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CHAP. X. — TRAITEMENT DES TROUBLES CARDIAQUES

2° Les intoxications.

3° Les causes nerveuses.

\° Lésions cardiaques. Ce sont celles qui sont le plus discutées ; or je n'hésite pas pour ma part à en reconnaître la suprématie dans les cas suivants :

à) Je place en première ligne parmi ces causes organiques l'obésité surtout chez la femme.

6)En deuxième ligne la cclérose artério-coronaire, qui se voit souvent chez les obèses et finit par la phénoménalité habituelle de l 'angor pectoris ou des dégénérations du myocarde particulièrement chez les vieillards.

c) En troisième ligne les maladies valvulaires où l'on voit coïncider le pouls lent avec des souffles aortiques ou mitraux, des dyspnées, des hydropisies, qui finissent, après des convulsions épileptiques, par la mort des cardiaques.

2° Intoxications. Ici prédomine la bradycardie digitalique déjà décrite, c'est la qu'on retrouve le pouls couplé. Les autres poisons agissent rarement en formant le pouls lent rythmique; on prétend l'avoir noté comme signe de nicotisme ; cela est au moins rare. Ce qui ne l'est pas, c'est le pouls lent des autotoxies, comme dans l'urémie, oii le pouls lent s'accompagne Souvent du syndrome de Cheyne-Stokes.

3° Affections nerveuses. Lésions et troubles fonctionnels du système nerveux. Quand il s'agit de lésions cérébrales, méningées, bulbaires, ou bien encore de compression du nerf vague gauche sur son trajet (Lannois) la bradycardie ne constitue qu'un phénomène accessoire. Si le ralentissement tient à des circonstances passagères, comme les troubles digestifs provenant de l'excitation des nerfs splanchniques , la bradycardie ne présente pas d'intérêt. Mais on parle de la bradycardie d'origine névrosique. Grob, sur les 140 cas qu'il a observés, trouva douze cas de ralentissement nerveux. On en ignore la nature et l'origine, mais des faits de ce genre quoique inexpliqués, paraissent exister, et se rapporter aux nerfs vagues dans leur noyau central ou sur leur trajet, ou sur leurs terminaisons cardiaque. Vaquez (1893) vient de l'affirmer ; mais il parle à peine des lésions du cœur et de leur effet sur les extrémités vagues intra^cardiaques.

RRADYCARDIES

Il semble que le véritable traitement soit l'atropine ; or voici ce que nous apprend l'expérimentation.

Traitement. Bradxjcardie et atropine. On ne sait pas toujours si la cause (Dehio Clb. 42, 1892. Millier, Dorpat) est cardiaque ou extra-cardiaque.L'atropine peut nous tirer d'embarras car elle paralyse, comme on sait, les terminaisons cardiaques des fibres vagues, et fait disparaître toute bradycardie, qui repose sur une excitation soit du centre vague bulbaire, soit des branches cardiaques qui en dérivent, ou bien des éléments nerveux intérieurs, périphériques, et centripètes.

Dans une observation de bradycardie apoplectique, le pouls, k l'aide de l'atropine, monta de 48 à 144; dans trois autres observations où la bradycardie tenait à une altération du cœur, l'atropine resta sans effet sur la série des pulsations cardiaques. , . ,

L'auteur a donc utilisé l'atropine pour, après avoir exclu toutes les influences d'arrêt du cœur, examiner l'excitation ou l'excitabilité du centre des mouvements coordonnés du cœur, quand celle-ci s'annonce par une augmentation du nombre des pulsations.

Il vit ainsi, qu'après l'exclusion de l'action du nerf vague, le cœur jeune exécute plus de contractions, mais que ce pouvoir fonctionnel du cœur se perd dans un âge avancé, et de même dans beaucoup de lésions du cœur.

Et ce sont précisément ces lésions cardiaques qui mènent le plus vite et le plus souvent a une réelle fatigue du cœur, qui déterminent ainsi la plus forte hypertrophie, surtout du ventricule gauche, et par cela même les plus fortes excitations de l'activité des centres moteurs.

La bradycardie cardiaque est celle qui marque au plus haut point les plus légères altérations dans la vieillesse, et dans un certain nombre de cardiopathies d'adultes.

Comme dernière cause de ces anomalies, Dehio soupçonne les troubles nutritifs des centres régulateurs, ou plutôt les lésions locales des branches correspondantes des artères coronaires, lésions qui ne sont souvent qu'une partie de la sclérose générale des artères coronaires. Toutes ces données intéressantes manquent d'une certaine précision.

Mais abstraction faite de l'atropine, il n'existe aucun moyen

Causes :

Cardiaque ou extracardiaque

Preuves

Age

Lésions du cœur

CIIAP. X. — TRAITEMENT DHiS tBOUBLES CARDIAQUES

de relever le nombre des pulsalions cardiaques; tous les excitants généraux (vin, alcool, quinine) tous les moyens systoliques (iodures etc.) viennent échouei- dans cette entreprise, qui no doit pas môme être tentée chez le vieillard, et sera respectée Chez les hommes ou femmes, adolescents ou adultes, car j'ai vu la plupart de ces malades subir tout h coup des attaques épileptiques et succomber infailliblement.

Art. IV. — Palpitations.

^tï " caractérise surtout les palpitations, c'est la sensation

plus ou moins pénible, c'est l'impression produite parl'accélération du cœur (tachycardie), ou par les irrégularités ou intermittences des pulsations du cœur (arythmies). Dans les deux cas, les pulsations, paraissent souvent plus intenses parce qu'elles sont accompagnées d'une sorte de cliquetis métallique et d' un choc plus étendu ou plus facile à percevoir, h cause d'un certain degré de dilatation du cœur. Dans les deux cas le pouls ne correspond pas toujours exactement aux battements du cœur ; il se peut que le malade ait conscience exacte des pulsations qui se produisent aux deux temps du cœur, ou bien dans les artères superficielles, comme celles de l'oreille; mais ce n'est pas le cas habituel ; au moment où le patient annonce ces sensations, le médecin ne constate aucun signe réel, aucun signe objectif.

La douleur proprement dite n'existe pas ; la sensibilité du cœur n'est que relative k certains états morbides que nous allons définir.

condi- Souvent encore les sensations lés plus pénibles n'aptions. partiennent pas au cœur, ce sont des névralgies intercostales, des myosalgies parasternales qui n'ont rien de commun avec les palpitations. Voyons les causes véritables des palpitations. Etioiogie ColTlhie pour les tachycardies et les arythmies, on peut reconnaître aux palpitations trois origines.

I. Cardiaques proprement dites. Ce sont les dilatations qui sont les causes les plus fréquentes des palpitations.

Les enfants au-dessous de 12 ans ont souvent des palpitations, qui s'exagèrent quand ils sont condamnés à. des exercices physiques répétés coitime dans lés lycées ; on les trouve aussi

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