CHAPITRE IX (bis
Art. IV. — Révulsifs.
Définition
Antagonisme péripliérique et central.
Effets sur la pression
Dans ces derniers temps la révulsion a été attaquée vivement à l'occasion du traitement de la pleurésie ; dans ces derniers jours on a tenté de la réhabiliter par l'expérimentation, c'est Franck qui a fait cette tentative.
On sait en effet depuis longtemps que l'irritation sensible, des téguments provoquée par divers moyens provoque des réactions locales^ et des réactions générales mal déterminées, qui constituent précisément le fond du débat, il s'agit surtout des réactions sur l'appareil circulatoire.
L'excitation d'un nerf sensible de la peau produit une réaction réflexe, une vaso-dilatation des vaisseaux de la périphérie. En même temps, et cette loi a été formulée dès les premières lignes de notre livre^ la circulation des tissus profonds subit le contre-coup de la dilatation superficielle des vaisseaux; c'est cette circulation amoindrie en faveur de la superficie qui fait le fond de la thérapeutique révulsive dans les maladies viscérales, conjonctives ou inflammatoires. Les frictions, les sinapismes, les pointes de feu, la vésication forment ainsi l'arsenal thérapeutique antagoniste.
Toutes ces excitations provoquent une réaction circulatoire, qui se caractérise par l'élévation souvent considérable de la pression dans les artères. A cette pression le cœur reste étranger ; le cœur au contraire se ralentit ou palpite, deux conditions opposées au débit cardiaque. La preuve, c'est que quand le cœur est énervé (par section des nerfs cardiaques ou par paralysie atropique) les excitants n'en provoquent que mieux l'élévation de la pression artérielle. Celles-ci ne provient que d'une constriction réflexe des artérioles, par suite de la stimulation des centres vaso-moteurs.
L'impression reçue par les centres nerveux a mis en jeu dans