent, soit après leur simple dissolution, soit après s'être transformés, comme cela a lieu pour le calomel qui devient du sublimé.

Pour favoriser l'action, le malade doit se livrer à un certain Effets exercice ; ce fait connu depuis longtemps a été vérifié par Drani- ^J^nts' zin sur dix individus qui, prenant 25 gram. de sulfate de soude, éprouvèrent ainsi des garde-robes plus nombreuses, plus abondantes, contenant plus d'eau et plus de matières solides.

«• — Douleurs. Les purgatifs drastiques déterminent outre Divers les évacuations, des douleurs qui résultent soit des contractions mènes' persistantes du tube digestif, comme Brieger l'a vu après les laxatifs, soit des contractions péristaltiques provoquées par voie réflexe, par l'excitation des ganglions nerveux. Elles persistent tant que le purgatif n'est pas éliminé ; voilà un premier inconvénient des drastiques et des laxatifs.

b. — Troubles digestifs. Après des purgatifs répétés, comme

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MÉDICATIONS AUXILIAIRES OU ACCESSOIRES

on serait tenté de les employer dans les maladies du cœur, on observe des troubles de l'estomac, de l'amaigrissement, de la faiblesse, et ces phénomènes tiennent certainement à la déperdition des liquides intestinaux qui cessent d'être utilisés pour la digestion intestinale. La graisse corporelle disparaît alors la première. L'appétit se perd par suite du séjour prolongé des aliments incomplètement digérés dans l'intestin.

Il est toutefois à noter que les purgatifs, s'ils sont administrés avec précaution et de loin en loin, sont utiles au point de vue de l'appétit et de la digestion ; les grains de santé si souvent employés le prouvent.

c. — Urination. Récemment Henrichsen a cherché sur luimême l'influence des purgatifs sur la sécrétion urinaire. Tous les purgatifs qu'il a expérimentés (sels, huile de ricin, poudre composée de réglisse, c'est-à-dire sené, réglisse etc.) déterminent, mais surtout les sels, une diminution de la sécrétion urinaire, dans les dix heures qui suivent l'ingestion des sels ; ils paraissent retenir la plus grande partie des liquides intestinaux. Pour ce qui est des parties solides de l'urine, les sels (surtout ceux de Caiisbad^ semblent les augmenter dans les premières cinq à dix heures, indi- Il résulte de ces données que, 1° les purgatifs drastiques doives vent seuls être employés dans le traitement des hydropisies, 2° que tt^e's Iss purgatifs salins, en diminuant les urines, ont un grave incon- *^hydro-^ vénient, 3° qu'en soustrayant l'eau, les drastiques déterminent pisies. en même temps une expulsion des sucs intestinaux, et diminuent ainsi la quantité de liquides qui sont destinés à être absorbés et par conséquent à augmenter la masse liquide du sang, 4° les meilleurs hydragogues sont les préparations de gomme gutte, les résines de jalap ou scammonée ; c'est là la base des pilules de Bontius appelés hydragogues, et de l'eau-de-vie allemande si usitée en pareille circonstance.

Art. I his.— Sels purgatif s .

Sels Tous les sels sont des moyens irritants locaux, d'autant plus siSes qu'ils se diffusent plus facilement, c'est-à-dire qu'ils ont le pouvoir de pénétrer dans les tissus organiques.

ou non

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